Une parole d’espérance

Laissons-nous guider par ce que l’apôtre Paul écrivait aux chrétiens de Rome. « Nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. […]
L’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 1-2.5). Nombreux sont les points de réflexion que saint Paul propose ici.
Nous savons que la Lettre aux Romains marque une étape décisive dans son activité d’évangélisation. Jusqu’alors, il l’avait exercée dans la zone orientale de l’Empire, et maintenant Rome l’attend avec tout ce qu’elle représente aux yeux du monde : un grand défi à relever pour l’annonce de l’Évangile qui ne peut connaître ni barrières ni frontières.
L’Église de Rome n’a pas été fondée par Paul. Il ressent le désir ardent de la rejoindre au plus tôt pour apporter à tous l’Évangile de Jésus-Christ mort et ressuscité, comme annonce de l’espérance qui accomplit les promesses, conduit à la gloire et, fondée sur l’amour, ne déçoit pas.
SPES NON CONFUNDIT – BULLE D’INDICTION DU JUBILÉ ORDINAIRE DE L’ANNÉE 2025
PAPE FRANÇOIS, ÉVÊQUE DE ROME, SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU
Notre monde occidental a perdu l’espérance. Adolescents victimes d’éco-anxiété, chrétiens qui se demandent comment ils pourront transmettre la foi à leurs enfants, hommes politiques qui peinent à mobiliser les citoyens sur un projet commun pour notre pays, pessimisme des Français qui pensent que le déclin est inévitable, quand ils ne souscrivent pas à la thèse de la décadence irrévocable : les indicateurs du manque d’espoir sont nombreux, variés et insistants.
Dans ces conditions, les disciples du Christ ont leur mot à dire avec la vertu d’espérance qui est l’une des trois vertus théologales avec la foi et la charité. Encore faut-il qu’ils vivent eux-mêmes de cette vertu. C’est ici que le secours de la Vierge s’avère précieux et fondamental. (Jean-Michel Castaing)
Confiance en Dieu nécessaire pour la vraie piété
Une confiance toujours faible et timide rend la piété tremblante et chancelante. Or une telle piété est sans cesse arrêtée par les obstacles, ralentie par les contretemps, découragée par les contradictions. Il faut à chaque pas lui tendre la main pour la soutenir : dès qu’elle est sans guide extérieur et sans appui sensible, elle s’intimide, elle se lasse, et elle est toujours prête à tomber.
Elle demeure toujours dans une espèce d’enfance. Par cette enfance et cette faiblesse, qui devrait être encore moins honorable dans la vie spirituelle que dans la vie corporelle, on demeure toujours incapable d’actions de vertus, qui demandent force et courage.
Une âme en cet état ne peut profiter des motifs de crainte parce qu’elle s’en trouve chargée. Elle tire même peu de profit des motifs de confiance, parce qu’ils ne font sur elle que des impressions trop légères. Elle se trouble de tout ce qu’on dit touchant le respect qui est dû aux sacrements.
Les exhortations à la pénitence et à la repentance souvent lui nuisent, loin de lui profiter, parce qu’elle prend tout au criminel, et qu’au lieu d’y trouver comme les autres des motifs de ferveur, elle n’y voit que des raisons de se faire des reproches.
Si elle tombe dans quelques fautes un peu plus considérables que celles de pure surprise, le reproche que lui fait sa conscience la jette dans la consternation, et ensuite dans une espèce de découragement, qui, au lieu de lui procurer devant Dieu une humiliation et une douleur tranquille, qui lui feraient tirer du profit de ses fautes mêmes, la trouble et lui ôte le goût des actions de piété.
Prière du Jubilé
Père céleste,
En ton fils Jésus-Christ, notre frère,
Tu nous as donné la foi,
Et tu as répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint, la flamme de la charité
Qu’elles réveillent en nous la bienheureuse espérance de l’avènement de ton Royaume.
Que ta grâce nous transforme,
Pour que nous puissions faire fructifier les semences de l’Évangile,
Qui feront grandir l’humanité et la création tout entière,
Dans l’attente confiante des cieux nouveaux et de la terre nouvelle,
Lorsque les puissances du mal seront vaincues,
Et ta gloire manifestée pour toujours.
Que la grâce du Jubilé,
Qui fait de nous des Pèlerins d’Espérance,
Ravive en nous l’aspiration aux biens célestes
Et répande sur le monde entier la joie et la paix
De notre Rédempteur.
A toi, Dieu béni dans l’éternité,
La louange et la gloire pour les siècles des siècles.
Amen !
Prières de la messe du jour
Je t’adresse ma prière, Seigneur, c’est l’heure, ô mon Dieu, pour ta grâce : en ton grand amour, réponds-moi, toi qui peux vraiment me sauver. (Ps 68, 14)
Dieu qui réponds à la pénitence en récompensant les justes et en pardonnant aux pécheurs, prends pitié de nous, écoute-nous : que l’aveu de nos fautes nous obtienne la grâce de ton pardon. Par le Christ Notre-Seigneur.
Que la puissance de ce sacrifice, nous t’en prions, Seigneur, nous débarrasse de tout vieillissement : qu’elle renouvelle en nous la vie et nous apporte le salut. Par le Christ Notre-Seigneur.
Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour condamner le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. (Jn 3, 17)
Ne permets pas, Seigneur, que ce don du ciel vienne à condamner ceux qui l’ont reçu, puisque tu l’as préparé pour guérir tes fidèles. Par le Christ Notre-Seigneur.
Seigneur Dieu,défenseur de ceux qui espèrent en Toi, bénis ton peuple, donne-lui salut et protection, gouverne-le afin que, libéré des péchés, hors d’atteinte de l’ennemi, il persévère toujours dans ton amour. Par le Christ Notre-Seigneur.