PAPE FRANÇOIS
AUDIENCE GÉNÉRALE
Place Saint-Pierre
Mercredi 12 novembre 2014
Frères et sœurs, aujourd’hui nous nous arrêterons à ce qui est demandé aux Pasteurs de l’Église, pour vivre leur service de manière authentique et féconde. Dans ses Lettres pastorales, en plus de ce qui est inhérent à la foi et à la vie spirituelle, saint Paul indique quelques qualités typiquement humaines à la base de tout ministère : l’accueil, la sobriété, la patience, la douceur, la fiabilité, la bonté du cœur. Il s’agit d’une prédisposition à rencontrer, à connaître, à dialoguer, à apprécier et à se mettre en relation avec les frères. Paul exhorte les Pasteurs à prendre conscience que leur ministère vient uniquement de la miséricorde de Dieu. Alors, ils ne pourront pas avoir une attitude autoritaire, comme si la communauté était leur propriété, leur domaine personnel. La conscience que tout est don, que tout est grâce, aide un Pasteur à ne pas tomber dans la tentation de se mettre au centre de l’attention, et de se fier à soi seul. Le ministre de l’Église doit être humble et compréhensif à l’égard des autres, se mettant à l’écoute des gens, conscient d’avoir toujours quelque chose à apprendre.
Je suis heureux de vous accueillir, chers pèlerins de langue française, en particulier les groupes venant de France. Je vous invite à prier le Seigneur pour que les Pasteurs de vos communautés soient toujours des images vivantes de la communion et de l’amour de Dieu pour tous. Que Dieu vous bénisse !
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12-11-2014 Radio Vatican
Lors de l’audience générale de ce mercredi au Vatican, le Pape François s’est donc une nouvelle fois employé à définir les qualités que doivent avoir les évêques, les prêtres, les diacres, les invitant à être « accueillants, sobres, patients, fiables, bons ». Le Pape voit en ces qualités « typiquement humaines » « une grammaire de base » pour l’exercice du ministère pastoral. Exhortation qui s’inscrit dans le cycle de catéchèses consacrées à l’Église. L’avertissement du Pape a été à nouveau très clair, comme lors de récentes homélies du matin, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe : il faut à tout prix éviter tout comportement d’orgueil.
Le Pape François a évoqué l’affaire des 43 étudiants mexicains portés disparus depuis le 26 novembre dernier, et probablement massacrés par des membres du crime organisé. En s’adressant aux pèlerins de langue espagnole, il s’est déclaré « particulièrement proche en ce moment douloureux de la disparition de ces jeunes mexicains dont on sait maintenant, devait-il souligner, qu’ils ont été assassinés ». Le Pape a rappelé « la réalité dramatique de toute cette criminalité qui existe, liée au commerce et au trafic de drogue ».
Au terme de l’audience générale, il a voulu aborder une fois encore la question des chrétiens persécutés dans le monde en raison de leur foi. En déclarant : « Je suis avec un grand effroi les situations dramatiques des chrétiens dans différentes parties du monde où ils sont persécutés et tués en raison de leur foi religieuse. Je ressens la nécessité d’exprimer ma profonde proximité spirituelle aux communautés chrétiennes durement frappées par une absurde violence qui ne semble pas vouloir s’arrêter, alors que j’encourage les Pasteurs et les fidèles, à être tous forts et ancrés dans l’espérance ». Les chrétiens « ont le droit de retrouver dans leurs propres pays la sécurité et la sérénité, et de professer librement leur foi. » Le Pape a appelé « à une vaste mobilisation des consciences de tous ceux qui ont des responsabilités au niveau local et international et à toutes les personnes de bonne volonté ».