Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts ressuscitent, l’Évangile est annoncé aux pauvres. Matthieu 11.
D’après LE MOIS DE JÉSUS – MALINES 1839
Ier Point.
IHS extrait des armes du Pape François
Jésus étant venu établir sur la terre une religion nouvelle qui devait prendre la place de la religion judaïque, et abolir la plupart des cérémonies anciennes, il était nécessaire qu’il opérât des choses merveilleuses pour faire connaître aux hommes la divinité de sa mission.
Il est vrai que les prophètes avaient depuis longtemps annoncé qu’il naîtrait un rédempteur à Israël, qu’il réconcilierait le Ciel avec la terre, ils avaient même fixé l’époque prescrite de son apparition dans le monde ; mais comme les saintes Écritures étaient, pour le peuple Juif, remplies d’obscurité, le Fils de Dieu n’aurait point été reconnu s’il n’eût révélé sa divinité par des signes frappants et extraordinaires.
Un grand défenseur de la Trinité, Hilaire de Poitiers
Saint Hilaire de Poitiers
Mémoire de saint Hilaire, évêque et docteur de l’Église. Élevé au siège épiscopal de Poitiers au milieu du IVe siècle, sous l’empereur Constance attaché à l’hérésie arienne, il en fut le premier évêque connu avec certitude.
Il défendit courageusement par ses écrits la foi de Nicée sur la Trinitéet la divinité du Christ dans une Gaule acquise à l’arianisme, ce qui lui valut d’être exilé quatre ans en Phrygie. Il composa également des commentaires célèbres sur les psaumes et sur l’Évangile de Matthieu. Revenu d’Orient pour finir ses jours à Poitiers, il mourut en 367. (D’après le martyrologe Romain)
A l’occasion de l’audience générale du 10 octobre 2007, Benoît XVI a évoqué la grande figure d’Hilaire de Poitiers.
Probablement né païen en 310, dans une famille aristocratique locale, il se convertit à l’issue d’un processus de recherche de la vérité. Élu évêque de sa ville natale en 353, il s’opposa à l’arianisme qui niait la nature divine de Jésus-Christ, ce qui lui valut trois ans plus tard d’être exilé en Phrygie sur ordre de l’empereur Constance. Ce dernier avait embrassé les décisions du synode de Béziers majoritairement composé d’ariens. L’empereur étant mort, Hilaire put rentrer à Poitiers en 361, où il mourut six ans plus tard.
Dans son œuvre principale, De Trinitate, Hilaire expose son « cheminement personnel vers la connaissance de Dieu et démontre que l’Écriture atteste avec clarté la divinité du Fils, sa ressemblance au Père dans l’Évangile comme dans l’Ancien Testament qui dévoile le mystère du Christ ». Le saint évêque « a développé sa théologie trinitaire à partir de la formule baptismale même donnée par le Père: au nom du Père, du Fils et de l’Esprit ».
Saint Hilaire offre aussi des règles de lecture de l’Évangile, écrivant aussi que « certaines pages de l’Écriture annoncent Jésus comme étant Dieu, tandis que d’autres soulignent son humanité… Des passages montrent sa préexistence aux côtés du Père…, rapportent son incarnation et jusqu’à sa mort…et sa résurrection ».
Malgré sa ferme opposition aux ariens, Hilaire était conciliant avec ceux qui acceptaient de confesser que le Fils était à l’image du Père en essence, tout en s’efforçant de les ramener à la foi véritable: non seulement ressemblance mais égalité…dans la nature divine.
Dans un esprit de conciliation il cherchait à comprendre ceux qui ne parvenaient pas à la vérité, et il les aidait avec patience et intelligence théologique à atteindre la foi authentique en la divinité de Jésus.
« Étant tout amour, Dieu est en mesure de communiquer sa pleine divinité au Fils. En assumant la nature humaine, le Fils s’est uni à tout homme… ce pour quoi la voie vers le Christ est ouverte à chacun de nous… s’il y a conversion personnelle ».
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Faisons nôtre la prière de saint Hilaire de Poitiers : « Je t’en prie, conserve pure cette foi droite qui est la mienne et donne-moi également, jusqu’à mon dernier soupir, cette voix de ma conscience, afin que je reste toujours fidèle à ce que j’ai professé dans le symbole proclamé lors de ma nouvelle naissance, lorsque j’ai été baptisé dans le Père, dans le Fils et dans l’Esprit Saint » (Traité de la Trinité, XII, 57).
Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse
Angélus: «Dieu ne regarde pas le monde de loin,
sans toucher notre vie, nos maux et nos attentes»
Avant de réciter la prière de l’Angélus, Léon XIV a partagé aux fidèles sa réflexion sur le sens du baptême de Jésus, célébré ce dimanche et rapporté dans l’évangile de Matthieu. Le Pape a invité à se souvenir de ce don reçu qu’est le sacrement du baptême, qui engage chaque chrétien «à en témoigner avec joie et cohérence».
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FÊTE DU BAPTÊME DU SEIGNEUR
PAPE LÉON XIV
ANGÉLUS
Place Saint-Pierre
Dimanche 11 janvier 2026
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Chers frères et sœurs, bon dimanche !
La fête du Baptême de Jésus, que nous célébrons aujourd’hui, marque le début du temps ordinaire : ce temps de l’année liturgique nous invite à suivre ensemble le Seigneur, à écouter sa Parole et à imiter ses gestes d’amour envers le prochain.
C’est ainsi, en effet, que nous confirmons et renouvelons notre baptême, ce sacrement qui fait de nous des chrétiens, nous libérant du péché et nous transformant en enfants de Dieu, par la puissance de son Esprit de vie.
L’Évangile que nous entendons aujourd’hui raconte comment naît ce signe efficace de la grâce. Lorsqu’il se fait baptiser par Jean dans le Jourdain, Jésus voit « l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui » (Mt 3, 16).
Au même moment, du ciel ouvert, on entend la voix du Père qui dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé » (v. 17). Alors toute la Trinité se rend présente dans l’histoire : comme le Fils descend dans les eaux du Jourdain, ainsi le Saint-Esprit descend sur lui et, à travers lui, nous est donné comme force de salut.
Très chers amis, Dieu ne regarde pas le monde de loin, sans toucher notre vie, nos maux et nos attentes ! Il vient parmi nous avec la sagesse de son Verbe fait chair, nous impliquant dans un projet d’amour surprenant pour toute l’humanité.
C’est pourquoi Jean-Baptiste, émerveillé, demande à Jésus : « Toi, tu viens à moi ? » (v. 14). Oui, dans sa sainteté, le Seigneur se fait baptiser comme tous les pécheurs pour révéler l’infinie miséricorde de Dieu.
Le Fils unique, en qui nous sommes frères et sœurs, vient en effet pour servir et non pour dominer, pour sauver et non pour condamner. Il est le Christ rédempteur : il prend sur lui ce qui est nôtre, y compris le péché, et nous donne ce qui est sien, c’est-à-dire la grâce d’une vie nouvelle et éternelle.
Le sacrement du baptême réalise cet événement en tout temps et en tout lieu, en introduisant chacun de nous dans l’Église, qui est le peuple de Dieu, formé d’hommes et de femmes de toutes nations et de toutes cultures, régénérés par son Esprit. Consacrons donc cette journée à nous souvenir du grand don reçu, en nous engageant à en témoigner avec joie et cohérence.
Aujourd’hui même, j’ai baptisé quelques nouveau-nés, qui sont devenus nos nouveaux frères et sœurs dans la foi : comme il est beau de célébrer comme une seule famille l’amour de Dieu qui nous appelle par notre nom et nous libère du mal !
Le premier des sacrements est un signe sacré qui nous accompagne pour toujours. Dans les heures sombres, le baptême est lumière ; dans les conflits de la vie, le baptême est réconciliation ; à l’heure de la mort, le baptême est la porte du ciel.
Prions ensemble la Vierge Marie, en lui demandant de soutenir chaque jour notre foi et la mission de l’Église.
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À l’issue de l’Angélus
Chers frères et sœurs,
comme je l’ai déjà dit, ce matin, selon la coutume de la fête du Baptême de Jésus, j’ai baptisé quelques nouveau-nés, enfants d’employés du Saint-Siège. Je voudrais maintenant étendre ma bénédiction à tous les enfants qui ont reçu ou recevront le baptême ces jours-ci, à Rome et dans le monde entier, en les confiant à la protection maternelle de la Vierge Marie.
Je prie tout particulièrement pour les enfants nés dans des conditions difficiles, tant sur le plan de la santé que des dangers extérieurs. Que la grâce du baptême, qui les unit au mystère pascal du Christ, agisse efficacement en eux et dans leurs familles.
Mes pensées vont vers ce qui se passe ces jours-ci au Moyen-Orient, en particulier en Iran et en Syrie, où des tensions persistantes provoquent la mort de nombreuses personnes. Je souhaite et je prie pour que le dialogue et la paix soient cultivés avec patience, dans la recherche du bien commun de toute la société.
En Ukraine, de nouvelles attaques particulièrement graves, visant principalement les infrastructures énergétiques alors que le froid s’intensifie, touchent durement la population civile. Je prie pour ceux qui souffrent et je renouvelle mon appel à cesser les violences et à intensifier les efforts pour parvenir à la paix.
Et maintenant, je salue tous les Romains et les pèlerins présents aujourd’hui sur la place Saint-Pierre. Merci, thank you, muchas gracias !
Je salue en particulier le groupe de l’école « Everest » de Madrid et l’association Bambini Fratelli de Guadalajara au Mexique : Dejemos que los niños sueñen.