Mercredi 22 avril, avant-dernier jour de son voyage en Afrique, Léon XIV a rencontré les Équatoguinéens du continent. Dans la ville de Mengomo, il a célébré la messe au cours de laquelle il a demandé aux chrétiens de prendre en main leur destin et celui de leur pays; à prendre le relais des premiers missionnaires qui ont évangélisé la région il y a 170 ans.
Dans l’après-midi à Bata, ville côtière et la plus peuplée du pays, il s’est arrêté dans un centre carcéral parmi les plus complexes que compte le pays, et a rappelé aux détenus que «personne n’est exclu de l’amour de Dieu», et que «derrière chaque cas se cache une histoire humaine, faite d’erreurs et de difficultés, mais aussi de possibilités de changement».
Alors qu’une forte pluie s’abattait sur la ville, le Pape a poursuivi son parcours par un temps de prière silencieuse devant le monument à la mémoire des victimes du 7 mars 2021. Ce jour-là, une série d’explosions dans une caserne de l’armée a fait 107 morts et plus de 600 blessés. Les équatoguinéens avaient été profondément bouleversés.
Enfin, la journée s’est achevée dans un climat plus festif, au stade de Bata, où plus de 50000 personnes ont accueilli joyeusement le Saint-Père. La rencontre avec les jeunes a été un temps d’échanges, de témoignages et d’écoute. Léon XIV a demandé aux jeunes de laisser entrer pleinement le Christ dans leur vie, dans toutes les réalités de leur vie.
«Laissons-nous enthousiasmer par la beauté de l’amour que Jésus nous a donné et enseigné! Témoignons chaque jour à quel point il est beau d’aimer, que les plus grandes joies, dans tous les domaines, proviennent de la capacité à donner et à se donner, surtout quand on se penche vers ceux qui en ont le plus besoin. La lumière de la charité, cultivée dans les foyers et vécue dans la foi, peut vraiment transformer le monde, y compris ses structures et ses institutions, afin que chaque personne y trouve le respect et que nul ne soit oublié.»
Ce jeudi matin Léon XIV a célébré la dernière messe de son voyage apostolique en Guinée équatoriale dans le stade de Malabo devant plus de 30 000 fidèles. Sous les yeux de Notre-Dame de Bisila, le Pape a rappelé l’importance de l’Écriture, «bien commun de l’Église», qui nous rapporte la parole de Jésus qui donne un sens à notre histoire de vie. Le Saint-Père a invité les Équato-Guinéens à poursuivre la mission d’évangélisation des premiers disciples de Jésus.
Innombrables et fantastiques sont les récits fleuris autour de Saint Georges, jusqu’à l’épisode du Dragon qui remonte du temps des croisades. La légende dorée rapporte qu’en Libye dans la ville de Silène se trouvait un marécage dans lequel vivait un terrible dragon.
Pour l’apaiser, les habitants lui offrirent deux moutons par jour et plus tard un mouton et un jeune homme tiré au sort. Le sort venait juste de s’abattre sur la fille du roi, quand arrivant à cheval sur les lieux, Georges attaqua le dragon et le perça de sa lance. Un geste symbole de la victoire du bien sur le mal par la foi.
Mais qui est Saint Georges?
Georges, dont le nom d’origine grecque signifie «agriculteur»,- Geos, terre, et orge, cultiver donc cultivant la terre-, est né en Cappadoce vers 280 d’une famille chrétienne. Il se déplaça en Palestine et s’enrôla dans l’armée de Dioclétien. Quand, en 303, l’empereur sors l’édit de la persécution contre les chrétiens, Georges donne tous ses biens aux pauvres et, devant le même Dioclétien, déchire le document et professe sa foi en Christ.
Pour cela, il subit de terribles tortures avant d’être finalement décapité. Sur le site de la sépulture à Lydda, qui fut un temps la capitale de la Palestine – aujourd’hui Lod, ville israélienne près de Tel-Aviv – fut érigé peu après une basilique dont les vestiges sont encore visibles. Jusqu’à présent, la Passio Georgii, classée parmi les œuvres hagiographiques par le décret Gelasianum de 496 est définie pour cela passio légendaire.
Parmi les plus anciens documents attestant de l’existence de Saint Georges, un épigraphe grec de 368 a été trouvé dans Eraclea de Béthanie où l’on parle de la « maison ou église des Saints et martyrs triomphants Georges et compagnons ».
Du martyr au saint guerrier légendaire
Les croisés contribuèrent à transformer la figure de saint Georges de martyr en saint guerrier, voulant symboliser le meurtre du Dragon comme la défaite de l’Islam; Richard Cœur de Lion l’invoqua comme protecteur de tous les combattants. Avec les Normands son culte s’enracine fortement en Angleterre où, en 1348, le roi Édouard III établit l’ordre des Chevaliers de Saint Georges.
De l’Orient à l’Occident, depuis le Moyen-Âge, saint Georges devint l’objet de contes légendaires, d’une profusion de sculptures et d’œuvres iconographiques.
Dévotion à Saint-Georges
St. Georges est considéré comme le Saint patron des chevaliers, des soldats, des scouts, des escrimeurs, des archers; on l’invoque également contre la peste et la lèpre, et contre les serpents venimeux. Saint Georges est également honoré par les musulmans qui lui ont donné le titre de «Prophète».
En l’absence d’informations sûres sur sa vie, en 1969 l’Église déclassa la fête liturgique de Saint Georges en mémoire facultative, sans affecter le culte à lui consacré. Les reliques du Saint se trouvent dans différents endroits du monde. La mémoire du saint est célébrée de l’orient à l’occident.
A Istanbul, le 23 avril des milliers de personnes commémorent la vie et la Passion de Saint Georges, Aya Yorgi en turc, en faisant un pèlerinage au monastère orthodoxe des îles aux Princes. Comme dans le cas d’autres saints enveloppés dans la légende, pour Saint-Georges on pourrait conclure que sa fonction historique est ce rappel au monde d’une idée unique mais fondamentale : le bien à long terme gagne toujours sur le mal.
La lutte contre le mal est une dimension toujours présente dans l’histoire humaine, mais cette bataille n’est pas gagnée seule: St. Georges tue le Dragon parce que c’est Dieu qui agit en lui. Avec le Christ le mal n’aura plus jamais le dernier mot.
Eucharistie- Motif sculpté sur porte d’église – Bruxelles
23e ACTION DE GRÂCES.
Je vous possède, je vous adore en moi, ô Jésus, vous qui n’êtes pas seulement l’auteur et le consommateur de tout don parfait, mais qui êtes encore la source de la grâce, vous venez à mon âme si pauvre, si misérable, pour l’enrichir et la combler de vos biens. Vos mains sont pleines de bienfaits et les eaux de votre grâce ne demandent qu’à s’épancher de votre divin cœur dans le mien.
Oh ! ne permettez pas, Seigneur, que par de coupables résistances, je mette obstacle aux divines effusions de votre amour ; ne souffrez pas que je vous empêche d’agir et d’opérer librement en moi ; ma volonté comme tout ce qui m’appartient est à vous, ô Jésus, je vous l’abandonne, je la remets entre vos mains ; fortifiez sa faiblesse, fixez son inconstance et ne permettez pas qu’elle puisse jamais vouloir, ni même désirer autre chose que ce que vous voulez vous-même pour moi.
Soyez béni, ô Jésus, pour toutes les grâces dont votre Eucharistie a été pour moi la source, pour toutes les lumières dont elle a éclairé mon intelligence, pour toutes les saintes affections qu’elle a fait naître dans mon cœur, pour le désir des biens qu’elle a si souvent communiqué à ma volonté, pour tant de saintes inspirations qui m’ont excité à la pratique de la vertu.
Soyez béni encore pour ces grâces de forces qui ont soutenu ma faiblesse dans les tentations, dans les occasions dangereuses, où tant de fois ma faible vertu aurait fait un triste naufrage si vous m’aviez abandonné à moi-même, et privé du secours tout-puissant de votre grâce.
Soyez béni encore, Seigneur, pour toutes les consolations dont vous avez si souvent inondé mon âme dans la réception du sacrement de votre amour, pour ses joies si douces et si pures dont vous avez par moment rassasié mon cœur, et qui parfois ont été pour moi comme l’avant-goût du ciel au milieu des amertumes et des douleurs de la vie.
Mais, ô Jésus, si le souvenir de vos bienfaits pénètre mon âme d’une vive et profonde reconnaissance, il y existe aussi une confusion non moins grande à la vue de l’abus que j’ai fait de vos bontés, et en vous offrant mes faibles actions de grâces, j’éprouve le besoin de faire à vos pieds l’aveu de mon ingratitude et de faire remonter vers le trône de votre miséricorde, avec la voix de ma reconnaissance, le cri de mon repentir.
Oui, Seigneur, je l’avoue à ma honte, j’ai bien souvent fermé les yeux à la lumière qui me montrait ce que vous demandiez de moi et ce que je devais faire pour vous être agréable, mon amour-propre et ma lâcheté m’ont suggéré de faux et vains prétextes pour me faire éluder les légers sacrifices que vous me demandiez, et trop souvent je vous les ai refusés, préférant quelques misérables satisfactions au bonheur de vous contenter.
Combien de fois encore n’ai-je pas laissé s’éteindre par ma faute l’ardeur dont vous embrasiez ma volonté, et reculé lâchement dans la pratique de la vertu toutes les fois qu’elle m’offrait quelques difficultés ! Et dans les consolations que vous m’avez données, dans les joies dont vous avez inondé mon cœur, que d’abus encore de vos grâces, ô mon bien-aimé Sauveur !
Loin de les recevoir avec actions de grâces comme un encouragement à ma faiblesse, loin d’y voir une grâce par laquelle votre miséricordieux amour voulait fortifier mon cœur pour de prochaines épreuves, ne les ai-je pas reçues sans reconnaissance et comme des grâces qui m’étaient dues?
Bien plus, ne m’en suis-je pas servi pour nourrir mon amour-propre, y cherchant ma satisfaction bien plus que la vôtre, attachant mon cœur à vos dons plus qu’à vous-même et me laissant aller au trouble, au découragement aussitôt que vous me priviez de vos grâces sensibles?
Ah! qu’un si coupable abus de vos grâces n’en tarisse pas pour moi la source, ô Jésus ; soyez touché de mon repentir et ne me punissez pas en m’enlevant pour les donner à d’autres ces grâces dont je n’ai pas su profiter.
Je mérite ce châtiment, je l’avoue, je me reconnais indigne du moindre de vos bienfaits, et cependant malgré mon indignité, j’ose faire appel à la miséricorde de votre divin cœur, et le supplier de faire abonder cette miséricorde dont il est la source, là où ont abondé l’ingratitude et le péché.
Oui, ô Jésus, j’ose vous le dire avec une sainte hardiesse, vous avez trop fait pour moi pour m’abandonner, vous m’avez comblé de trop de grâces pour que vous puissiez souffrir qu’elles me soient inutiles.
Vos miséricordes passées me répondent de vos miséricordes à venir, et me confiant en votre généreux amour, en cet amour qui m’a prévenu, recherché, alors même que j’en étais le plus indigne, j’ose vous demander avec une humble confiance, non pas seulement de ne pas me retirer votre grâce, mais de la faire surabonder en moi, de m’accorder surtout d’y être fidèle, et de ne plus mettre à l’avenir aucun obstacle à vos miséricordieux desseins sur moi.
Oui, ô Jésus, aidé, soutenu par vous, je veux à l’avenir correspondre à toutes les grâces que vous daignerez encore m’accorder. Je craindrai d’en abuser en me souvenant que toutes s’enchaînent mutuellement et qu’en en rejetant quelques-unes, je risque de me priver de toutes celles qui les auraient suivies et qui dans les vues de votre providence étaient peut-être décisives pour ma sanctification et mon salut.
Si votre grâce, ô mon Dieu, me demande des sacrifices, si elle m’excite à me faire de salutaires violences, à pratiquer des vertus qui me semblent difficiles et pénibles à la nature, vous soutiendrez mon courage, ô mon bien-aimé Sauveur, vous vous souviendrez de la faiblesse de votre pauvre créature, et abaissant sur elle un regard de miséricordieuse compassion, vous la rendrez forte, généreuse et fidèle, en lui rappelant ce que chacune de ces grâces que vous lui prodiguez vous a coûté de sang et de sacrifices.
Ah! je n’oublierai plus que chacune de ces grâces dont j’ai si souvent abusé, était le prix de vos larmes, de vos travaux, de vos douleurs, et que vous les avez achetées par l’effusion de votre sang adorable et votre mort sur la croix. En abuser, c’est fouler aux pieds ce sang précieux, c’est anéantir pour moi les fruits de votre douloureux sacrifice.
Lorsque votre grâce, ô Jésus, sera douce et consolante, je la recevrai avec action de grâces, mais sans y attacher mon cœur; je ne la regarderai que comme un encouragement que vous accordez à ma faiblesse, comme un secours que vous me donnez à l’avance pour me préparer à de nouvelles épreuves, d’avance aussi je me soumettrai à votre sainte et toujours adorable volonté.
Et lorsque vous me donnerez votre grâce sous la forme de l’affliction et de la croix, j’espère encore, aidé par vous, ô Jésus, ne plus laisser défaillir ma foi et reconnaître votre miséricorde et votre amour dans vos apparentes rigueurs.
J’appuierai alors mon faible cœur contre le vôtre, ô Dieu si bon de l’Eucharistie, afin que vous releviez à la hauteur de vos desseins sur moi, et que Je sache reconnaître dans les épreuves et les croix que vous m’enverrez, quelque lourdes et quelque multipliées qu’elles soient, les marques les plus précieuses de votre amour, et les grâces de choix que vous réservez à vos amis les plus chers.
Faites, Seigneur, qu’imposant silence à tous les sentiments de la nature, je les accepte, non pas seulement avec résignation, mais avec joie et reconnaissance, que je les supporte avec courage, heureux de pouvoir ainsi vous donner la marque la plus certaine de mon amour, et afin de recueillir un jour les fruits de gloire dont le germe est renfermé dans chacune de nos croix.
O Marie, vierge toujours fidèle, vous qui dès le premier instant de votre conception jusqu’au dernier soupir de votre vie, avez coopéré avec une si constante fidélité à toutes les grâces que la libéralité du Seigneur faisait pleuvoir sur vous, et qui par là en méritiez sans cesse de nouvelles, obtenez-moi le pardon de l’abus que j’ai fait de tant de grâces et celle d’être plus fidèle à l’avenir.
Ô vous qu’on nomme à si juste titre Mère de la divine grâce, vous qui avez porté dans votre chaste sein l’auteur même de la grâce, vous que Jésus a choisi pour être le canal par lequel ces eaux célestes qui rejaillissent jusqu’à la vie éternelle s’épanchent sur nous, vous la distributrice de ses bienfaits à tous ceux qu’il confia à votre sollicitude maternelle du haut de l’arbre de la croix, daignez, ô tendre Mère, abaisser sur moi un regard de miséricordieuse compassion, voyez mon indigence, ma faiblesse, et soyez-en touchée.
Ne m’abandonnez pas à mon inconstance, mais soyez mon appui, mon soutien. Obtenez-moi toutes les grâces qui me sont nécessaires pour opérer mon salut. Aidez-moi à y coopérer avec une entière fidélité, et obtenez-moi enfin celle de la persévérance finale. Ainsi soit-il.