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sur la Médaille Miraculeuse, l’Église dans le monde

LES ROIS MAGES

LES ROIS MAGES

Fra Angelico - L'adoration des Mages - Museo di San Marco Florence
Fra Angelico – adoration des Mages 1433-35 – Museo San Marco Florence

Issu du grec, « Épiphanie » signifie « apparition ou avènement ». Célébrée le 6 janvier (ou en France le premier dimanche de janvier), cette fête correspond à la présentation de Jésus enfant aux Rois Mages. Longtemps, le 6 janvier fut plus important que le jour de Noël. Dès le Ve siècle, l’Église donna une importance considérable à cet événement.

Pendant des siècles les chrétiens d’Orient célébrèrent la Nativité le jour de l’Épiphanie. Cette fête de Noël commémorait à la fois la manifestation de la naissance du Christ aux bergers et aux mages et la manifestation du Christ à son baptême comme solennité de la manifestation de Dieu. Elle marquait aussi le retour de la lumière divine.

L’Épiphanie s’appelle aussi le jour des rois en l’honneur des rois mages qui, selon l’Évangile de saint Matthieu, sont venus offrir des cadeaux à Jésus lors de sa naissance. Dans l’Évangile de Matthieu 2, 1-12, qui ne mentionne pas leurs noms, ils sont présentés comme d’importants personnages ayant visité l’enfant Jésus à Bethléem en Judée au temps du roi Hérode.

Selon la tradition, les rois mages étaient au nombre de trois : Melchior, Gaspard et Balthazar. Venus d’Orient, ces trois rois se mirent en route en suivant la lumière de l’étoile qui les guida jusqu’à Bethléem. L’Épiphanie commémore donc la visite des trois rois mages, venus porter les présents à l’enfant Jésus, qu’ils appelèrent le « Nouveau Roi des Juifs ».

« En entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. »
(Saint Matthieu 2, 11)

– de l’or, symbole royal,
– de la myrrhe, symbole sacerdotal, sorte de gomme produite d’un arbre en Arabie,
le balsamier, utilisée dans la préparation cosmétique et en pharmacie,
– et de l’encens, symbole prophétique, résine dégageant un parfum lorsqu’on la fait brûler.

Dans beaucoup de villages, on allume encore les « feux des rois » rappelant ceux qui, selon la tradition, brûlèrent cette nuit-là à Bethléem pour cacher l’Étoile au roi Hérode.

L’épiphanie est le jour de la galette des rois, une tradition typiquement française qui avait déjà cours au XIVe siècle. La galette était partagée en autant de portions que de convives, plus une. Cette portion en plus, appelée « part du Bon Dieu » ou « part de la Vierge », était destinée au premier pauvre venu.

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LE SAINT NOM DE JÉSUS

LE SAINT NOM DE JÉSUS

Le Christ - tympan du Jugement dernier - abbatiale sainte Foy - Conques (XIIe s)
Le Christ – tympan du Jugement dernier – abbatiale sainte Foy  – Conques (XIIe s)

Le Saint nom de Jésus devant qui tout genou, aux cieux, sur terre et dans l’abîme doit fléchir, ce divin nom est plein de richesse.

Il est la source de la sainteté la plus haute et le secret du plus grand bonheur que l’homme puisse espérer connaître sur cette terre.

Il est si puissant, si assuré, qu’il ne manque jamais de produire en nous les plus merveilleux effets.

Il console le cœur le plus affligé et rend fort le pécheur le plus faible. Il nous obtient toutes sortes de faveurs et de grâces, spirituelles et temporelles.

Cherchons à comprendre le sens et la valeur du nom de Jésus et prenons l’habitude de le dire avec dévotion, fréquemment, chaque jour. Loin de devenir un fardeau, il nous procurera une joie et une consolation immense. Car en Jésus c’est bien nous que Dieu sauve.

La dévotion au nom de Jésus va surtout se répandre au XIIe siècle avec saint Bernard de Clairvaux (1090-1153). Voici un texte du célèbre cistercien tiré de son sermon 15 du Cantique des Cantiques:

« Le nom de Jésus n’est pas seulement lumière, il est encore nourriture. N’en êtes-vous pas tout réconfortés, chaque fois que vous y pensez ? Rien n’alimente mieux l’âme plongée dans la méditation. Rien ne parvient aussi bien à ranimer les sens épuisés, à susciter des forces neuves, à donner de la sève aux bonnes mœurs et aux sentiments purs. »

« Toute nourriture de l’âme est sèche si elle n’est trempée de cette huile, insipide si ce sel ne l’assaisonne. Ce que vous écrivez est lettre morte pour moi, si je n’y lis le nom de Jésus. Vos paroles dans la controverse ou la discussion me lassent, quand vous ne prononcez pas le nom de Jésus. Jésus est du miel dans notre bouche, une mélodie à nos oreilles, un chant de joie pour notre cœur. »

« Et enfin, ce nom est un remède. L’un de vous est triste : que le nom de Jésus lui vienne au cœur et que de là il lui monte aux lèvres ; aussitôt, à la lumière de ce nom, les nuages se dissipent, le beau temps réapparaît. Ou bien, voici quelqu’un qui a commis une faute grave ; désespéré il court à la mort, mais il lui suffira d’invoquer le nom de vie pour reprendre goût à la vie. »

« Devant ce nom salutaire, nul ne peut garder sa dureté de cœur habituelle, sa torpeur, ses rancunes ou sa somnolence. Si la source des larmes est tarie, il suffit d’invoquer Jésus pour qu’aussitôt elle jaillisse à nouveau, abondante et douce ». (Saint Bernard, Œuvres mystiques. Préface et traduction d’Albert Béguin. Paris, Seuil, 1953 (1967), p. 200-201).

Voir aussi une autre méditation sur le nom de Jésus

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

sainte Geneviève

sainte Geneviève

église Sainte Geneviève Reins
église Sainte Geneviève Reins

Aujourd’hui nous honorons la patronne de Paris, sainte Geneviève, qui est née à Nanterre vers 420. Alors qu’elle a sept ans, l’évêque saint Germain d’Auxerre, de passage, la remarque. Il la consacre à Dieu à l’âge de quinze ans. C’est dans le monde qu’elle mènera sa vie consacrée.

En 451, les Huns menacent Paris. Geneviève persuade les parisiens affolés que les Barbares n’attaqueront pas la ville et qu’il est inutile de fuir. En effet Paris est épargné. Puis ce sont les Francs qui viennent l’assiéger. Geneviève s’échappe par la Seine et va quérir du ravitaillement jusqu’à Troyes. Plus tard, elle jouit de la confiance des rois francs et obtient d’eux la grâce des condamnés.

Elle vint aussi en aide à ses concitoyens pendant une famine. Elle se lia d’amitié avec sainte Clotilde, femme de Clovis. Sa réputation est telle qu’elle se répand jusqu’en Syrie où saint Syméon le Stylite, du haut de sa colonne, se recommande à ses prières. Elle passera sa vie à secourir les pauvres et guérir les malades. À Paris, vers l’an 500, elle quitte cette terre pour le Ciel.

Neuvaine de 2020, pour les 1600 ans de la naissance de sainte Geneviève.