Treizième apparition, mardi 2 mars : message aux prêtres
La foule grossit de plus en plus. La Dame lui demande : « Allez dire aux prêtres qu’on vienne ici en procession et qu’on y bâtisse une chapelle. » Bernadette en parle à l’abbé Peyramale, curé de Lourdes. Celui-ci ne veut savoir qu’une chose : le nom de la Dame. Il exige en plus une preuve : voir fleurir le rosier (ou églantier) de la Grotte en plein hiver.
Quatorzième apparition, mercredi 3 mars : un sourire
Lourdes – la Vierge sourit
Dès 7 heures le matin, en présence de trois mille personnes, Bernadette se rend à la Grotte, mais la vision n’apparaît pas ! Après l’école, elle entend l’invitation intérieure de la Dame.
Elle se rend à la Grotte et lui redemande son nom. La réponse est un sourire. Le curé Peyramale lui redit : « Si la Dame désire vraiment une chapelle, qu’elle dise son nom et qu’elle fasse fleurir le rosier de la Grotte. »
Prions
Notre-Dame de Lourdes, soutien de l’Église, protégez notre Saint Père le Pape. Remplissez-le toujours des lumières du Saint-Esprit, conservez-le à mon amour filial. Que je sois toujours fidèle à sa voix, que ceux qui sont égarés reviennent au sein de l’Église pour consoler le cœur de notre Pape bien-aimé.
Notre-dame de Lourdes, qui priez pour les pécheurs, priez pour nous.
Sainte Bernadette, priez pour nous
Notre-Dame de Lourdes, qui avez versé des larmes sur nos péchés, donnez-nous un vrai repentir de nos fautes. Aidez-nous à détester tout ce qui peut blesser le cœur de votre divin Fils. Rendez notre contrition parfaite par une volonté sincère de ne plus l’offenser. Donnez-nous cette énergie chrétienne qui ne recule devant aucun sacrifice, afin de mériter le pardon des péchés commis et la grâce de ne plus y retomber.
Notre-Dame de Lourdes, secours des chrétiens, je Vous appelle, priez pour moi Votre Fils miséricordieux, implorez pour moi son Pardon, le pardon de mes fautes, le pardon de toutes les fautes de l’humanité. Vierge sainte, Vierge Marie, voici le moment d’implorer par Vous, avec Vous, l’infinie Miséricorde de Dieu. Là est la source de tout Bien.
O Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l’Immaculée-Conception, obtenez-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce…
Pratique : Ne faire aucun péché de propos délibéré.
Refuge des pécheurs, priez pour nous.
Prière à l’Esprit Saint
Roi du ciel, Consolateur, Esprit de vérité,
toi qui es partout présent et qui remplis tout,
Trésor de biens et Donateur de vie,
viens et demeure en nous,
purifie-nous de toute souillure
et sauve nos âmes, toi qui es bonté.
Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père.
Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse
Angélus : «La joie en Jésus, véritable goût de la vie»
Dans son exhortation précédant la prière mariale de l’Angélus, ce dimanche 8 février, Léon XIV a invité les fidèles à raviver la joie par «des gestes concrets d’ouverture et d’attention aux autres». Il les a également encouragés à résister «à toutes les voies qui nous font perdre notre saveur», afin de devenir et rester des disciples du Christ en étant par Lui sel et lumière du monde.
logo-Vatican
PAPE LÉON XIV
<ANGÉLUS
Place Saint-Pierre
Dimanche 8 février 2026
___________________________________
Chers frères et sœurs, bon dimanche !
Après avoir proclamé les Béatitudes, Jésus s’adresse à ceux qui les vivent, en disant que grâce à eux, la terre n’est plus la même et le monde n’est plus dans les ténèbres. « Vous êtes le sel de la terre. […] Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5, 13-14). C’est en effet la joie véritable qui donne du goût à la vie et révèle ce qui n’existait pas auparavant.
Cette joie émane d’un style de vie, d’une manière d’habiter la terre et de vivre ensemble qui doit être désirée et choisie. C’est la vie qui resplendit en Jésus, la saveur nouvelle de ses gestes et de ses paroles.
Après l’avoir rencontré, tout ce qui s’éloigne de sa pauvreté d’esprit, de sa douceur et de sa simplicité de cœur, de sa faim et de sa soif de justice, qui activent la miséricorde et la paix comme dynamiques de transformation et de réconciliation, semble insipide et terne.
Le prophète Isaïe énumère des gestes concrets qui mettent fin à l’injustice : partager son pain avec celui qui a faim, accueillir chez soi les pauvres et les sans-abri, vêtir celui que nous voyons nu, sans négliger ses voisins et les membres de sa famille (cf. Is 58, 7).
« Alors – poursuit le prophète – ta lumière éclatera comme l’aurore, ta blessure se guérira rapidement (v. 8). D’un côté, la lumière, celle qu’on ne peut cacher, car elle est grande comme le soleil qui chasse les ténèbres chaque matin ; de l’autre, une blessure qui brûlait auparavant et qui guérit maintenant.
Il est douloureux, en effet, de perdre le goût et de renoncer à la joie ; pourtant, il est possible d’avoir cette blessure dans le cœur. Jésus semble mettre en garde ceux qui l’écoutent, afin qu’ils ne renoncent pas à la joie. Le sel qui a perdu sa saveur, dit-il, « n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens » (Mt 5, 13).
Combien de personnes – peut-être cela nous est-il aussi arrivé – se sentent bonnes à jeter, imparfaites. C’est comme si leur lumière avait été cachée. Jésus nous annonce cependant un Dieu qui ne nous rejettera jamais, un Père qui garde notre nom, notre unicité. Chaque blessure, même profonde, guérira en accueillant la parole des Béatitudes et en nous remettant à marcher sur le chemin de l’Évangile.
Ce sont en effet des gestes d’ouverture aux autres et d’attention, ceux qui ravivent la joie. Certes, dans leur simplicité, ils nous placent à contre-courant. Jésus lui-même a été tenté, dans le désert, par d’autres voies : faire valoir son identité, l’exhiber, avoir le monde à ses pieds.
Mais il a rejeté les voies qui lui auraient fait perdre sa véritable saveur, celle que nous retrouvons chaque dimanche dans le pain rompu : la vie donnée, l’amour qui ne fait pas de bruit.
Frères et sœurs, laissons-nous nourrir et éclairer par la communion avec Jésus. Sans aucune ostentation, nous serons alors comme une ville sur une montagne, non seulement visible, mais aussi chaleureuse et accueillante : la cité de Dieu où, au fond, tous désirent habiter et trouver la paix.
Tournons maintenant notre regard et notre prière vers Marie, Porte du ciel, afin qu’elle nous aide à devenir et à rester disciples de son Fils.
Hier, à Huércal-Overa, en Espagne, a été béatifié le Père Salvatore Valera Parra, curé entièrement dévoué à son peuple, humble et attentionné dans la charité pastorale. Que son exemple de prêtre centré sur l’essentiel soit une source d’inspiration pour les prêtres d’aujourd’hui à être fidèles dans leur vie quotidienne vécue avec simplicité et austérité.
C’est avec douleur et inquiétude que j’ai appris les récentes attaques contre diverses communautés au Nigeria qui ont causé de graves pertes en vies humaines. J’exprime ma proximité dans la prière à toutes les victimes de la violence et du terrorisme. Je souhaite que les autorités compétentes continuent à œuvrer avec détermination pour garantir la sécurité et la protection de la vie de chaque citoyen.
Aujourd’hui, mémoire de sainte Joséphine Bakhita, on célèbre la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes. Je remercie les religieuses et tous ceux qui s’engagent à combattre et à éliminer les formes actuelles d’esclavage. Avec eux je dis : la paix commence par la dignité !
J’assure de ma prière les populations du Portugal, du Maroc, d’Espagne – en particulier celles de Grazalema en Andalousie – et du sud de l’Italie – notamment celles de Niscemi en Sicile –, touchées par des inondations et des glissements de terrain. J’encourage les communautés à rester unies et solidaires, sous la protection maternelle de la Vierge Marie.
Et maintenant, je vous souhaite la bienvenue à tous, Romains, pèlerins italiens et de divers pays. Je salue les fidèles de Melilla, Murcie et Malaga, en Espagne ; ceux venus de Biélorussie, de Lituanie et de Lettonie ; les étudiants d’Olivenza, en Espagne, et les confirmands de Malte. Je salue également les jeunes qui sont en liaison avec nous depuis trois oratoires du diocèse de Brescia.
Continuons à prier pour la paix. Les stratégies de puissance économique et militaire – l’histoire nous l’enseigne – ne donnent pas d’avenir à l’humanité. L’avenir réside dans le respect et la fraternité entre les peuples.
Converti à vingt-cinq ans, le patricien de Venise Jérôme Émilien (1486-1537) consacra dès lors sa vie aux déshérités, spécialement aux malades et aux orphelins. Des compagnons se joignirent à lui. C’est ainsi que naquit à Somasque, près de Bergame, la Société des Serviteurs des pauvres. Jérôme devait mourir de la peste au service des malades.
Lettre à ses confrères, Venise, 21 juin 1535
Bien-aimés frères dans le Christ, et fils de la Société des serviteurs des pauvres.
Saint Jérôme Émilien
Votre pauvre père vous salue; il vous exhorte à persévérer dans l’amour du Christ et l’observation fidèle de la loi chrétienne; je vois l’ai montré par l’action et la parole quand j’étais avec vous, pour qui |. puisse glorifier le Seigneur en vous.
Notre fin, c’est Dieu, source de tous les biens, et nous devons, comme nous le disons dans notre prière, mettre notre confiance en lui seul, à l’exclusion de tout le reste. Notre bienveillant Seigneur veut augmenter votre foi (car sans elle, remarque l’Évangéliste, le Christ ne peut pas opérer beaucoup de miracles), et il veut exaucer vos prières.
C’est pourquoi il a décidé que vous deviez accueillir les pauvres, les opprimés, les gens affligés et épuisés, ceux qui sont méprisés par tous, et aussi ceux qui sont privés de ma présence corporelle, mais non pas de la sollicitude spirituelle de votre pauvre père, qui se réjouit de vous grande affection.
Pourquoi Dieu vous a-t-il traités ainsi ? Lui seul le sait. Nous pouvons cependant en apercevoir trois motifs. Tout d’abord, notre béni Seigneur vous avertit qu’il veut vous compter parmi ses fils bien-aimés pourvu que vous persévériez dans ses voies; car c’est ainsi qu’il agit avec ses amis et qu’il en fait des saints.
Le deuxième motif, c’est qu’il veut que vous ayez confiance en lui seul, à l’exclusion de tout le reste. Dieu, comme je l’ai dit, n’accomplit pas son œuvre en ceux qui ne veulent pas mettre en lui seul toute leur foi et leur espérance ; mais il a donné la plénitude de la charité à ceux qui étaient dotés d’une grande foi et d’une grande espérance, et il a fait de grandes choses pour eux.
Par conséquent, si vous êtes munis de la foi et de l’espérance, il fera pour vous de grandes choses, lui qui élève les humbles. Donc, s’il m’enlève à vous, ainsi que n’importe quel autre homme qui vous plaise, il vous offrira le choix entre deux décisions ou bien vous abandonnerez la foi que vous avez promise et vous retournerez aux affaires du monde; ou bien vous garderez courageusement votre foi, et vous serez approuvés par lui.
Voici donc le troisième motif : Dieu veut vous éprouver comme l’or dans le creuset. Car le feu consume les impuretés de l’or, tandis que l’or pur demeure et augmente de valeur. Dieu se comporte ele même avec le bon serviteur qui espère et qui demeure ferme dans l’épreuve. Il le soutient et il lui rendra le centuple en ce monde et la vie éternelle dans le monde futur, en échange de tout ce que ce bon serviteur aura abandonné pour l’amour de lui.
C’est de cette manière que Dieu s’est comporté avec tous les saints. C’est ainsi qu’il a fait avec le peuple d’Israël après tout ce que celui-ci avait souffert en Égypte : non seulement il l’en a fait sortir par de multiples prodiges et il l’a nourri de la manne au désert, mais encore il lui a donné la terre de la promesse. Ainsi donc, si vous persévérez dans la foi malgré les épreuves, le Seigneur vous donnera la paix et le repos : pour quelque temps en ce monde, pour toujours dans l’autre.
Père très miséricordieux, tu as voulu que saint Jérôme Émilien soit le père et le protecteur des orphelins; A sa prière, accorde-nous de garder toujours cet esprit d’adoption dans lequel tu nous appelles tes fils, puisque nous le sommes vraiment.
Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse