Sur le continent européen, la haine envers l’Église provoque la mort d’un séminariste slovaque de 37 ans, Ján Havlík, Né à Vlckovany (appelé aujourd’hui Dubovce), près de Skalica (Slovaquie), le 12 février 1928, étudiant avec des vœux dans la Congrégation de la Mission de Saint-Vincent-de-Paul.
Jeune homme généreux, ses actions témoignent des valeurs suprêmes de la foi. Témoin convaincu de l’Évangile, il a servi la vérité au prix de sa vie. Condamné à cause de sa foi par le régime communiste, il a passé 11 ans en prison et aux travaux forcés dans les mines d’uranium.
A la fin de sa vie, après 11 ans de souffrance, il a été libéré. Il est décédé le 27 décembre 1965 à Skalica, à l’âge de 37 ans, des suites des traitements inhumains subis pendant sa détention. Béatifié le 31 août 2024, à Sastin, dans la basilique des Sept Douleurs de la Vierge Marie, sa mémoire liturgique est célébrée le 12 février.
Troisième jour de la neuvaine – Sainte Bernadette, « tout pour les pécheurs »
Bernadette Lourdes 1858
L’Immaculée Conception a dit à Bernadette : « Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs!»
Au cours d’une de ces apparitions, Bernadette a creusé le sol pour y prendre de l’eau. L’eau de cette source est rapidement réputée miraculeuse et il commence à être question de guérisons. S’en tenant à ce qu’elle avait vu et entendu, Bernadette niera avoir été témoin de guérisons ou y avoir contribué. Elle dira : « On m’a dit qu’il y avait eu des miracles, mais à ma connaissance, non», déclare-t-elle en septembre 1858.
Cantique de Lourdes
Bienheureux les pauvres en esprit, Bienheureux les cœurs purs et les âmes,
Car ils verront la terre promise, Et Dieu leur ouvrira son Royaume.
Joie pour les pauvres ! Gloire à Bernadette ! Elle a vécu l’Évangile en plénitude.
Aimer, il suffit d’aimer.
Audience générale: la Parole de Dieu guide l’Église et l’envoie en mission
L’Audience générale de ce mercredi 11 février poursuit la relecture de la Constitution conciliaire Dei Verbum. Léon XIV s’arrête aujourd’hui sur le chapitre six du document, relatif à la centralité de la Parole de Dieu dans la vie de l’Église.
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LÉON XIV
AUDIENCE GÉNÉRALE
Salle Paul VI
Mercredi 11 février 2026
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Audience générale du 11 février 2026 – Catéchèse.
Les documents du Concile Vatican II
I. La Constitution dogmatique Dei Verbum 5. La Parole de Dieu dans la vie de l’Église
Chers frères et sœurs, bonjour, et bienvenue !
Dans la catéchèse d’aujourd’hui, nous nous méditerons sur le lien profond et vital qui existe entre la Parole de Dieu et l’Église, lien exprimé par la Constitution conciliaire Dei Verbum, au chapitre six. L’Église est le lieu propre de l’Écriture Sainte.
Sous l’inspiration du Saint-Esprit, la Bible est née du peuple de Dieu et est destinée au peuple de Dieu. Elle a pour ainsi dire son habitat dans la communauté chrétienne : c’est en effet dans la vie et dans la foi de l’Église qu’elle trouve l’espace où révéler sa signification et manifester sa force.
Vatican II rappelle que « L’Église a toujours vénéré les divines Écritures, comme elle le fait aussi pour le Corps même du Seigneur, elle qui ne cesse pas, surtout dans la sainte liturgie, de prendre le pain de vie sur la table de la Parole de Dieu et sur celle du Corps du Christ, pour l’offrir aux fidèles. » De plus, « l’Église eut et elle a toujours pour règle suprême de sa foi les Écritures, conjointement avec la sainte Tradition,» (Dei Verbum, 21).
L’Église ne cesse jamais de réfléchir à la valeur des Saintes Écritures. Après le Concile, un moment très important à cet égard a été l’Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques sur le thème « La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église », en octobre 2008.
Le Pape Benoît XVI en a récolté les fruits dans l’exhortation post-synodale Verbum Domini (30 septembre 2010), où il affirme : « Le lien intrinsèque entre la Parole et la foi met vraiment en évidence que l’authentique herméneutique de la Bible ne peut se situer que dans la foi ecclésiale, qui a dans le ‘oui’ de Marie, son paradigme. […] Le lieu originaire de l’interprétation scripturaire est la vie de l’Église. » (n°29).
Dans la communauté ecclésiale, l’Écriture trouve donc le cadre dans lequel elle peut accomplir sa tâche particulière et atteindre son but : faire connaître le Christ et ouvrir au dialogue avec Dieu. « L’ignorance de l’Écriture est en effet ignorance du Christ ». [1]
Cette célèbre expression de saint Jérôme nous rappelle le but ultime de la lecture et de la méditation de l’Écriture : connaître le Christ et, à travers Lui, entrer en relation avec Dieu, relation qui peut être comprise comme une conversation, un dialogue.
Et la Constitution Dei Verbum nous a présenté la Révélation précisément comme un dialogue, dans lequel Dieu parle aux hommes comme à des amis (cf. DV, 2). Cela se produit lorsque nous lisons la Bible dans une attitude intérieure de prière : alors Dieu vient à notre rencontre et entre en conversation avec nous.
La Sainte Écriture, confiée à l’Église, gardée et expliquée par elle, joue un rôle actif : en effet, par son efficacité et sa puissance, elle soutient et fortifie la communauté chrétienne. Tous les fidèles sont appelés à s’abreuver à cette source, tout d’abord dans la célébration de l’Eucharistie et des autres Sacrements.
L’amour des Saintes Écritures et la familiarité avec elles doivent guider ceux qui exercent le ministère de la Parole : évêques, prêtres, diacres, catéchistes. Le travail des exégètes et de ceux qui pratiquent les sciences bibliques est précieux ; et la place de l’Écriture est centrale pour la théologie, qui trouve dans la Parole de Dieu son fondement et son âme.
Ce que l’Église désire ardemment, c’est que la Parole de Dieu puisse atteindre chacun de ses membres et en nourrir le cheminement de foi. Mais la Parole de Dieu pousse également l’Église au-delà d’elle-même, elle l’ouvre continuellement à la mission envers tous. En effet, nous vivons entourés de tant de paroles, mais combien d’entre elles sont vides !
Parfois, nous entendons aussi des paroles sages, mais qui ne touchent pas notre destin ultime. La Parole de Dieu, en revanche, répond à notre soif de sens, de vérité sur notre vie. Elle est la seule Parole toujours nouvelle : en nous révélant le mystère de Dieu, elle est inépuisable, elle ne cesse jamais d’offrir ses richesses.
Très chers amis, en vivant dans l’Église, on apprend que l’Écriture Sainte est entièrement relative à Jésus-Christ, et on expérimente que c’est là la raison profonde de sa valeur et de sa puissance. Le Christ est la Parole vivante du Père, le Verbe de Dieu fait chair.
Toutes les Écritures annoncent sa Personne et sa présence salvatrice, pour chacun de nous et pour l’humanité tout entière. Ouvrons donc notre cœur et notre esprit pour accueillir ce don, à l’école de Marie, Mère de l’Église.
[1] S. Jérôme, Commentaire sur Isaïe, Prol. : PL 24, 17 B.
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Je salue cordialement les personnes de langue française, en particulier les pèlerins venus du Burundi, et de France, spécialement les étudiants de divers collèges et instituts.
Frères et sœurs, à l’école de Marie, Mère de l’Église, accueillons le Christ, Parole vivante de Dieu, qui réalise notre conversion intérieure, renouvelant notre esprit et notre cœur pour vivre selon l’Évangile.
Que Dieu vous bénisse !
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Résumé de la catéchèse du Saint-Père
Frères et sœurs, nous nous arrêterons aujourd’hui sur le lien profond et vital qui existe entre la Parole de Dieu et l’Église. Sous l’inspiration de l’Esprit Saint, la Bible est née du peuple de Dieu et est destinée au peuple de Dieu. Dans la communauté ecclésiale, l’Écriture trouve le cadre dans lequel elle peut accomplir sa mission particulière et atteindre son but : faire connaître le Christ et ouvrir au dialogue avec Dieu.
Le but ultime de la lecture et de la méditation des Écritures est de connaître le Christ et, à travers lui, d’entrer en relation avec Dieu. L’Écriture Sainte, avec son efficacité et sa puissance, apporte soutien et vigueur à la communauté chrétienne. L’amour et la familiarité avec les Saintes Écritures doivent guider ceux qui exercent le ministère de la Parole.
La Parole de Dieu ouvre continuellement l’Église à la mission envers tous. L’Écriture Sainte est entièrement liée à Jésus-Christ, et c’est la raison profonde de sa valeur et de sa puissance. Le Christ est la Parole vivante du Père, le Verbe de Dieu fait chair.