PAPE FRANÇOIS
AUDIENCE GÉNÉRALE
Place Saint-Pierre
Mercredi 5 novembre 2014
Frères et sœurs, le Christ suscite dans son Église des ministres, les Évêques, les prêtres et les diacres, qui forment la hiérarchie. C’est par elle que l’Église exerce sa maternité : elle nous engendre par le baptême et nous fait grandir dans la foi. Elle nous nourrit par l’Eucharistie, nous conduit au Père pour recevoir son pardon, et elle nous accompagne durant notre vie, spécialement dans les moment difficiles et à l’heure de la mort. L’Évêque, à la tête de la communauté chrétienne, est le garant de la foi et le signe vivant de la présence du Seigneur. Il est à l’image du Bon Pasteur, venu non pour être servi mais pour servir, et qui donne sa vie pour ses brebis. Les Évêques sont les successeurs des Apôtres ; ils forment un unique collège, en communion avec le Pape, même lorsqu’ils sont dispersés partout dans le monde et vivent en des lieux et des cultures différents.
L’Évêque est un pasteur et il doit être auprès de son peuple « signe vivant de la présence du Seigneur au milieu d’eux ». C’est pour cela que c’est bien triste quand on voit certains chercher à tout prix cette fonction et faire tellement de choses pour y arriver, et quand ils y arrivent ils ne sont pas au service des autres, ils se pavanent et vivent seulement pour leur vanité. Être Évêque ce n’est pas une position de prestige, une fonction honorifique, c’est être au service, il n’y a pas de place dans l’Église pour la mondanité.
La mentalité mondaine, c’est quand on pense qu’un tel ou un tel a fait la carrière ecclésiastique, alors qu’être Évêque représente un service, ce n’est pas un poste pour se vanter, être Évêque cela veut dire avoir en tête l’exemple de Jésus qui comme le bon pasteur est venu non pas pour être servi mais pour servir, et pour donner sa vie pour ses brebis. Dans l’histoire de l’Église, nous trouvons beaucoup de saints Évêques qui nous montrent que ce ministère on ne le cherche pas, on ne le demande pas, on ne l’achète pas, mais on l’accueille avec obéissance, non pas pour s’élever mais pour s’abaisser, comme Jésus qui s’est humilié lui-même jusqu’à mourir sur la croix.
Quand Jésus a appelé et choisi les apôtres, il ne les a pas imaginés séparés l’un de l’autre, mais ensemble, pour qu’ils soient avec lui unis comme une famille. C’est beau lorsque les évêques autour du Pape expriment cette collégialité et cherchent à se faire toujours plus serviteurs des fidèles et à être plus Église. Nous l’avons encore vécu récemment lors du synode sur la famille. Si une Église n’est pas unie à l’Évêque, c’est une Église malade, car Jésus a voulu une Église unie à l’Évêque.
Je vous invite, chacun, à vivre une sincère et profonde communion avec l’Évêque que le Seigneur vous donne comme pasteur, pour recevoir de lui tous les biens que l’Église, comme une mère, vous transmet.
Bon pèlerinage !
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