Neuvaine à sainte Bernadette – Sixième jour

Sixième jour de la neuvaine – Sainte Bernadette, célébrité internationale

Bernadette Lourdes 1858
Bernadette Lourdes 1858

Le 24 septembre 1858, Achille Fould, ministre d’Etat, arrive à Lourdes. Les autorités locales en déduisent que la grotte ne constitue pas une menace aux yeux de l’empereur. Le 5 octobre 1858, elles donnent l’ordre de la rouvrir définitivement.

Dans un contexte post-révolutionnaire de vives polémiques sur les questions religieuses et, quelques années après les apparitions mariales de la rue du Bac et de La Salette, celles de Lourdes suscitent un engouement populaire important et croissant. La presse nationale commence à s’y intéresser, durant l’été 1858, notamment avec la publication, par Louis Veuillot, d’un article très remarqué dans L’Univers.

Le préfet de Tarbes, suivant les consignes du ministère des cultes, maintient une interdiction d’accès à la grotte jusqu’en octobre 1858, tandis qu’une commission d’enquête, mise en place par l’évêque de Tarbes, en juillet 1858, se prononce en faveur de ces apparitions en 1862.

L’aménagement de la grotte et la construction d’une basilique sur le rocher qui la surplombe commencent alors.

En l’espace de quelques mois, Bernadette Soubirous, alors âgée de 14 ans, était devenue une célébrité internationale, tandis que la vie dans cette bourgade des Pyrénées commençait à être transformée par l’affluence de pèlerins, de curieux et de journalistes.

PRIÈRE

Pour mettre dans tes pas, mes pas trop hésitants, s’il te plaît, Bernadette, prête-moi tes sabots ! Ils sont pour moi symbole de bon sens, d’esprit d’humilité et de simplicité. Et tu sais bien, hélas, que tout cela me manque.

S’il te plaît Bernadette, prête-moi tes sabots ! Tu allais ramasser le bois qui fait la flamme et réunit les hommes en les réconfortant, pour que je puisse aussi réchauffer ceux qui ont froid et éclairer ceux qui ont besoin d’un sourire.

S’il te plaît Bernadette, prête-moi tes sabots. Peut-être tes sabots seront-ils trop petits pour moi. Ce sera très bien ainsi ! Cela me rappellera que je suis limité, que je ne connais pas tout, que je peux tomber et me relever.

S’il te plaît Bernadette, prête-moi tes sabots. Pour aller vers Marie avec plus de confiance, pour découvrir l’eau vive offerte aux assoiffés, pour accueillir le Pain que Dieu nous donne.

S’il te plaît Bernadette, prête-moi tes sabots, pour monter vers le Père qui m’attend et qui m’aime, pour marcher sur la route avec mes joies et mes peines, pour entrer dans la fête tout au bout du chemin, tout en te demandant de me donner la main, s’il te plaît Bernadette, donne-moi tes sabots ! Amen.

Prières quotidiennes

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

VIE SLAVONNE DE CONSTANTIN – CYRILLE

VIE SLAVONNE DE CONSTANTIN – CYRILLE
apôtre des Slaves

Saint Cyrille, apôtre des Slaves
Saint Cyrille, apôtre des Slaves

Constantin, qui allait prendre le nom de Cyrille, accablé par ses travaux, tomba malade ; et comme sa maladie se prolongeait, il eut un jour une vision de Dieu et il se mit à chanter : « Quand on m’a dit : Nous entrerons dans la maison du Seigneur, mon esprit s’est réjoui et mon cœur a exulté. »

Lorsqu’on l’eut revêtu des ornements sacrés, il demeura ainsi toute la journée ; il était plein de joie et disait : « Désormais, je ne suis plus le serviteur de l’empereur, ni d’aucun homme sur terre, mais seulement du Dieu tout-puissant. Je n’existais pas, puis j’ai existé, et je serai éternellement. Amen. »

Le lendemain, il revêtit le saint habit monastique et, ajoutant la lumière à la lumière, il s’attribua le nom de Cyrille (qui appartient au Seigneur). Il vécut cinquante jours sous cet habit.

Comme l’heure approchait où il devait entrer dans son repos et partir pour les demeures éternelles, il priait, les mains élevées vers Dieu, et il disait en pleurant :

« Seigneur mon Dieu, qui as créé toute la hiérarchie des anges et les armées des esprits invisibles, qui as déployé le ciel et fondé solidement la terre, qui as amené tout ce qui existe de la non-existence à l’existence.

« Toi qui exauces toujours ceux qui font ta volonté, te vénèrent et observent tes commandements, exauce ma prière et garde ce troupeau fidèle qui t’appartient, auquel tu as donné pour chef le serviteur incapable que je suis.

« Délivre-les de la méchanceté impie et païenne de ceux qui te blasphèment ; développe ton Église en nombre, et rassemble tous ses membres dans l’unité.

« Fais-en un peuple choisi, unanime dans la vraie foi et la doctrine authentique ; mets dans leur cœur la parole de ton enseignement ; c’est par ta grâce, en effet, que tu nous as chargés de prêcher l’Évangile de ton Christ, en nous incitant à pratiquer les bonnes œuvres et tout ce qui t’est agréable.

« Ceux que tu m’as donnés, je te les rends comme t’appartenant ; dirige-les par la force de ta main droite et couvre-les de tes ailes, afin que tous louent et glorifient ton nom, celui du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen. »

Après avoir donné à tous le baiser de paix, il dit : « Béni soit Dieu, qui ne flous a pas livrés à la morsure de nos adversaires invisibles, mais qui a brisé leur piège et nous a ainsi délivrés de la mort. » Alors il s’endormit dans le Seigneur, âgé de quarante-deux ans.

Le Pape ordonna que tous les Grecs présents à Rome se joindraient aux Romains, en tenant des cierges pour chanter à ses obsèques, qu’ils célébreraient comme pour le Pape lui-même. Et c’est ce que l’on fit.

Bréviaire Romain

« Nous ne connaissons que trois langues qui permettent de louer Dieu, l’hébreu, le grec et le latin – Si je ne connais pas le sens d’un son, je serai un barbare pour celui qui parle et celui qui parle sera pour moi un barbare. Toute langue doit confesser que Jésus Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père. »

(Réponse de saint Cyrille à qui lui reprochait d’utiliser des langues nouvelles)

Saints Cyrille et Méthode

Saints Cyrille et Méthode

Cyrille-Constantin et Méthode
Cyrille-Constantin et Méthode

Proclamés co-patrons de l’Europe en 1980 par saint Jean-Paul II, Cyrille et Méthode sont deux frères nés en Grèce à Thessalonique au début du IXe siècle. Tous deux sont moines en Asie mineure. Les saints frères Cyrille et Méthode, semblables aux apôtres, ont porté l’Évangile aux Slaves.

Il faut voir la vénération des deux frères grecs qui existe en Russie, dans l’Église orthodoxe et dans les régions où domine le rite byzantin slave. Et pas seulement à Moscou, même dans la lointaine Vladivostok, ainsi qu’à Odessa et dans d’autres lieux de moindre importance.

Grandes figures missionnaires, Cyrille et Méthode sont arrivés en l’an 863 dans la Grande Moravie, une vaste région qui s’étendait autour des deux côtés du fleuve Morava et descendait vers le sud à travers la Pannonie.

Ainsi débuta leur mission pour diffuser la foi chez les peuples slaves. En 863, Ratislav, roi de la Grande Moravie, demanda tout d’abord expressément au Pape, mais sans succès, et ensuite à l’empereur byzantin Michel III, « un évêque et maître qui nous explique la foi véritable dans notre langue slave ».

En 863, l’empereur de Byzance les envoie donc porter l’Évangile en Moravie. L’annonce de la foi dans la langue connue par la population fut le point clef de la réussite missionnaire ou de son insuccès, comme elle l’est encore aujourd’hui.

Constantin et Méthode acceptèrent l’invitation à se rendre en mission, mais tout d’abord ils se préparèrent de manière appliquée et intelligente : pour accomplir leur tâche, ils traduisent les livres de la Bible et de la Liturgie dans la langue que les populations slaves comprenaient.

Ils se font linguistes afin de créer un alphabet car le « slavon » n’était qu’une langue orale. Étant donné que l’alphabet grec ne pouvait pas bien exprimer tous les sons de cette langue, ils inventèrent également l’alphabet appelé « glagolitique ».

Cyrille sera le principal artisan de cet alphabet de 38 lettres dont on tirera plus tard le cyrillique, bientôt adopté en Russie, Serbie et Bulgarie. Le Slavon demeure la langue liturgique des Églises de rite byzantin.

Ce fut un coup de génie des deux frères que d’utiliser cette méthode d’évangélisation inculturée. Pour réussir cette œuvre d’inculturation, les deux missionnaires devront venir se défendre à Rome, où on les accusait d’être hérétiques. Ils obtiendront la confiance des Papes, comme Hadrien II. Cyrille termina sa vie à Rome en 869, Méthode en Moravie en 885.

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Angélus de Jean-Paul II, le dimanche 15 février 2004 et
Audience Générale de Benoît XVI, le 17 juin 2009,
sur Cyrille et Méthode –> page 2

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