saint Pierre Chrysologue

saint Pierre Chrysologue

Pierre Chrysologue - mosaïques Ravenne
Pierre Chrysologue – mosaïques Ravenne

Le théologien Pierre, surnommé Chrysologue, conseiller du pape Léon Ier (406-450) fut évêque de Ravenne de 433 à sa mort en 451 et est docteur de l’Église. Le surnom de « Chrysologue » (« aux paroles d’or ») lui vient de son éloquence. Doté du nom de l’Apôtre Pierre, il accomplit le même ministère, si bien qu’il ramena des foules dans le filet de la doctrine céleste et qu’il les nourrit de la douceur de la parole de Dieu. Sa mort survint un 31 juillet, vers 450, près de Forum Cornelii en Émilie. (Martyrologe romain)

Voici ce qu’en rapporte Dom Guéranger :

Nous honorons aujourd’hui saint Pierre Chrysologue, le pieux Pontife de Ravenne. Son éloquence pastorale lui acquit une haute réputation, et il nous est resté un grand nombre de ses sermons. On y recueille une foule de traits de la plus exquise beauté… Le mystère de l’Incarnation y est souvent traité, et toujours avec une précision et un enthousiasme qui révèlent la science et la piété du saint évêque.

Son admiration et son amour envers Marie Mère de Dieu qui avait, en ce siècle, triomphé de ses ennemis par le décret du concile d’Éphèse, lui inspirent les plus beaux mouvements et les plus heureuses pensées. Nous citerons quelques lignes sur l’Annonciation :

« A la Vierge Dieu envoie un messager ailé. C’est lui qui sera le porteur de la grâce ; il présentera les arrhes et en recevra le retour. C’est a lui qui rapportera la foi donnée, et qui, après avoir conféré la récompense à une si haute vertu, remontera en hâte porteur de la promesse virginale.

L’ardent messager s’élance d’un vol rapide vers la Vierge ; il vient suspendre les droits de l’union humaine ; sans enlever la Vierge à Joseph, il la restitue au Christ à qui elle fut fiancée dès l’instant même où elle était créée ‘. C’est donc son épouse que le Christ reprend, et non celle d’un autre ; ce n’est pas une séparation qu’il opère, c’est lui qui se donne à sa créature en s’incarnant en elle.

« Mais écoutons ce que le récit nous raconte de l’Ange. Étant entré près d’elle, il lui dit : Salut, ô pleine de grâce ! le Seigneur est avec vous. De telles paroles annoncent déjà le don céleste ; elles n’expriment pas un salut ordinaire. Salut ! c’est-à-dire : recevez la grâce, ne tremblez pas, ne songez pas à la nature. Pleine de grâce, c’est-à-dire : en d’autres réside la grâce, mais en vous résidera la plénitude de la grâce.

Le Seigneur est avec vous : qu’est-ce à dire ? sinon que le Seigneur n’entend pas seulement vous visiter, mais qu’il descend en vous, pour naître de vous par un mystère tout nouveau. L’Ange ajoute : Vous êtes bénie entre toutes les femmes : pourquoi ? parce que celles dont Eve la maudite déchirait les entrailles, ont maintenant Marie la bénie qui se réjouit en elles, qui les honore , qui devient leur type. Eve, par la nature, n’était plus que la mère des mourants ; Marie devient, par la grâce, la mère des vivants (sermon CXI). »

Dans le discours suivant, le saint Docteur nous enseigne avec quelle profonde vénération nous devons contempler Marie en ces jours où Dieu réside encore en elle. « Quand il s’agit, dit-il, de l’appartement intime du roi, de quel mystère, de quelle révérence, de quels profonds égards ce lieu n’est-il pas entouré? L’accès en est interdit à tout étranger, à tout immonde, à tout infidèle.

Les usages des cours disent assez combien doivent être dignes et fidèles les services que l’on y rend ; l’homme vil, l’homme indigne seraient-ils soufferts à se rencontrer seulement aux portes du palais ? Lors donc qu’il s’agit du sanctuaire secret de l’Époux divin, qui pourrait être admis, s’il n’est intime, si sa conscience n’est pure, si sa renommée n’est honorable, si sa vie n’est vertueuse ?

Dans cet asile sacré, où un Dieu possède la Vierge, la virginité sans tache a seule le droit de pénétrer. Vois donc, ô homme, ce que tu as, ce que tu peux valoir, et demande-toi si tu pourrais sonder le mystère de l’Incarnation du Seigneur, si tu as mérité d’approcher de l’auguste asile où repose encore en ce moment la majesté tout entière du Roi suprême, de la Divinité en personne. »

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Petite prière à Marie, Mère de Jésus

Petite prière à Marie,
Mère de Jésus

Notre-Dame de Verdun
Notre-Dame de Verdun – église de Bar-le-Duc

Sainte Marie, Mère de Dieu,
tu as donné au monde la vraie lumière,
Jésus, ton fils – Fils de Dieu.
Montre-nous Jésus.
Guide-nous vers Lui.
Enseigne-nous à Le connaître et à L’aimer,
afin que nous puissions, nous aussi,
devenir capables d’un amour vrai
et être source d’eau vive
au milieu d’un monde assoiffé.

Angélus: Jésus Christ, le trésor caché qui transforme la vie

Angélus: Jésus Christ, le trésor caché qui transforme la vie

L’Église est une communion de personnes différentes mais toutes sont «appelées à se reconnaître une en Jésus-Christ, Lui, le trésor caché, la perle précieuse, le filet qui rassemble ceux qui sont dispersés», a souligné le Pape ce dimanche 26 juillet dans sa méditation qui a précédé la prière mariale de l’angélus à Castel Gandolfo, où il poursuit son séjour estival.
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PAPE LÉON XIV

ANGÉLUS

Place de la Liberté (Castel Gandolfo)
Dimanche 26 juillet 2026

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Chers frères et sœurs, bon dimanche !

Au centre de l’enseignement de Jésus, l’on trouve le mystère du Royaume de Dieu, que l’Évangile d’aujourd’hui compare à une perle et à un trésor (cf. Mt 13, 44-52). Les paraboles laissent entrevoir la surprise de celui qui trouve ce qu’il ne pouvait même pas espérer, au point que vendre ou tout abandonner n’apparaît plus comme un renoncement, mais comme un gain.

En effet, dès les premières pages, les évangélistes décrivent l’appel de Jésus à le suivre comme irrésistible : libre, certes, mais urgent et capable de susciter une réponse immédiate et animée par le désir.

C’est là un premier aspect important de la manière dont Dieu est proche et se laisse trouver : la rencontre avec son Royaume est un tournant qui ne restreint pas la vie, mais l’élargit. Si quelque chose doit désormais changer, c’est pour offrir davantage de possibilités, et non pour en retirer.

Il y a un deuxième aspect auquel Jésus semble accorder beaucoup d’importance : celui qui trouve le trésor caché dans le champ est probablement un paysan ; la perle, en revanche, est reconnue comme ayant une grande valeur par un marchand, peut-être un voyageur. Viennent ensuite deux autres paraboles dont les protagonistes sont des pêcheurs et un scribe expert en choses anciennes et nouvelles.

Il y en a d’autres encore, où le Royaume se laisse entrevoir chez une femme qui pétrit la farine, chez une autre qui range sa maison, chez un roi qui prépare la guerre, chez un homme qui projette de construire une tour, chez des administrateurs qui gèrent des paiements ou des investissements, chez des bergers et des agriculteurs. En somme, le Royaume de Dieu révèle son inestimable beauté sous différentes formes, mais il appelle tout le monde – hommes et femmes, jeunes et personnes âgées, pauvres et riches – à un profond renouveau. Tous peuvent le saisir et sont attirés par lui.

Aujourd’hui encore, l’Église est une communion de personnes différentes par leur origine, leur culture, leurs compétences, leur niveau de responsabilité, mais toutes appelées à se reconnaître comme « un » en Jésus-Christ : c’est Lui le trésor caché, la perle précieuse, le filet qui rassemble ceux qui sont dispersés.

En effet, dès le début, Jésus a appelé et rassemblé autour de lui des personnes qui, autrement, ne se seraient jamais côtoyées. C’est ainsi qu’il a montré que Dieu ne fait pas acception de personnes et que son élection est une prédilection, en particulier pour ceux qui sont petits et mis au rebut.

Frères et sœurs, il ne nous reste plus qu’à demander un don, celui-là même que le jeune roi Salomon avait invoqué (cf. 1 R 3, 5.7-12). C’est le don de discerner la perle de grande valeur, de savoir reconnaître le trésor pour lequel il vaut la peine de tout vendre.

Alors que l’industrie de la consommation modifie nos goûts, suscitant sans cesse de nouveaux besoins pour ensuite nous vendre des réponses qui ne rassasient pas et empoisonnent parfois le cœur, nous devons apprendre à saisir ce qui compte vraiment : le trésor de la relation avec Dieu qui nous ouvre à la joie et nous aide à vivre au mieux nos relations les uns avec les autres.

Que l’intercession de Marie, Trône de la Sagesse, oriente notre désir de vie vers Jésus, afin qu’il se réalise en plénitude.

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À l’issue de l’Angélus

Chers frères et sœurs,

hier, au Liban, a été béatifié Elias Hoyek, patriarche d’Antioche des Maronites de 1899 à 1931 et fondateur de la Congrégation des Sœurs maronites de la Sainte Famille. Il a guidé pendant plus de trente ans l’Église maronite avec un grand dévouement et une grande sensibilité pastorale.

Homme de dialogue et d’espérance, il a été une figure de référence lumineuse sur le plan ecclésial, social et politique, au point d’être surnommé « Père du Grand Liban ». Que la prière et l’intercession du nouveau Bienheureux accompagnent toujours les fidèles maronites du monde entier et obtiennent le don de la paix pour tout le peuple libanais, qui m’est si cher.

Je suis avec appréhension la persistance et l’aggravation de la violence en Terre Sainte, dont de nombreux civils ont également été victimes ces derniers temps, en Cisjordanie et à Gaza.

Je lance un appel pressant pour que l’on revienne à la négociation d’une solution politique équitable, fondée sur l’égale dignité et l’égalité des droits de chaque personne humaine, et pour que l’on rejette toute nouvelle action militaire et toute décision unilatérale, en particulier celles qui violent le respect et le status quo des lieux saints de toutes les confessions religieuses.

Je renouvelle également mon appel concernant la situation dans l’ensemble du Moyen-Orient, où l’intensification des opérations militaires a ravivé la violence et la destruction, mettant gravement en danger la vie de nombreux civils et aggravant la pénurie d’eau potable et d’électricité.

Du fond du cœur, j’exhorte toutes les parties concernées à suspendre les attaques et à rouvrir d’urgence des espaces de dialogue et de diplomatie, afin de parvenir au plus vite à la paix, tant désirée pour toute la région.

Continuons à prier pour tous les peuples du monde qui souffrent à cause de la guerre. Que le Seigneur touche les cœurs et éclaire l’esprit des responsables, afin que l’on parvienne rapidement à la réconciliation et à la paix.

Face aux incendies dévastateurs qui ont touché ces derniers jours plusieurs localités en France et en Espagne, je tiens à exprimer ma solidarité et j’invite chacun à prier pour les personnes touchées et pour le travail des secouristes.

Aujourd’hui, nous célébrons la VIe Journée Mondiale des Grands-parents et des Personnes âgées, dont le thème s’inspire des paroles du prophète Isaïe : « Je ne t’oublierai jamais » (Is 49, 15).

Remercions ensemble le Seigneur pour le don que représentent les personnes âgées pour l’Église et pour la société, et engageons-nous à respecter et à valoriser leur rôle précieux, ainsi qu’à leur garantir, en toutes circonstances, l’attention et l’aide qui leur sont dues.

Je vous salue chaleureusement, vous tous qui êtes ici présents, que vous soyez résidents ou venus de différentes régions d’Italie et du monde entier !

Je souhaite tout particulièrement la bienvenue aux pèlerins de l’Œuvre de l’Église et aux évêques qui les accompagnent ; je salue et souhaite la bienvenue  aux enfants de la « Maison de la Miséricorde » de Tchortkiv, en Ukraine, accueillis par la paroisse Saint-Michel-Archange de Nocera Superiore.

Bienvenue aux adolescents de la paroisse de Manerbio ; aux participants à la Rencontre internationale des jeunes organisée à l’occasion du bicentenaire de la mort de sainte Jeanne-Antide Thouret ; aux jeunes pèlerins du mouvement d’étudiants catholiques Önze-Lieve-Vrouw Ster-Der-Zee de Maldegem, en Belgique, ainsi qu’aux élèves de l’École des carabiniers de Velletri, accompagnés de leur aumônier et de leurs officiers.

Je salue les membres de la Catholic Men Association of Cameroon.

Je pense tout particulièrement aux participants à la Fête des Pêches de Castel Gandolfo, qui sont venus apporter leurs fruits pour la Bénédiction.

Ce soir, à Rome, sur le Tibre, aura lieu la procession de la Vierge « Fiumarola » : que Marie, Mère de Jésus, accorde aux participants à cette belle tradition et à chacun de nous de vivre chaque jour selon les enseignements de l’Évangile !

Et à chacun de vous, je souhaite de tout cœur un bon dimanche !

Texte proposé par l’Association de la médaille Miraculeuse

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