Sainte Maria Goretti, martyre à 12 ans

Sainte Maria Goretti, martyre à 12 ans (+ 1902)

Sainte Maria Goretti
Sainte Maria Goretti

C’est l’un des thèmes préférés des Passions des martyrs que celui de la vierge chrétienne qui accepte de mourir plutôt que de sacrifier sa chasteté. Or il se trouve que cela a été vécu au seuil du dernier siècle à quelques dizaines de kilomètres de Rome, dans ces Marais Pontins qui furent jusqu’à nos jours synonyme de pestilence et de misère.

Maria est née au village de Corinaldo en Italie, dans un univers frappé de plein fouet par la crise économique. Elle est l’aînée de six enfants et, de ce fait, reçoit très jeune de lourdes responsabilités, aidant sa mère dans les tâches domestiques.

Elle les assume avec sérénité et piété afin de permettre à ses parents d’assurer la subsistance de la famille. Malgré l’exil dans une métairie des Marais Pontins, près de Nettuno dans le Latium, la mort précoce du père et une promiscuité difficile, Maria, à 12 ans, rayonne par sa vie intérieure.

La jeune Maria Goretti avait douze ans et elle venait de faire sa première communion, quand elle eut à résister aux avances répétées d’un garçon de dix-huit ans, Alessandro Serenelli, dont la famille exploitait la même ferme que sa mère. Maria ne cède pas: « Non Alexandro, dit-elle, c’est un péché; Dieu ne veut pas, tu irais en enfer. » Fou de passion, le jeune homme la frappa de quatorze coups de poinçon (5 juillet 1902).

Maria mourut le lendemain, à l’hôpital de Nettuno, dans de grandes souffrances, ayant pardonné à son meurtrier et après avoir déclaré : « Pour l’amour de Jésus, je lui pardonne et je veux qu’il vienne avec moi en Paradis. »

Alessandro se convertira en prison. Quarante-cinq ans après la mort de Maria, il assistera à son procès de béatification avant de finir ses jours comme jardinier dans un monastère franciscain. En 1950, le pape Pie XII devait canoniser en présence de sa vieille maman celle qu’il appelait « l’Agnès du 20e siècle ».

« Assurément, nous ne sommes pas tous appelés à subir le martyre. Mais nous sommes tous appelés à posséder la vertu chrétienne. Notre activité persévérante ne devra jamais se relâcher jusqu’à la fin de notre vie. C’est pourquoi on peut parler aussi d’un martyr lent et prolongé. » Pie XII à la canonisation de sainte Maria.

« Marietta – c’est ainsi qu’on l’appelait familièrement – rappelle aux jeunes du troisième millénaire que le véritable bonheur exige du courage et un esprit de sacrifice, le refus de tout compromis et d’être disposé à payer en personne, même par la mort, la fidélité à Dieu et à ses commandements. » (Jean-Paul II, le 6 décembre 2003 pour la clôture du centenaire de la mort de Maria Goretti)

En raison de son histoire spirituelle, de la force de sa foi, de sa capacité à pardonner son bourreau, elle figure parmi les saintes les plus aimées du XXe siècle.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Sixième jour : le Sang du Crucifiement

Sixième jour : le Sang du Crucifiement

Crucifiement- Philippe de Champaigne 1602-1674
Crucifiement Philippe de Champaigne 1602-1674

A larges flots, le Sang a coulé quand, avec des clous, on a fixé, à coups de marteau, les pieds et les mains du Rédempteur à la croix. Mais ce Sang ruisselle avec plus d’abondance encore depuis qu’on l’a laissée retomber, avec violence, dans l’ouverture destinée à la recevoir : « Pardonne-leur, » s’écrie Jésus,  » mon Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.  »

Si leur haine ignore le mystère d’iniquité qu’ils viennent d’accomplir, ton amour sait, ô Jésus, que tes pieds et tes mains ont été percées pour l’expiation de nos démarches coupables et de nos œuvres perverses : que pour te créer ici-bas, par le sacrement de l’ordre, des représentants, d’autres christs  puissent continuer ton œuvre de réparation et, autres victimes, se laisser plutôt crucifier et immoler que de te trahir.

Ô Rédempteur bien-aimé, oui le Calvaire a tout mérité ; mais que deviendrions-nous, malgré tes souffrances et ton Sang répandu, si l’autel, si le prêtre n’étaient là pour nous appliquer continuellement les mérites de ton sacrifice ?

Sois à jamais béni et remercié, Sauveur Jésus, d’avoir institué le ministère presbytéral, — c’est-à-dire d’avoir communiqué à des hommes le pouvoir de remettre les péchés, de réaliser le signe du pain en ton corps, du vin en ton Sang, et de perpétuer les bienfaits du Calvaire.

En retour de cette grâce insigne, accorde-nous d’aider efficacement l’Église, et dans ses œuvres apostoliques et dans l’œuvre de la sanctification personnelle de ses prêtres, en offrant souvent, à leur intention, et ton Sang précieux et nos humbles mérites. Ainsi soit-il.

Que les effusions sept fois renouvelées de ton Sang précieux, ô Jésus, reçoivent à jamais les bénédictions, les actions de grâces du ciel et de la terre, et nous assurent la vie éternelle ! Ainsi soit-il.

Marie immaculée, ma douce souveraine et ma tendre mère, je vous en supplie, mettez entre mes péchés et la justice divine, au moment suprême de la mort, le mystère de votre immaculée conception et le Sang que votre divin Fils répandit dans la voie douloureuse. Ainsi soit-il.

Litanies du Précieux Sang et Supplique

Hymne ADORO TE DEVOTE de saint Thomas d’Aquin

Angélus: le don de soi avec humilité est la véritable sagesse, selon Léon XIV

Angélus: le don de soi avec humilité est la véritable sagesse, selon Léon XIV

«Aller vers Jésus, c’est répondre à son amour et partager sa vie jusqu’à la croix», a dit le Pape ce dimanche 5 juillet, à l’occasion de la prière de l’Angélus. «Dans l’esclavage, le Christ est libération. Sous le fléau de la guerre, le Christ est espérance. À l’heure du péché, le Christ est pardon.»

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PAPE LÉON XIV

<ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
Dimanche, 5 juillet 2026

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Chers frères et sœurs, bon dimanche !

L’Évangile de la liturgie d’aujourd’hui (Mt 11, 25-30) nous invite à partager la louange que Jésus adresse au Père, « Seigneur du ciel et de la terre » (v. 25). Le Fils de Dieu fait homme manifeste son amour en associant chaque créature à cette action de grâce.

La simplicité d’un geste aussi spontané et joyeux correspond au style de Dieu qui aime se révéler « aux tout-petits », tandis qu’il reste caché « aux sages et aux savants » (cf. v. 25). Ceux-ci, en effet, sont tellement imbus de leurs propres idées qu’ils ne reconnaissent pas la présence du Christ, le Messie qui rend visite à son peuple. La sagesse humaine devient alors arrogance et la doctrine dégénère en orgueil.

La véritable sagesse de Dieu se révèle au contraire dans l’humilité de la chair et son enseignement s’adresse à ceux qui peinent le plus : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau » (v. 28), dit le Seigneur.

Aller vers Jésus, c’est répondre à son amour et partager sa vie jusqu’à la croix, comme il nous l’a expliqué lui-même : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mt 16, 24). C’est précisément ce don de soi par amour qui est le « joug » de Jésus (cf. Mt 11, 29), c’est-à-dire la synthèse de son enseignement, le cœur de sa sagesse, ardente de charité envers tous.

Frères et sœurs, comment le poids de la croix peut-il être « léger » et « doux » (cf. v. 30) ? Pour une seule raison : parce que le Seigneur le porte le premier et avec nous tous, sans jamais nous laisser seuls face à ce qui nous accable. En véritable maître, Jésus prend en charge l’humanité blessée par le mal, il en prendre soin. La sagesse qu’Il nous donne est alors une annonce de salut et son joug nous relève de toute chute.

À la suite du Christ, notre route n’est donc pas une ascèse qui mortifie : elle est une école de liberté, qui prend au sérieux le drame de l’histoire et en éclaire toujours le sens, surtout dans les moments les plus sombres. En effet, ce n’est que dans la croix de Jésus que le mal est racheté : ce n’est que dans sa passion que notre fatigue mortelle trouve réconfort et rédemption.

Dans l’esclavage, le Christ est libération. Sous le fléau de la guerre, le Christ est espérance. À l’heure du péché, le Christ est pardon. Telle est la vraie sagesse, c’est-à-dire le chemin que nous voulons parcourir ensemble, unis en tant que disciples en son nom.

Jésus nous l’enseigne en tant que Fils, en devenant notre frère : par la force du Saint-Esprit, il manifeste lui-même à l’Église la vérité sur Dieu et sur l’homme, car « personne ne connaît le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler » (v. 27).

Chers amis, tout en rendant grâce au Seigneur pour cette confiance pleine d’amour qu’il nous accorde, demandons l’intercession de Marie, Reine de la paix, pour le bien de l’Église et du monde entier.

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À l’issue de l’Angélus

Chers frères et sœurs,

jeudi dernier, le 2 juillet, au Sanctuaire de Tac Say au Vietnam, a été béatifié le prêtre François Xavier Tru’o’ng Bǚu, assassiné en 1946 par haine de la foi. Dans un contexte d’abus de pouvoir et de violence, il s’est fait le défenseur des droits des personnes et n’a pas abandonné ses paroissiens. Que son intercession et sa prière soutiennent les ouvriers de l’Évangile qui, aujourd’hui encore, se trouvent dans des situations de persécution.

Je salue avec affection tous ceux qui sont présents aujourd’hui sur la place Saint-Pierre !

Je souhaite la bienvenue aux pèlerins du Brésil et bienvenue à la chorale de l’Université de Mérida, au Venezuela. Je garde toujours dans mes prières les victimes du tremblement de terre et tout le peuple vénézuélien : que le Seigneur le soutienne en ce moment si difficile.

Je salue quelques groupes polonais : les nouveaux prêtres des Frères Mineurs Capucins de la province de Cracovie ; la chorale d’enfants de l’archidiocèse de Tódź, accompagnée de l’évêque auxiliaire, et le groupe du diocèse de Legnica.

Je salue les jeunes de Bellagio et la chorale « Jubilaeum » d’Augusta, en Sicile, avec le maire et le curé.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche !

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Texte proposé par l’Association de la Médaille miraculeuse

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