Archives de catégorie : prière

Neuvaine à Notre-Dame de Fatima

du 5 au 13 mai

Notre Dame de Fatima et les trois enfants

Premier jour

François et Jacinthe, vous qui avez tant prié les Anges et qui avez eu la joie de recevoir obtenez-nous de les prier comme vous l’avez fait. Montrez-nous comment vivre en leur compagnie. Aidez-nous à voir en eux des adorateurs du Très-Haut et des serviteurs de Notre-Dame, des protecteurs fidèles et des messagers de paix. – Notre Père ; Je vous salue, Marie ; gloria.

Deuxième jour

Petits bergers, vous qui avez vu la si belle Dame, plus brillante que le soleil, et qui avez aussitôt accepté de vous offrir totalement à Dieu, apprenez-nous à nous offrir généreusement à notre tour. Encouragez-nous en nous rappelant qu’à tous les instants de notre vie, même les plus éprouvants, la grâce de Dieu est notre réconfort. Et faites-nous découvrir en Notre-Dame celle qui est la Toute Belle, la Toute Sainte. – Notre Père ; Je vous salue, Marie ; gloria.

Troisième jour

François et Jacinthe, vous à qui Notre-Dame a promis de vous emmener avec elle dans le Ciel et à qui elle a montré son Cœur entouré d’épines, rendez-nous sensibles aux douleurs que lui causent les blasphèmes et les ingratitudes des hommes. Donnez-nous et nos sacrifices. Et augmentez en nous le désir du Ciel, là où nous pourrons encore mieux la consoler ensemble par notre amour. – Notre Père ; Je vous salue, Marie ; gloria.

Quatrième jour

Chers Pastoureaux qui avez été horrifiés par la vision de l’enfer et tellement marqués par les souffrances des âmes damnées, apprenez-nous à mettre en œuvre les deux grands moyens que Notre-Dame vous a indiqués pour sauver les âmes : la consécration et la paix du monde, pour le Saint-Père et pour l’Église. Avec nous, demandez à Dieu de nous préserver de l’enfer et d’attirer toutes les âmes au Ciel. – Notre Père ; Je vous salue, Marie ; gloria.

Cinquième jour

François et Jacinthe, vous à qui Notre-Dame a demandé de prier et de faire des sacrifices pour les pécheurs qui sont abandonnés à leur solitude parce qu’il n’y a personne qui se sacrifie et prie pour eux, faites que nous ressentions le même attrait que vous pour toutes ces âmes en détresse. Aidez-nous à intercéder pour la consécration de la Russie d’où découlera la conversion du monde. Donnez-nous votre confiance inébranlable en la bonté de Notre Dame qui déborde d’amour pour tous ses enfants et qui veut que tous les hommes soient sauvés. – Notre Père ; Je vous salue, Marie ; gloria.

Sixième jour

Petits bergers qui avez vu Notre-Dame dans son éblouissante et qui savez que nous ne l’avons pas vue nous-mêmes, montrez-nous comment nous pouvons la contempler dès maintenant avec les yeux de notre cœur. Faites-nous comprendre qu’elle vous a confié. Aidez-nous à le vivre pleinement et à le faire connaître partout autour de nous et à travers le monde. – Notre Père ; Je vous salue, Marie ; gloria.

Septième jour

François et Jacinthe, vous à qui Notre-Dame a dit qu’elle voulait une chapelle et à qui elle a révélé qu’elle était enseignez-nous à réciter le chapelet en méditant les mystères de la vie de son Fils Jésus. Enflammez-nous de votre amour pour qu’avec vous nous puissions aimer Notre-Dame du Rosaire et adorer Dieu caché mais réellement présent dans nos chapelles et nos églises. – Notre Père ; Je vous salue, Marie ; gloria.

Huitième jour

Petits enfants si chers à Notre-Dame, qui avez connu de grandes souffrances pendant votre maladie et qui les avez sereinement acceptées en les intégrant dans l’offrande définitive de votre vie, apprenez-nous à offrir nos propres épreuves. Montrez-nous que la souffrance nous configure au Christ. Et faites-nous découvrir que la souffrance n’est jamais vaine, qu’elle est au contraire source de purification pour nous-mêmes, de salut pour les autres et d’amour pour Dieu. – Notre Père ; Je vous salue, Marie ; gloria.

Neuvième jour

François et Jacinthe, vous que la mort n’a pas effrayés, vous que Notre-Dame est venue chercher pour vous emmener dans le Ciel, apprenez-nous à ne pas regarder la mort comme un échec ou un non-sens, mais comme l’unique chemin pour passer de ce monde à Dieu, pour entrer dans la lumière éternelle. Et donnez-nous l’assurance que ce passage n’a rien de redoutable, puisque nous ne le faisons pas seuls, mais avec vous et avec Notre-Dame. – Notre Père ; Je vous salue, Marie ; gloria.

Chemin de croix au Colisée

Le pape François a présidé le chemin de croix du Vendredi Saint au Colisée. Au pied de la Croix, au terme des quatorze stations, il a élevé sa prière au Christ crucifié «les yeux remplis de honte et le cœur plein d’espérance». La honte «face à toute ces images de dévastations, de destructions et de naufrages qui sont devenues ordinaires» ; pour «le sang innocent versé chaque jour de femmes, d’enfants, de migrants et personnes persécutées pour la couleur de leur peau, pour leur appartenance ethnique, sociale et pour leur foi» ; pour «toutes les fois ou nous avons lâchement fui nos responsabilités» ;  pour «notre silence face à l’injustice» ; pour «les évêques, les prêtres, les consacrés, qui ont scandalisé et blessé l’Église».

Une grande honte, mais un cœur rempli d’espoir

«L’espoir que nos trahisons ne nous éviteront pas ta Miséricorde, l’espoir que « la croix transforme nos cœurs endurcis en cœurs de chair capable de rêver, de pardonner et d’aimer». L’espoir que «ton Église essaiera d’être la voix qui crie dans le désert de l’humanité». L’espoir que «le bien vaincra malgré sa défaite apparente».

La Croix symbole de la monstruosité du péché

A la fois honteux et remplis d’espérance, «nous te demandons de nous laver dans le sang et dans l’eau qui coulent de ton corps transpercé de pardonner nos péchés, et nos fautes». Nous te demandons de te souvenir de nos frères «fauchés par la violence, par l’indifférence et par la guerre». Nous te demandons de «rompre les chaines qui nous enferment dans notre égoïsme, notre cécité volontaire, et la vanité de nos calculs mondains». Nous te demandons de ne «jamais avoir honte de ta croix, de ne jamais l’instrumentaliser», mais de l’honorer et de l’adorer parce qu’elle nous a montré «la monstruosité de nos péchés et la puissance de ta miséricorde».

Jésus aimable dans le sein de sa mère

ANNONCIATION FRA FILIPPO LIPPI (1406-1469)

Noël Véran Aubry (lazariste) (1719-1756) est le seul auteur au XVIIIe siècle à écrire dans un sens nettement contemplatif et affectif. Son Manuale Christianorum de 1754 a été traduit en français en 1774 (puis en 1861 et en 1892). En voici un extrait concernant la Sainte Mère de Jésus, Marie.

Le Seigneur est petit, et aimable à l’excès ! En effet, de quelque manière que je te considère dans le sein de ta Mère, divin Jésus, soit caché dans ses entrailles, soit visible entre ses bras, mon âme se fond de joie, et dans les transports de mon cœur, je ne cesse de m’écrier : le Seigneur est petit, et aimable à l’excès ! Tu es aimable à l’excès dans le sein de ta très douce Mère.

Car là tu penses à moi, là tu m’aimes, là tu me réconcilies avec ton Père, là tu demandes mon cœur, là tu donnes le tien; là, pendant neuf mois, tu es détenu pour moi captif de mon amour. Mais dis, je te prie, ô mon captif, dis, ô captif de mon amour, pourquoi tu restes là si longtemps renfermé et caché ?

Je sais, très aimable Jésus, je sais ce que tu y fais. Tu t’y formes à mon image et à ma ressemblance ; tu t’y formes des yeux pour me regarder ensuite avec honte, des oreilles pour m’écouter avec patience ; de petites lèvres pour distiller la myrrhe ; une langue pour m’instruire; des pieds pour venir à moi; des mains pour me secourir; des bras pour m’entourer, une petite bouche pour m’embrasser ; un cœur et une poitrine pour brûler d’amour pour moi; un sang que tu répandras pour moi; un corps pour l’immoler un jour pour moi sur l’autel de la croix. Le Seigneur est petit et aimable à l’excès !

Tu es aimable à l’excès entre les bras de ta tendre Mère, où, lorsque tu m’apparais, m’apparaît toute humanité, toute beauté, toute douceur, toute suavité. O très doux, ô très délicieux, ô très aimable enfant, ma vie, mes délices, mes amours, mon Jésus, est-ce donc bien toi que j’aperçois sur le très chaste sein de ta Mère ? Là tu te couches, là tu reposes, là tu es nourri parmi les lis. Qui me donnera, ô mon frère qui suces le lait de ma mère, de te trouver, de te voir, de te couvrir de baisers, et je dirai à tous : Enfant Seigneur, et aimable à l’excès !

Eh! Que puis-je dire autre chose ? Mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur. Dans le sein d’une Vierge tu deviens ma chair ; à ta naissance, mon petit frère, à la Circoncision, mon Sauveur ; à la Présentation, ma victime ; à l’Épiphanie, mon roi et mon Dieu.

Jésus est aimable dans le sein de son Père, mais il est aussi aimable dans le sein de sa Mère Dans le sein de son Père, il me crée à son image; dans le sein de sa Mère, il se façonne à la mienne. Dans le sein de son Père, il crée tout pour moi, le ciel, la terre et tout ce qu’ils renferment ; dans le sein de sa Mère, il se fait lui-même pour moi. Dans le sein de son Père, il me tire du néant; dans le sein de sa Mère, il me tire de l’enfer. Dans le sein de son Père, il me forme, dans le sein de sa mère, il me réforme. Dites, Anges, dites, mortels, que vous semble-  t-il de mon Christ ?

Est-il plus aimable dans le sein de son Père ? Ou l’est-il davantage dans celui de sa Mère ? Pour moi, je dirai ce que je pense, et je le dirai hardiment : dans le sein de son Père, le Seigneur est grand et au-dessus de toute louange. Dans le sein de sa Mère, le Seigneur est petit et aimable à l’excès.