Prière à la Vierge Marie pour demander une âme équilibrée

Prière à la Vierge Marie pour demander une âme équilibrée

L'annonce à Marie
L’annonce à Marie

Pour ce samedi, comme Associés de la Médaille Miraculeuse, il est bon de nous tourner vers la Sainte Mère de Dieu. Pour cela nous pouvons prendre cette prière du P.  Ludovic Giraud :

Sainte Vierge Marie, versez dans nos âmes un peu de votre âme, dans nos cœurs un peu de votre amour, dans nos volontés un peu de vos vertus.

De toutes vos vertus, nous ne vous demandons pas telle ou telle vertu. Nous vous les demandons toutes. Nous vous les demandons dans leur équilibre. Car c’est ce qui nous frappe en vous, cet équilibre des vertus…

Notre-Dame de l’Immaculée-Conception, Vierge de toute rectitude, donnez-nous la droiture en tout, l’horreur du mensonge, la passion de la vérité.

Faites-nous parler comme nous pensons, agir comme nous parlons, afin que nos paroles et toute notre vie ne soient que l’écho de nos convictions profondes et d’un profond amour.

Vierge silencieuse du Temple, apprenez-nous à savoir nous taire afin de savoir bien parler.

Inspirez-nous, dans notre apostolat, les mots qu’il faut dire, les reproches qu’il faut faire, les éloges qu’il faut donner — et au moment qui convient.

Vierge prudente et enthousiaste de l’Annonciation, apprenez-nous à réfléchir, à observer, à interroger ; puis, quand nous avons décidé, à nous engager hardiment, à courir le risque de la route, et à entraîner à notre suite les volontés défaillantes.

Vierge empressée et discrète de la Visitation, donnez à notre vie cet élan généreux qui pousse à aller aux autres, à s’offrir à tous, à se mettre au service de tous.

Et, dans ce service du prochain, enseignez-nous l’art difficile de s’offrir sans s’imposer, de persuader sans contraindre, de respecter la liberté des âmes et de savoir attendre l’heure de Dieu.

Vierge généreuse et détachée de la Nativité, apprenez-nous à donner sans compter, sans regarder ni ce que nous donnons ni ceux à qui nous donnons — comme Dieu fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants… comme Vous qui avez offert votre Fils Jésus à ceux qui vinrent à Lui comme à ceux qui Le repoussèrent.

Vierge obéissante de la Purification, ouvrez nos cœurs aux exigences de l’amour de notre Dieu.

Apprenez-nous à Le reconnaître en tout — en tout événement, en toute personne, en toute épreuve, en toute joie. Et, en toutes ces rencontres avec Lui, à répondre à son appel.

Vierge abandonnée de la Fuite en Égypte, apprenez-nous à obéir promptement, complètement, joyeusement.

Et, sur les chemins où quelquefois nous peinons, donnez-nous un cœur d’enfant, pour ne jamais douter de l’Amour qui nous accueillera au terme de la route.

Vierge très soumise du Recouvrement au Temple, apprenez-nous à savoir nous taire devant les desseins souvent mystérieux de Dieu sur nous ; à adorer sa Volonté souveraine et à y adhérer d’un cœur qui n’hésite pas, même quand notre esprit cherche et tâtonne et ne comprend pas.

Vierge industrieuse et recueillie de Nazareth, donnez-nous le respect du travail et le culte du devoir. Enseignez-nous à le remplir en toute perfection, jusque dans le détail.

Rendez-nous industrieux sans agitation, actifs sans dispersion, recueillis sans paresse, attentifs à la voix de Dieu sans être indifférents à la voix de nos frères.

Vierge adroite et charitable de Cana, apprenez-nous à agir plus qu’à parler ; et, quand nous agissons, à aller au but sans détours.

Rendez-nous souples devant les difficultés pour mieux les vaincre, humbles à l’égard de ceux à qui nous rendons service, afin que les services que nous rendons n’offusquent aucune susceptibilité, ne blessent aucune fierté.

Vierge effacée de Galilée, donnez-nous le goût des tâches obscures connues de Dieu seul.

Apprenez-nous à prier et à offrir encore plus qu’à agir ; et, quand nous agissons, à remplir notre action de silence et d’offrande.

Rendez-nous simples en parlant, humbles en commandant, détachés de nos propres idées, uniquement sensibles à la vérité, aux besoins de nos frères et à la gloire de Dieu.

Vierge forte et douce de la Passion, donnez-nous cette énergie tranquille que rien n’effraie, que rien n’abat, que rien n’arrête, et qui, sans éclat mais sans fléchissement, sait rester fidèle à la route choisie.

Vierge fervente du Cénacle, Reine du respect et de l’amour, écartez de nos âmes la peur servile des esclaves. Mais donnez-nous la crainte de Dieu — cette crainte filiale faite de confiance devant ses bontés, de respect devant sa grandeur et du souci de ses droits sur nous.

Accordez-nous une âme simple et hardie, entreprenante et circonspecte, enfantine et maîtresse de soi,
Pure surtout et rectiligne et nette en tout et toujours,
Nette de toute compromission, de tout mensonge, de toute lâcheté, de toute bassesse,
avide de beauté et de courage, de miséricorde et de justice.

Et toutes ces vertus, versez-les dans le cœur de ceux qui nous entourent
ou qui se confient à nous, afin qu’à votre suite,
nous suivions sans défaillance cette route montante et lumineuse qui, d’étape en étape,
nous conduira tous ensemble, en équipe et joyeusement, jusqu’au grand rendez-vous.
Amen.

Et surtout, ô Notre-Dame, faites-nous grandir dans la vertu qui résume tout : donnez-nous la charité.
Donnez-nous de partager ce que nous avons avec ceux qui n’ont rien; et, quand nous avons besoin de quelque chose, de demander simplement à ceux qui peuvent nous le donner.

Saint Benoît, Patron de l’Europe

Saint Benoît, Patron de l’Europe

Saint Benoît est représenté au centre de la médaille. Dans sa main droite, il tient une croix. La croix représente la puissance salvatrice du Christ et l’œuvre d’évangélisation accomplie par les bénédictins tout au long des siècles. Dans sa main gauche, un livre contenant la sainte Règle de son ordre.
Saint Benoît est représenté au centre de la médaille. Dans sa main droite, il tient une croix. La croix représente la puissance salvatrice du Christ et l’œuvre d’évangélisation accomplie par les bénédictins tout au long des siècles. Dans sa main gauche, un livre contenant la sainte Règle de son ordre. Au milieu est écrit: Crux Sancti Patris Benedicti (La Croix du saint père Benoît). Autour de la bordure est écrit : Ejus in obitu n(ost)ro praesentia muniamur (Que dans notre mort nous soyons fortifiés par sa présence).

Aujourd’hui est célébrée la fête de saint Benoît Abbé, Patron de l’Europe. Né à Nursie aux alentours de 480, Benoît accomplit ses études initiales à Rome mais, déçu par la vie de la ville, il se retira à Subiaco, où il demeura pendant près de trois ans dans une grotte – le célèbre « sacro speco » – se consacrant entièrement à Dieu.

À Subiaco, se servant des ruines d’une villa cyclopéenne de l’empereur Néron, il construisit avec ses premiers disciples plusieurs monastères, donnant vie à une communauté fraternelle fondée sur le primat de l’amour du Christ, dans laquelle la prière et le travail s’alternaient de façon harmonieuse dans une louange à Dieu.

Quelques années plus tard, sur le Mont Cassin, il donna sa forme définitive à ce projet, et le mit par écrit dans la « Règle », la seule de ses œuvres qui nous soit parvenue. Sur les cendres de l’Empire romain, Benoît, recherchant avant tout le Royaume de Dieu, jeta, peut-être même sans s’en rendre compte, la semence d’une nouvelle civilisation qui devait se développer, en intégrant les valeurs chrétiennes à l’héritage classique, d’une part, et aux cultures germanique et slave, de l’autre.

Il existe un aspect typique de sa spiritualité, que je voudrais souligner en particulier aujourd’hui. Benoît ne fonda pas une institution monastique ayant pour but principalement l’évangélisation des peuples barbares, comme d’autres grands moines missionnaires de l’époque, mais il indiqua à ses disciples comme objectif fondamental et même unique de l’existence, la recherche de Dieu : « Quaerere Deum ».

Il savait toutefois que, lorsque le croyant entre en relation profonde avec Dieu, il ne peut se contenter de vivre de façon médiocre à l’enseigne d’une éthique minimaliste et d’une religiosité superficielle. On comprend alors mieux, sous cette lumière, l’expression que Benoît tira de saint Cyprien et qui résume dans sa Règle (IV, 21) le programme de vie des moines : « Nihil amori Christi praeponere », « Ne rien placer au-dessus de l’amour du Christ ».

C’est en cela que consiste la sainteté, proposition valable pour chaque chrétien et devenue une véritable urgence pastorale à notre époque où l’on ressent le besoin d’ancrer la vie et l’histoire à de solides références spirituelles.

Un modèle sublime et parfait de sainteté est représenté par la Très Sainte Vierge Marie, qui a vécu en communion constante et profonde avec le Christ. Nous invoquons son intercession, avec celle de saint Benoît, afin que le Seigneur multiplie, également à notre époque, le don d’hommes et de femmes qui, à travers une foi éclairée, témoignée dans la vie, soient dans ce nouveau millénaire le sel de la terre et la lumière du monde.

BENOÎT XVI – ANGÉLUS, place Saint-Pierre, dimanche 10 juillet 2005 (saint Benoît un saint qui lui était particulièrement cher, comme on peut le deviner à travers le choix de son nom)

© Copyright 2005 – Libreria Editrice Vaticana

texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Neuvaine à Notre Dame du Mont Carmel : quatrième jour

Jour 4 : Marie, Mère du bon conseil

Notre Dame remettant le chapelet à saint Dominique et le saint scapulaire à saint Simon de Stock
Notre Dame remettant le chapelet à saint Dominique et le saint scapulaire à saint Simon de Stock

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Lorsque vous nous avez donné, ô Notre Dame, le Scapulaire comme notre Habit, Vous nous avez appelés à être non seulement des serviteurs, mais aussi vos propres enfants. Nous vous demandons de nous obtenir de votre  Fils la grâce de vivre comme Vos enfants dans la joie, la paix et l’amour. (Mentionnez votre demande ici)

Notre-Dame du Mont Carmel, priez pour nous.

I. Dans la Bible

Le troisième jour, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Jn 2, 1-7

II. Marie, Mère du bon conseil

St Jean de la Croix, Cantique Spirituel A, 2, 8 (daté de 1584) :
Celui qui aime sagement ne se met pas en peine de demander ce qui lui manque ou ce qu’il désire : il se contente d’exposer son besoin, laissant au Bien-Aimé [le soin] de faire ce qui lui plaira. La bienheureuse Vierge en agit ainsi aux noces de Cana en Galilée. Elle n’adressa pas à son cher Fils de demande directe ; elle se contenta de lui dire : ‘ils n’ont pas de vin’ (Jean 2, 3).

III . À l’école de Marie

La sobriété du récit de Cana est étonnante : un manque de vin dont la cause reste inconnue, quelques mots de Marie, et un simple ordre de Jésus. Dans cette sobriété, la demande de Marie expose les besoins d’un monde qui n’est pas achevé, sa foi s’en remet totalement à Jésus.

Cette simplicité est en fait difficile ! Pour nous, acceptons-nous de regarder nos besoins en face ? Ou croyons-nous que nous allons nous en sortir tout seuls ? L’école de Marie est une école d’humanité, où nous apprenons à reconnaître notre condition d’êtres limités – mais aussi sauvés, rejoints par Dieu ! Il attend seulement que nous tendions nos mains pour les remplir des dons les meilleurs…

Aujourd’hui, quel besoin pressant ai-je à regarder en face dans ma vie, celle de mes proches, celle du monde ? Voudrais-je le confier à l’intercession de Marie dans une attitude de foi ?

IV . Prière de la neuvaine

Ô Marie, fleur et beauté du Carmel,
Vigne fructueuse, splendeur du ciel,
Vierge et Mère du Fils de Dieu,
Penchez-vous vers nous dans nos nécessités !
(formuler ici votre demande)
Ô Etoile de la mer,
Venez à notre aide et montrez-vous notre Mère !
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Nous vous implorons humblement du fond de notre cœur :
Que rien ne résiste à votre intercession toute-puissante.
Notre Dame du Mont Carmel, priez pour nous.
Amen.

LITANIES DU MONT CARMEL

site officiel en France