L’espérance naît de l’amour

L’espérance naît de l’amour

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L’espérance, en effet, naît de l’amour et se fonde sur l’amour qui jaillit du Cœur de Jésus transpercé sur la croix : « En effet, si nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils alors que nous étions ses ennemis, à plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés, serons-nous sauvés en ayant part à sa vie » (Rm 5, 10).

Et sa vie se manifeste dans notre vie de foi qui commence avec le baptême, se développe dans la docilité à la grâce de Dieu, animée en conséquence par l’espérance toujours renouvelée et rendue inébranlable par l’action de l’Esprit Saint.

C’est en effet l’Esprit Saint qui, par sa présence permanente sur le chemin de l’Église, irradie la lumière de l’espérance sur les croyants : Il la maintient allumée comme une torche qui ne s’éteint jamais pour donner soutien et vigueur à notre vie. L’espérance chrétienne, en effet, ne trompe ni ne déçoit parce qu’elle est fondée sur la certitude que rien ni personne ne pourra jamais nous séparer de l’amour de Dieu :

« Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ? […] Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur » ( Rm 8, 35.37-39).

Voilà pourquoi l’espérance ne cède pas devant les difficultés : elle est fondée sur la foi et nourrie par la charité. Elle permet ainsi d’avancer dans la vie. Saint Augustin écrit à ce sujet : « Quel que soit le genre de vie, on ne peut vivre pas sans ces trois inclinations de l’âme : croire, espérer, aimer ». (Discours, 198, 2)

PAPE FRANÇOIS Bulle d’indiction pour le Jubilé

La Vierge Marie nous ramène à la source de l’espérance

En cette période où la foi est en fort déclin et où certains prophétisent la disparition du christianisme, pourquoi en appeler à la mère du Christ dans cette crise dont la résolution semble impossible ? Précisément parce que la Vierge nous ramène à la source même de l’espérance : Dieu lui-même ! Notre mère du ciel nous délivre cette leçon de première importance : c’est à Dieu qu’il faut en appeler dans les cas les plus désespérés en apparence. (Jean-Michel Castaing)

Obstacle à la prière.

I. L’espérance est la source d’où coule toute prière chrétienne ; mais le ruisseau ne peut couler qu’à proportion que la source est pleine et abondante. Une espérance timide et tremblante rend aussi les prières qui en naissent, timides et tremblantes, et par conséquent incapables d’obtenir beaucoup.

Saint Jacques nous ordonne de demander à Dieu les vertus qui nous sont nécessaires, sans aucun doute, sans hésiter (Jacques 4, 5). Celui qui doute et qui hésite, ajoute – t- il, est semblable au flot de la mer, qui est agité et emporté çà et là par les vents. (v . 6. et 7). Il ne faut donc pas, conclut cet Apôtre, que celui- la s’imagine qu’il obtiendra quelque chose du Seigneur.

Il semble qu’on attend tout de Dieu, puisqu’on le prie, et qu’on lui demande tout, et il paraît qu’on n’en attend rien ou presque rien, puisqu’on hésite par la défiance.

II. On voit encore grand nombre de Chrétiens qui se font un devoir capital de prier, et de prier même beaucoup ; mais qu’il s’entrouvre peu qui prient avec cette foi et cette confiance à laquelle Jésus-Christ a tout promis, et qu’il recommande à tous ! ( Marc 11, 24.

Quoique ce soit que vous demandiez dans la prière, croyez que vous l’obtiendrez, et il vous sera accordé. Nous prions souvent, nous prions longtemps ; mais mille pensées viennent nous intimider. Nous faisons quelques faibles efforts pour sortir de nous -mêmes, où nous ne trouvons que misères de toutes sortes, et pour nous élever jusqu’à la source de tous les biens.

Mais aussitôt nous retombons dans nous-mêmes par le poids de notre faiblesse , et beaucoup plus encore par celui de nos défiances ; et quoique la plus grande bonté des créatures comparée à celle de Dieu ne soit que malice.

Peut-être nous adresserions-nous pour des besoins temporels à un ami riche, puissant et éprouvé, avec plus de confiance que nous n’avons coutume de nous adresser à Dieu pour les besoins même spirituels, quoiqu’il nous commande et qu’il nous invite lui-même à nous y adresser comme à notre père : tant nos prières sont indignes de Dieu, et notre confiance injurieuse à la tendresse d’un tel père !

Prière du Jubilé

Père céleste,
En ton fils Jésus-Christ, notre frère,
Tu nous as donné la foi,
Et tu as répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint, la flamme de la charité
Qu’elles réveillent en nous la bienheureuse espérance de l’avènement de ton Royaume.

Que ta grâce nous transforme,
Pour que nous puissions faire fructifier les semences de l’Évangile,
Qui feront grandir l’humanité et la création tout entière,
Dans l’attente confiante des cieux nouveaux et de la terre nouvelle,
Lorsque les puissances du mal seront vaincues,
Et ta gloire manifestée pour toujours.

Que la grâce du Jubilé,
Qui fait de nous des Pèlerins d’Espérance,
Ravive en nous l’aspiration aux biens célestes
Et répande sur le monde entier la joie et la paix
De notre Rédempteur.
A toi, Dieu béni dans l’éternité,
La louange et la gloire pour les siècles des siècles.
Amen !

Prière du Jour

Soyez dans la joie, vous qui cherchez Dieu. Chercher le Seigneur et sa force, sans vous lasser, rechercher son visage. (Ps 104, 3-4)

Nous t’adressons, Seigneur, cette humble prière : que tes serviteurs se purifient dans la pénitence et s’appliquent à faire ce qui est bon; donne-leur de rester dociles à ta volonté et d’arriver sans encombre aux fêtes de Pâques. Par le Christ notre Seigneur.

Nous t’en prions, Dieu tout-puissant, toi qui connais notre faiblesse : que l’offrande de notre sacrifice nous arrache au mal et nous protège toujours. Par le Christ notre Seigneur.

Parole du Seigneur : « Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes; et je l’inscrirai dans leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. » (Jr 31, 33)

Purifie-nous, Seigneur, par cette communion et libère-nous de toute faute; nous subissons encore l’emprise du péché : fais-nous connaître la joie d’une guérison parfaite. Par le Christ notre Seigneur.

Saint François de Paule, ermite, fondateur de l’ordre des Minimes

Saint François de Paule, ermite, fondateur de l’ordre des Minimes

Saint François de Sales Moretto
Saint François de Sales Moretto

Il naquit à Paola, aujourd’hui province de Cosenza, le 27 mars 1416. Frappé depuis son enfance par une forme grave d’infection à un œil, il fut confié par ses parents à l’intercession de François d’Assise: en cas de guérison le petit endosserait pendant toute une année l’habit franciscain comme oblat.

Parfaitement guéri, il entrera à 15 ans, pour accomplir le vœu de ses parents, au couvent de S.Marco Argentano (Cosenza) où il manifesta aussitôt son penchant à la prière et de grands dons de piété. A la fin de son séjour au couvent il entreprit, avec ses parents, un pèlerinage à la recherche d’une vie religieuse plus adaptée à lui.

Il se rendit à Assise, Mont-Cassin, Rome, Lorette et Monte Luco. A Rome, troublé par le faste de la cour papale il fit ce commentaire :« Notre Seigneur ne vivait pas ainsi ». C’était là le premier indice de son âme de réformateur.

Ermite

Rentré à Paule, il commença une période de vie d’ermite, dans un endroit inaccessible des propriétés de sa famille. D’autres personnes, de plus en plus nombreuses, s’associèrent progressivement à cette expérience, en le reconnaissant assez vite comme leur guide spirituel.

Avec les siens, il construisit une chapelle et trois dortoirs. En 1452 arriva l’approbation diocésaine avec la faculté d’instituer un oratoire, un monastère et une église. Les nobles eux-mêmes de Paola, enthousiastes de l’expérience de François, contribuèrent comme simples ouvriers à la construction des édifices.

Approbations papales

La réputation de sainteté de François se répandit rapidement: en 1467 le pape Paul II envoya à Paola un émissaire pour avoir des nouvelles de l’ermite. Après avoir présenté son rapport positif sur le monastère, le même légat pontifical décida de s’agréger à la communauté.

Le 17 mai 1474, le pape Sixte IV reconnaissait officiellement le nouvel ordre avec la dénomination: Congrégation érémitique paulienne(Paola) de Saint François d’Assise. La reconnaissance de la règle avec le nom actuel fut plutôt du pape Alexandre VI.

Le manteau sur la mer

Aimé et recherché comme guide spirituel, François était considéré aussi comme l’unique autorité en mesure de s’opposer aux abus de la cour aragonaise dans le royaume de Naples, en se mettant aux côtés des pauvres. A ce sujet on raconte certains faits prodigieux qui lui sont attribués.

En 1464, année de grande famine, certains ouvriers se dirigeaient vers le plateau de Terranova en recherche de travail. Dans le territoire de Galatro (Reggio Calabria) ils tombèrent sur Saint François en route vers Sicile. Ce dernier leur demanda un peu de pain mais eux aussi ils étaient affamés et n’avaient rien à manger.

Alors François dit: «Donnez-moi vos besaces car, il y a du pain à l’intérieur». Ce qui était vrai: dans les pauvres besaces les ouvriers trouvèrent du pain très blanc, chaud et fumant. Et plus ils en mangeaient, plus le pain augmentait en quantité.

D’après un autre récit, un batelier refusa de faire passer François et ses compagnons vers la Sicile. Le saint étendit alors son manteau sur la mer, et ainsi ils purent franchir le détroit. Autre «charisme» attribué au saint ermite fut la prophétie, comme par exemple, il prédit que la ville d’Otrante serait tombée entre les mains des Turcs en 1480 et reconquise ensuite par le roi de Naples.

De l’ermitage à la cour

Colportée par les marchands napolitains, la renommée de François parvint jusqu’en France, à la cour de Louis XI, alors malade, et qui demanda au pape Sixte IV de faire venir l’ermite à son chevet. Aussi bien le pape que le roi de Naples virent dans cette invitation la possibilité d’avantages politiques. François cependant obéit difficilement à l’injonction papale: il était habitué à son ermitage et de mauvais gré il s’adapterait à la vie de cour.

A son arrivée, le roi Louis XI s’agenouilla à ses pieds; il n’obtint jamais la guérison, mais l’action à la cour de l’ermite fit naître de bonnes relations entre la papauté et la monarchie française. Ici aussi, François fut approché par des gens simples mais aussi par des universitaires en recherche d’un guide spirituel. François resta 25 ans au-delà des Alpes, où il travailla la terre comme paysan, toujours en faisant grandir sa réputation de réformateur et de pénitent.

Avec l’agrégation de certains bénédictins et franciscains, la congrégation calabraise abandonna la vie érémitique en faveur de la cénobitique. En outre ce tournant portera à la fondation d’abord du Tiers Ordre séculier, puis des Moniales. Les règles respectives furent définitivement approuvées par Jules II le 28 juin 1506.

Mort et canonisation

François mourut à Tours le 2 avril 1507. Sa renommée se répandit vite en Europe grâce aux trois branches de la famille Minime (frères, moniales et tertiaires). Il fut canonisé le 1° mai 1519, douze ans seulement après sa mort, durant le pontificat de Léon X, auquel il avait prédit l’élection au siège pontifical lors que celui-ci était encore enfant.

Le 13 avril 1562, certains Huguenots forcèrent sa tombe et ils y trouvèrent son corps intact auquel ils mirent le feu. Les rares reliques de Saint François de Paule sont conservées dans les couvents des Minimes dont Palerme, Milazzo et Paule.

Une parole d’espérance

Une parole d’espérance

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Laissons-nous guider par ce que l’apôtre Paul écrivait aux chrétiens de Rome. « Nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. […]

L’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 1-2.5). Nombreux sont les points de réflexion que saint Paul propose ici.

Nous savons que la Lettre aux Romains marque une étape décisive dans son activité d’évangélisation. Jusqu’alors, il l’avait exercée dans la zone orientale de l’Empire, et maintenant Rome l’attend avec tout ce qu’elle représente aux yeux du monde : un grand défi à relever pour l’annonce de l’Évangile qui ne peut connaître ni barrières ni frontières.

L’Église de Rome n’a pas été fondée par Paul. Il ressent le désir ardent de la rejoindre au plus tôt pour apporter à tous l’Évangile de Jésus-Christ mort et ressuscité, comme annonce de l’espérance qui accomplit les promesses, conduit à la gloire et, fondée sur l’amour, ne déçoit pas.

SPES NON CONFUNDIT – BULLE D’INDICTION DU JUBILÉ ORDINAIRE DE L’ANNÉE 2025
PAPE FRANÇOIS, ÉVÊQUE DE ROME, SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU

Notre monde occidental a perdu l’espérance. Adolescents victimes d’éco-anxiété, chrétiens qui se demandent comment ils pourront transmettre la foi à leurs enfants, hommes politiques qui peinent à mobiliser les citoyens sur un projet commun pour notre pays, pessimisme des Français qui pensent que le déclin est inévitable, quand ils ne souscrivent pas à la thèse de la décadence irrévocable : les indicateurs du manque d’espoir sont nombreux, variés et insistants.

Dans ces conditions, les disciples du Christ ont leur mot à dire avec la vertu d’espérance qui est l’une des trois vertus théologales avec la foi et la charité. Encore faut-il qu’ils vivent eux-mêmes de cette vertu. C’est ici que le secours de la Vierge s’avère précieux et fondamental. (Jean-Michel Castaing)

Confiance en Dieu nécessaire pour la vraie piété

Une confiance toujours faible et timide rend la piété tremblante et chancelante. Or une telle piété est sans cesse arrêtée par les obstacles, ralentie par les contretemps, découragée par les contradictions. Il faut à chaque pas lui tendre la main pour la soutenir : dès qu’elle est sans guide extérieur et sans appui sensible, elle s’intimide, elle se lasse, et elle est toujours prête à tomber.

Elle demeure toujours dans une espèce d’enfance. Par cette enfance et cette faiblesse, qui devrait être encore moins honorable dans la vie spirituelle que dans la vie corporelle, on demeure toujours incapable d’actions de vertus, qui demandent force et courage.

Une âme en cet état ne peut profiter des motifs de crainte parce qu’elle s’en trouve chargée. Elle tire même peu de profit des motifs de confiance, parce qu’ils ne font sur elle que des impressions trop légères. Elle se trouble de tout ce qu’on dit touchant le respect qui est dû aux sacrements.

Les exhortations à la pénitence et à la repentance souvent lui nuisent, loin de lui profiter, parce qu’elle prend tout au criminel, et qu’au lieu d’y trouver comme les autres des motifs de ferveur, elle n’y voit que des raisons de se faire des reproches.

Si elle tombe dans quelques fautes un peu plus considérables que celles de pure surprise, le reproche que lui fait sa conscience la jette dans la consternation, et ensuite dans une espèce de découragement, qui, au lieu de lui procurer devant Dieu une humiliation et une douleur tranquille, qui lui feraient tirer du profit de ses fautes mêmes, la trouble et lui ôte le goût des actions de piété.

Prière du Jubilé

Père céleste,
En ton fils Jésus-Christ, notre frère,
Tu nous as donné la foi,
Et tu as répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint, la flamme de la charité
Qu’elles réveillent en nous la bienheureuse espérance de l’avènement de ton Royaume.
 
Que ta grâce nous transforme,
Pour que nous puissions faire fructifier les semences de l’Évangile,
Qui feront grandir l’humanité et la création tout entière,
Dans l’attente confiante des cieux nouveaux et de la terre nouvelle,
Lorsque les puissances du mal seront vaincues,
Et ta gloire manifestée pour toujours.
 
Que la grâce du Jubilé,
Qui fait de nous des Pèlerins d’Espérance,
Ravive en nous l’aspiration aux biens célestes
Et répande sur le monde entier la joie et la paix
De notre Rédempteur.
A toi, Dieu béni dans l’éternité,
La louange et la gloire pour les siècles des siècles.
Amen !

Prières de la messe du jour

Je t’adresse ma prière, Seigneur, c’est l’heure, ô mon Dieu, pour ta grâce : en ton grand amour, réponds-moi, toi qui peux vraiment me sauver. (Ps 68, 14)

Dieu qui réponds à la pénitence en récompensant les justes et en pardonnant aux pécheurs, prends pitié de nous, écoute-nous : que l’aveu de nos fautes nous obtienne la grâce de ton pardon. Par le Christ Notre-Seigneur.

Que la puissance de ce sacrifice, nous t’en prions, Seigneur, nous débarrasse de tout vieillissement : qu’elle renouvelle en nous la vie et nous apporte le salut. Par le Christ Notre-Seigneur.

Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour condamner le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. (Jn 3, 17)

Ne permets pas, Seigneur, que ce don du ciel vienne à condamner ceux qui l’ont reçu, puisque tu l’as préparé pour guérir tes fidèles. Par le Christ Notre-Seigneur.

Seigneur Dieu,défenseur de ceux qui espèrent en Toi, bénis ton peuple, donne-lui salut et protection, gouverne-le afin que, libéré des péchés, hors d’atteinte de l’ennemi, il persévère toujours dans ton amour. Par le Christ Notre-Seigneur.

 

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