Vierge aux rayons selon l’apparition à Sr Catherine Labouré
La Vierge Marie est fortement présente dans la prédication de saint Jean-Paul II, au nom de sa mission d’«affermir ses frères.» (cf. Luc 22, 32)
Ce dernier invite les chrétiens à redécouvrir « la vérité objective sur la Mère de Dieu » dans leur vie personnelle et dans la vie de l’Église : « Je voudrais vous résumer en deux paroles la sublime leçon de l’Évangile de Marie : La Vierge est Mère, la Vierge est Modèle. »
Marie est la Mère de Dieu.
Au pied de la croix, elle devient Mère des disciples de son Fils, la Mère de tout être humain pour lequel Jésus a donné sa vie : « On découvre la valeur réelle de ce qu’a dit Jésus à sa Mère à l’heure de la Croix : ‘Femme, voici ton fils’, puis au disciple : ‘Voici ta mère’ (Jean 19, 26-27).
Ces paroles déterminent la place de Marie dans la vie des disciples du Christ… » « La maternité de Marie est un don, un don que le Christ lui-même fait personnellement à chaque homme. »
Le chrétien, disciple du Christ, est donc invité à accueillir Marie chez lui et à établir une relation filiale envers la Mère de Dieu qu’il reçoit pour Mère : « l’offrande de soi est la réponse à l’amour d’une personne, et en particulier l’amour de la mère. »
La relation des disciples à Marie « trouve son commencement dans le Christ, mais on peut dire qu’en définitive il est orienté vers Lui. »
Vierge et mère, Marie demeure pour l’Église un ‘modèle permanent’.
« Comme Marie qui a cru la première, accueillant la parole de Dieu qui lui était révélée à l’annonciation et lui restant fidèle en toutes ses épreuves jusqu’à la Croix, ainsi l’Église devient Mère lorsque, accueillant avec fidélité la parole de Dieu, ‘par la prédication et par le baptême, elle engendre, à une vie nouvelle et immortelle, des fils conçus du Saint-Esprit et nés de Dieu. »
Elle est « modèle d’une vie engagée avec Dieu et avec les hommes, dans le dessein de salut et la fidélité à son peuple. »
Que la Vierge Marie marche avec nous, dans notre pèlerinage de foi qui nous conduit à la rencontre du Christ Ressuscité !
+ Guy de Kerimel, archevêque de Toulouse
Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse
Jesus vidit duos fratres, Simonem qui vocatur Petrus, et Andream…., et ait illis : Venite post me.
Jésus vit les deux frères, Simon qui est appelé Pierre, et André…., et il leur dit : Venez avec moi. Matthieu 4.
D’après « le mois de Jésus » de Malines 1839
Ier Point.
IHS extrait des armes du Pape François
Déjà le Fils de Dieu avait commencé ses prédications dans la Galilée, lorsqu’il voulut se choisir quelques disciples, et poser ainsi les premiers fondements de cette grande société qui devait dans la suite constituer son Église, et reposer sur sa protection jusqu’à la consommation des siècles.
Mais quels sont les hommes qu’il associe aujourd’hui à son auguste ministère ? Deux pauvres pêcheurs, inconnus et méprisés, sans naissance, sans culture, sans talents, et visiblement incapables, aux yeux du monde, de remplir les fonctions de l’apostolat auquel ils sont destinés.
Admire ici, ô mon âme ! la puissance de ton Dieu, et adore la conduite ineffable de sa providence dans l’accomplissement de ses desseins. Sans doute, il pouvait choisir dans la synagogue et parmi les docteurs de la loi, des hommes versés dans la connaissance des Écritures, et accoutumés à parler en public; mais qu’est-ce donc que la sagesse humaine, alors même qu’elle est parvenue à son plus haut degré de perfection?
Est-ce qu’elle est capable d’apporter quelque lumière dans les conseils de la sagesse éternelle? est-ce que, sans elle, Dieu parvient moins promptement, moins efficacement à l’exécution de ses projets? Non, mon âme, les voies de Dieu ne sont point les -voies de la chair : il se rit de la sagesse de l’homme, qui n’est devant ses yeux que ténèbres et qu’ignorance ; et les instruments les plus fragiles deviennent entre ses mains et à son gré des prodiges de puissance et de lumière.
Vois ces deux hommes simples et grossiers que le Fils de Dieu se choisit aujourd’hui pour disciples : ils erraient obscurément sur les rivages de la mer de Galilée, occupés à exercer leur profession, lorsque Jésus vient leur annoncer que le Ciel les appelle à une condition plus noble, et que le moment est arrivé pour eux d’abandonner leurs barques et leurs filets, parce qu’ils vont être faits pêcheurs d’hommes.
0 mon âme, si un impie de ces temps-là avait été témoin de la vocation de ces deux apôtres : s’il eût vu, d’un côté, Jésus-Christ sous la figure d’un homme ordinaire, se disposant à renouveler la face du monde ; et d’un autre côté, deux pauvres pécheurs couverts de haillons, appelés à partager ses glorieuses conquêtes, de quel œil cet impie aurait-il regardé cette mémorable entrevue ? Sans doute, il eût souri de pitié en écoutant les paroles du Fils de Dieu.
Cependant à quel noble ministère le Ciel appelle ces deux pêcheurs! Ils paraissent pauvres aux yeux des hommes; mais des trésors mille fois plus précieux que tous les trésors du monde leur seront ouverts : ils paraissent ignorants ; mais ils auront, pour tes instruire, un maître dont la science surpasse infiniment toutes les sciences de la terre : la sagesse d’en haut descendra sur eux ; elle éclairera leur intelligence, et les élèvera au-dessus des plus habiles docteurs.
A leur voix, la langue des philosophes restera muette, les oracles du mensonge cesseront d’abuser les peuples, et le règne de la vérité sera établi. Des nations entières viendront à leur rencontre pour recueillir leurs sublimes instructions : ils compteront au nombre de leurs disciples les hommes les plus éclairés, et la sagesse de leurs discours arrachera à la puissance des ténèbres de milliers d’aveugles et d’infidèles.
L’un d’eux viendra combattre les dogmes insensés du paganisme jusque dans l’enceinte de la ville éternelle ; il terrassera l’erreur aux pieds mêmes du trône des Césars, et la capitale du monde idolâtre s’étonnera d’être devenue la capitale du monde chrétien.
O mon âme ! à quels merveilleux triomphes le chrétien est conduit par la foi ! ne reconnais-tu pas en ce moment la vérité de ces paroles du Sauveur : Si vous avez une foi ferme, toutes choses sont possibles à celui qui croit. Mais où trouver aujourd’hui cette foi admirable que les apôtres de Jésus-Christ ont manifestée à la face de toute la terre ?
Foi humble et docile : ils ne délibèrent point sur la conduite qu’ils ont à tenir, lorsque le Fils de Dieu les appelle; ils ne sont point inquiets sur les moyens qui leur resteront pour pourvoir à leurs besoins, après qu’ils auront renoncé à leur profession de pêcheurs ; ils obéissent sans répliquer à la voix de Jésus-Christ, et abandonnant aussitôt leurs filets, ils s’attachent à lui pour ne le plus quitter.
Foi vive et agissante : lorsque le moment est venu de remplir la mission pour laquelle leur divin Maître les a appelés, ils marchent à la rencontre des idoles, abolissent leur culte, et enrôlent chaque jour des milliers de disciples sous les étendards de la croix.
IIe Point.
O bienheureux apôtres de Jésus! quels glorieux privilèges vous sont accordés aujourd’hui par l’Homme-Dieu ! Vous êtes les premiers auxquels il veut enseigner le chemin du véritable bonheur; il vous admet à sa plus intime familiarité, vous communique tous ses desseins, et vous considère comme les premières pierres de ce vaste et majestueux édifice qu’il est venu construire lui-même, et qu’il a promis de conserver jusqu’à la fin des siècles.
Attachés désormais sur ses pas, vous le suivrez dans tous les lieux où son zèle le transportera ; vous le respecterez comme votre maître, vous l’aimerez comme votre Sauveur, vous l’adorerez comme votre Dieu, et il aura pour vous toute la tendresse d’un père ; il vous rendra dépositaires de toutes ses inquiétudes, de toutes ses consolations, de toutes ses douleurs.
Il vous ouvrira son cœur comme à des amis fidèles: il priera son Père pour vous ; il vous fortifiera dans vos faiblesses, vous soulagera dans vos souffrances, vous consolera dans vos afflictions, et vous rassurera dans vos terreurs. O quel heureux sort vous était réservé ! qu’il m’eût été doux de pouvoir le partager!
Mais que dis-je? n’ai-je pas été honoré des mêmes prérogatives ? ne suis-je pas aussi le disciple de Jésus-Christ? O mon âme ! connais-tu bien toute l’étendue de ton bonheur ? On voit souvent dans le monde des hommes qui se font honneur d’avoir fréquenté des écoles fameuses, et étudié sous des maîtres habiles : que sont les docteurs les plus éclairés en comparaison du divin Instituteur qui m’a enseigné les vérités du salut ?
Que sont tous les ouvrages enfantés par le génie de l’homme pour faciliter l’étude des sciences, auprès du livre éternel et sacré où le suprême Législateur m’a tracé les moyens d’acquérir la seule science digne de mes recherches ?
Je suis le disciple de Jésus-Christ ! mais cette glorieuse qualité ne m’impose-t-elle pas quelques devoirs ? Et comment prouverai-je à mon Sauveur que ses divines leçons ne m’ont pas été inutiles ? puis-je le témoigner autrement que par une prompte et constante fidélité à ses préceptes ?
Non, sans doute, et cependant comment ai-je rempli jusqu’ici cette importante obligation? ai-je toujours reproduit dans ma conduite, autant qu’il m’était possible, la perfection du maître qui m’a enseigné ? ne me suis-je jamais écarté du chemin que Jésus-Christ a daigné me tracer ?
Les deux disciples que le Fils de Dieu associe aujourd’hui à son ministère, ne se sont pas contentés de le suivre dans tout le cours de sa vie mortelle, ils se sont fait connaître pour ses apôtres, après qu’il se fut séparé d’eux ; ils ont confessé son nom devant les tyrans, et scellé de leur sang la vérité de la doctrine qu’ils étaient chargés d’annoncer aux hommes.
Suis-je attaché au service de Dieu avec la même fidélité ? suis-je dans la disposition de tout sacrifier plutôt que d’enfreindre sa loi dans un seul de ses préceptes ? les menaces des tourments et de la mort ne me rendraient-elles pas bientôt apostat ? que dis-je, les menaces de la mort ?
En faudrait-il autant pour me rendre infidèle, moi que les choses spirituelles trouvent toujours si négligent, si tiède, si lâche, tandis que je suis plein d’ardeur pour les choses terrestres ? moi qui sacrifie souvent les devoirs les plus sacrés de ma religion à un léger intérêt temporel, à des plaisirs profanes et honteux ?
Comment puis-je me dire, après cela, le disciple de Jésus-Christ? comment puis-je me flatter d’avoir la foi ? et si je n’ai cette foi, puis-je espérer d’arriver à la possession du Ciel ? non, puisque sans elle il est impossible de plaire à Dieu, suivant les paroles de l’Apôtre – Heb. 11. 6.
La foi, dit saint Augustin, est le fondement de tous les biens, et le principe du salut des hommes ; sans elle, personne ne peut être mis au nombre des enfants de Dieu, ni acquérir la grâce de la justification en ce siècle, ni posséder la vie éternelle en l’autre. Quelle source de réflexions pour les chrétiens, et en particulier pour moi dont la foi est si languissante !
PRIÈRE.
Établissez et fortifiez en moi, ô mon Dieu! cette foi sans laquelle je ne pourrais opérer ma sanctification ; cette foi qui est la marque distinctive de vos enfants, et comme le signe auquel ils se font reconnaître. Souvent, il est vrai, je me suis montré indigne d’une si grande faveur ; souvent j’ai repoussé les rayons de cette foi céleste, lorsqu’ils s’approchaient de moi pour éclairer mon âme.
Mais aujourd’hui je sens toute l’importance et la nécessité de ce don pour arriver au salut : je vous le demande avec sincérité, et je l’attends avec confiance. Donnez-moi, ô mon Dieu ! cette foi humble et soumise qui ne raisonne point, qui ne cherche point à pénétrer les desseins de votre providence, et à scruter des mystères dont vous avez dérobé la connaissance à l’intelligence de l’homme.
Donnez-moi cette foi vigilante et active qui ne se repose pas seulement dans la croyance des dogmes sacrés de la religion, mais qui me détermine à l’accomplissement de tous les devoirs qu’elle m’impose : donnez-moi enfin cette foi ferme et inébranlable qui m’empêche de m’arrêter dans les voies du salut ; qui me rende victorieux de tous les combats, et supérieur à tous les dangers.
Qui me fasse préférer aux intérêts du siècle le bonheur de vous aimer et de vous servir, afin que mon cœur, dégagé de tout attachement pour les plaisirs et les jouissances terrestres, tourne uniquement ses regards vers le séjour de gloire et de béatitude où je dois être uni à vous pour vous posséder éternellement.
RÉSOLUTIONS.
l.° Je ferai ma plus douce occupation de la lecture des Livres saints : je méditerai attentivement les oracles émanés de la bouche de Jésus-Christ, et je m’appliquerai à rendre ma vie conforme à celle de mon divin modèle.
2.° Je demanderai souvent à Dieu qu’il daigne augmenter en moi le don précieux de la foi ; je le prierai de me remplir de courage pour la confesser hautement devant les hommes, et je m’animerai à tout souffrir plutôt que de consentir à la violation d’un seul de ses préceptes.
D’après un texte de Malines 1839
Texte présenté par l‘Association de la Médaille Miraculeuse
Léon XIV clôt le Jubilé en invitant l’Église
à diffuser le parfum de la vie
le jubilé 2025 logo
À l’occasion de la solennité de l’Épiphanie du Seigneur, Léon XIV a fermé la Porte Sainte de Saint-Pierre, la dernière encore ouverte parmi les basiliques papales de Rome, clôturant ainsi officiellement l’Année Sainte. «Cette Porte Sainte se referme, mais la porte de ta miséricorde ne se fermera jamais», «afin qu’à la fin de notre pèlerinage terrestre, nous puissions frapper avec confiance à la porte de ta maison et goûter les fruits de l’arbre de vie».
Le Pape met en garde contre la violence qui tente de s’emparer du Royaume de Dieu et contre «l’économie faussée» qui tire profit de tout. Il exhorte à rechercher la paix et à ne pas transformer les lieux sacrés en monuments, mais à y diffuser «le parfum de la vie».
«Chaque fois qu’il s’agit des manifestations de Dieu, l’Écriture Sainte ne cache pas ce genre de contrastes: joie et trouble, résistance et obéissance, peur et désir» «Oui, les Mages existent encore. Ce sont des personnes qui acceptent le défi de risquer chacun son propre voyage, et qui, dans un monde tourmenté comme le nôtre, repoussant et dangereux à bien des égards, ressentent le besoin d’aller, de chercher».
«C’est un Dieu qui peut nous troubler, car il ne reste pas immobile entre nos mains comme les idoles d’argent et d’or: il est au contraire vivant et vivifiant, comme cet Enfant que Marie a trouvé dans ses bras et que les Mages ont adoré».
Mais, les cathédrales, les basiliques, les sanctuaires doivent «diffuser le parfum de la vie, l’impression indélébile qu’un autre monde a commencé». «Demandons-nous: y a-t-il de la vie dans notre Église? Y a-t-il de la place pour ce qui naît? Aimons-nous et annonçons-nous un Dieu qui remet en route?»
«Combien il est important que ceux qui franchissent la porte de l’Église sentent que le Messie vient de naître, qu’une communauté née de l’espérance s’y rassemble, qu’une histoire de vie s’y déroule!» «Le Jubilé est venu nous rappeler qu’il est possible de recommencer, et même que nous n’en sommes qu’au début, que le Seigneur veut grandir parmi nous, qu’il veut être Dieu-avec-nous».
La joie de l’Évangile «libère», «rend prudent», certes, mais aussi «audacieux, attentif et créatif; elle suggère des voies différentes de celles déjà empruntées». Elle suggère les voies de Dieu, bien différentes de celles du monde: «Ses voies ne sont pas nos voies, les violents ne parviennent pas à les dominer, et les puissants de ce monde ne peuvent les bloquer».
«Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu’à présent, le royaume des Cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer» (Mt 11,12), qui ne peut «ne pas nous faire penser aux nombreux conflits par lesquels les hommes peuvent résister et même agresser la Nouveauté que Dieu réserve à tous».
«Autour de nous, une économie faussée tente de tirer profit de tout». «Nous le voyons: le marché transforme en affaires même la soif humaine de chercher, de voyager, de recommencer». «Si nous ne réduisons pas nos églises à des monuments, si nos communautés sont des foyers, si nous résistons ensemble aux flatteries des puissants, alors nous serons la génération de l’aurore».
«Marie, Étoile du matin, marchera toujours devant nous! En son Fils, nous contemplerons et servirons une humanité magnifique, transformée non pas par des délires de toute-puissance, mais par Dieu qui, par amour, s’est fait chair».