Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen
Neuvième jour de la neuvaine – Marie, Mère de toute l’humanité
Marie, notre Mère
Elle est le rempart invincible contre tous les pièges ou les assauts du démon : il nous suffit de nous laisser conduire par une si bonne Mère.
Apprenons surtout à nos enfants, très tôt, à voir en Elle leur Maman du Ciel, à l’aimer tendrement, à se confier à Elle dans leurs peines, leurs difficultés, à vivre avec Elle, avec la certitude qu’Elle les protégera toujours contre tous les dangers de l’âme et du corps, et qu’Elle les conduira à Jésus.
Marie, notre modèle
De notre contemplation de ce beau mystère de l’Annonciation, nous avons quelques grandes leçons à tirer pour notre vie spirituelle. Nous avons vu sa foi, sa confiance, son obéissance, son humilité…
Elle est là pour nous aider. A son exemple, c’est par l’obéissance, notre « OUI » de chaque jour à la volonté de Dieu en toutes circonstances, que nous pouvons collaborer à l’action rédemptrice du Christ, en unissant nos souffrances aux siennes, pour notre salut et celui de nos frères.
C’est par cette obéissance que grandira en nous la ressemblance à Jésus notre Sauveur, selon la si belle parole de saint Jean: “Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons en lui notre demeure.” (Jn 14,23)
Marie nous aide à dire « oui » à Dieu chaque jour. Invoquons l’intercession de Marie, pour qu’elle nous aide à nous laisser surprendre par Dieu sans opposer de résistance, à lui être fidèles chaque jour, à le louer et à le remercier, car c’est Lui notre force.
Marie, notre Mère, conduisez-nous à Jésus, formez en nous la ressemblance à votre divin Fils. Obtenez-nous une parfaite pureté et une profonde humilité. Protégez-nous de tous dangers de l’âme et du corps. Amen.
« Dieu, qui a établi son Évangile sur des contrariétés mystérieuses, ne se donne qu’à ceux qui se contentent de lui, et se détachent des autres biens. Il faut qu’Abraham quitte sa maison et tous les attachements de la terre avant que Dieu lui dise : « Je suis ton Dieu. » Il faut abandonner tout ce qui se voit pour mériter ce qui ne se voit pas ; et nul ne peut posséder ce grand tout s’il n’est au monde comme n’ayant rien.
« Si jamais il y eut un homme à qui Dieu se soit donné de bon cœur, c’est sans doute le juste Joseph, qui le tient dans sa maison et entre ses mains, et à qui il est présent à toutes les heures, beaucoup plus dans le cœur que devant les yeux. Voilà un homme qui a trouvé Dieu d’une façon bien particulière; aussi s’est-il rendu digne d’un si grand trésor par un détachement sans réserve. »
II
« Notre-Seigneur Jésus-Christ étant venu pour mourir et s’immoler, il a voulu mourir et s’immoler pour nous en toutes manières ; de sorte qu’il ne s’est point contenté de mourir de la mort naturelle ni de la mort la plus cruelle et la plus violente, mais il a encore voulu y ajouter la mort civile et politique. Et comme cette mort civile vient par deux moyens, ou par l’infamie ou par l’oubli, il a voulu subir l’une et l’autre.
« Victime pour l’orgueil humain, il a voulu se sacrifier par tous les genres d’humiliation, et il a donné à cette mort d’oubli les trente premières années de sa vie. Pour mourir avec Jésus-Christ, il nous faut mourir de cette mort, afin de pouvoir dire avec saint Paul : « Le monde est crucifié pour moi, et je suis crucifié pour le monde. »
« Saint Grégoire a donné de ce passage de l’Apôtre une belle interprétation : « Le monde, dit-il, est mort pour nous quand nous le a quittons; mais, ajoute-t-il, ce n’est pas assez : il faut, pour arriver à la perfection, que nous soyons morts pour lui et qu’il nous quitte; c’est-à-dire que nous devons nous mettre dans un tel état, que nous ne plaisions plus au monde, qu’il nous tienne pour mort, et qu’il ne nous compte plus pour être de ses parties et de ses intrigues, ni même de ses entretiens et de ses discours.
«C’est la haute perfection du christianisme; c’est là que l’on trouve la vie, parce que Ton apprend à jouir de Dieu, qui n’habite pas dans le tourbillon ni dans le tumulte du siècle, mais dans la paix et dans la solitude de la retraite.
« Ainsi était mort le juste Joseph. Enseveli avec Jésus-Christ et la divine Marie, il ne s’ennuyait pas de cette mort, qui le faisait vivre avec le Sauveur. Au contraire, il ne craint rien tant que le bruit et la vie du siècle viennent troubler ou interrompre le repos caché et intérieur.
« Mystère admirable : Joseph a, dans sa maison, de quoi attirer les yeux de toute la terre, et le monde ne le connaît pas : il possède un Dieu-homme, il n’en dit mot : il est témoin d’un si grand mystère, et il le goûte en secret, sans le divulguer.
« Les Mages et les pasteurs viennent adorer Jésus-Christ, Siméon et Anne publient ses grandeurs : nul autre ne pouvait rendre meilleur témoignage du mystère de Jésus-Christ, que celui qui en était dépositaire, qui savait le miracle de sa naissance, que l’Ange avait si bien instruit de sa dignité et du sujet de son envoi.
« Quel père ne parlerait pas d’un fils si aimable? et cependant, l’ardeur de tant d’âmes saintes qui s’épanchent devant lui, avec tant de zèle, pour célébrer les louanges de Jésus – Christ, n’est pas capable d’ouvrir sa bouche pour leur découvrir le secret de Dieu, qui lui a été confié.
« ‘Ils paraissaient étonnés’, dit l’Évangéliste, il semblait qu’ils ne savaient rien; ils écoulaient parler tous les autres, et ils gardaient le silence avec tant de religion, qu’on dit encore dans leur ville, au bout de trente ans: N’est-ce pas le fils de Joseph? sans qu’on ait rien appris, pendant tant d’années, du mystère de sa conception virginale.
« C’est qu’ils savaient l’un et l’autre que, pour jouir de Dieu en vérité, il fallait se faire une solitude; qu’il fallait rappeler en soi-même tant de désirs qui errent deçà et delà et tant de pensées qui s’égarent, qu’il fallait se retirer avec Dieu, et se contenter de sa vue. »
(Bossuet, 2e Panégyrique de saint Joseph.)
III
« Chrétiens, ne savez-vous pas que Jésus-Christ est encore caché ? Il souffre qu’on blasphème tous les jours son nom et qu’on se moque de son Évangile, parce que l’heure de sa grande gloire n’est pas arrivée. Il est caché avec son Père, et nous sommes cachés en Dieu avec lui, comme parle le divin Apôtre.
«Puisque nous sommes cachés avec lui, ce n’est pas en ce lieu d’exil que nous devons rechercher la gloire ; mais quand Jésus se montrera dans sa majesté, ce sera alors le temps de paraître.
« C’est là, fidèles, que vous verrez ce que je ne puis vous dire aujourd’hui; vous découvrirez les merveilles de la vie cachée de Joseph; vous saurez ce qu’il a fait durant tant d’années, et combien il est glorieux de se cacher avec Jésus-Christ.
« Ah! sans doute, il n’est pas de ceux qui ont reçu leur récompense en ce monde : c’est pourquoi il paraîtra alors, parce qu’il n’a pas paru ; il éclatera, parce qu’il n’a point éclaté. Dieu réparera l’obscurité de sa vie ; et sa gloire sera d’autant plus grande, qu’elle est réservée pour la vie future. »
(Bossuet, 1erpanégyrique de saint Joseph)
Textes présentés par l’Association de la Médaille Miraculeuse
Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen
Huitième jour de la neuvaine – Marie, Mère de Dieu
Marie, notre Reine.
Dès lors Marie est devenue la Reine du genre humain et tous doivent la vénérer : Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs…
« La piété de l’Église envers la Sainte Vierge est intrinsèque au culte chrétien ». (Marialis Cultus 56).
C’est une grâce à demander que de comprendre l’infinie grandeur de Marie. Nous ne pouvons la comprendre que dans la prière, et notamment à travers les dizaines de notre chapelet.
N’hésitons pas à recourir à cette grande Reine, si puissante sur le cœur de Dieu, avec la plus grande confiance, dans tous nos besoins. C’est elle qui intercédera pour nous : nous sommes assurés d’être exaucés.
O Vierge immaculée et sainte! O créature la plus humble et la plus sublime devant Dieu! Vous avez été si petite à vos propres yeux, mais si grande à ceux de Notre Seigneur qu’il vous exalta jusqu’à vous choisir pour sa Mère et à vous établir en conséquence Reine du ciel et de la terre. Je rends grâces à ce Dieu qui vous a tant exaltée, et je me réjouis avec vous de vous voir unie tellement à lui qu’une pure créature ne saurait l’être davantage.
Aidez-nous à nous sanctifier, à nous purifier, afin qu’après notre pèlerinage terrestre, nous puissions aller chanter sans fin les miséricordes du Seigneur. Amen.