Le Pape à Bahreïn pour approfondir le dialogue interreligieux

Le Pape François s’est envolé jeudi 3 novembre pour le Bahreïn. Pour ce 39e voyage apostolique, le Saint-Père rencontre une petite communauté catholique immergée dans un royaume qui applique la loi islamique, la charia, tout en garantissant la liberté de culte aux autres religions.
Peu après son arrivée à Bahreïn, le Pape François s’est exprimé devant les autorités – dont le roi -, les représentants de la société civile et le corps diplomatique. Venu comme « pèlerin de paix », le Saint-Père a dressé un panorama des points forts et des défis de ce petit État du Golfe, qui résonnent avec l’actualité mondiale.
Deuxième jour et deuxième discours à Bahreïn, le Saint-Père a clôturé le forum pour le dialogue entre Orient et Occident organisé à Awali Le Pape y a dénoncé l’esprit de guerre recouvrant la maison commune de cendres et de haine. Il s’est entretenu avec le roi Hamad ben Issa Al Khalifa.
Pour son troisième discours au Bahreïn, le Pape s’est exprimé devant les membres du Conseil des sages musulmans, vendredi 4 novembre, à la mosquée du palais Sakhir d’Awali et avec le grand imam Al-Tayeb, avec lequel il a signé le Document pour la fraternité humaine, à Abou Dhabi en février 2019. Devant ce parterre de dignitaires sunnites, il a réitéré «le devoir» des responsables religieux en matière de fraternité, «dans une humanité de plus en plus blessée». avec le conseil des sages musulmans.
Le Pape est bien conscient qu’il faut améliorer les rapports entre les religions et de trouver une base commune pour agir au regard des grandes questions de l’humanité qui sont la paix, la justice, le climat et bien d’autres choses, y compris évidemment, les droits humains.
La troisième et dernière rencontre du deuxième jour du Pape au Bahreïn s’est déroulée en la cathédrale Notre-Dame d’Arabie, en présence des représentants des Églises et communautés chrétiennes. Avant une prière pour la paix, le Saint-Père s’est exprimé sur le sens de l’œcuménisme, à vivre dans «l’unité, que la louange renforce», et «le témoignage, que la charité fortifie».
Une large place a été accordée à la communauté catholique, minoritaire et essentiellement composée d’expatriés et de travailleurs immigrés dans un royaume qui applique la loi islamique, la charia, tout en garantissant la liberté de culte aux autres religions.
Le Bahreïn ne compte que deux paroisses à Awali et Manama, deux villes que le Pape a visitées. Y vivent à peu près 80 000 catholiques qui proviennent du monde entier, mais surtout de l’Afrique, de l’Inde, des Philippines, ce qui donne un visage particulier à cette Église.