neuvaine à Saint Joseph, quatrième jour

14 MARS, QUATRIÈME JOUR:
SAINT JOSEPH, MODÈLE DE LA VIE INTÉRIEURE

– Je crois en Dieu…

Georges de la Tour, Le songe de saint Joseph, XVIIe siècle
Georges de la Tour, Le songe de saint Joseph, XVIIe siècle

«Joseph résolut de la répudier sans bruit. Il avait formé ce dessin, quand l’Ange du Seigneur lui apparut en songe.» ( Mt 1,19b )

Saint Joseph, votre silence était voulu et désiré. Ce grand silence vous a permis d’écouter la Voix de Dieu qui vous parlait en vous guidant toujours et partout. Vous étiez un homme de prière et de recueillement. Votre âme s’entretenait dans les plus saintes pensées. Votre cœur laissait monter vers le ciel les soupirs les plus ardents. Votre amour, pour être caché, n’en était que plus vif.

Prions :

Saint Joseph, devant l’Annonciation, vous vous mettez à l’école de l’acceptation d’une solitude humaine totale pour vivre finalement avec Marie. Aidez-nous dans nos familles à triompher dans le silence, de toute solitude, de toute révolte, de tout divorce et de toute séparation. Aidez-nous à comprendre combien il est important de ne pas rompre des liens affectifs et conjugaux quand une difficulté, une déception, un sentiment de solitude nous envahit. Car au-delà de la souffrance, se présente à nous bien souvent le choix entre l’humilité et l’orgueil ; le choix entre l’amour et la haine ; le choix entre la vie et la mort.

Je vous prie pour tous les époux, afin qu’ils demeurent fidèles aux engagements assumés dans le mariage et que, dans la compréhension et le support mutuels, ils puissent conduire leur mission à bonne fin.

Avec Joseph, modèle de la vie intérieure, Seigneur, je vous en prie : aidez-moi à comprendre combien la vie chrétienne n’est rien d’autre que l’amour de Dieu et du prochain.

Apprenez-moi à faire un peu de silence intérieur. Que par votre intercession j’obtienne cette belle vertu qui consiste à savoir se taire et écouter.

– Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé ; le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux ; vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale Épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen

– Notre Père – 10 Je vous salue Marie – Gloire au Père…

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

neuvaine à Saint Joseph, troisième jour

13 MARS, TROISIÈME JOUR:
SAINT JOSEPH ET LA MAISON FAMILIALE

Sainte Famille retour d'Égypte - détail d’une mosaïque du début du XIVe siècle de l’église Saint-Sauveur in Chora à Istanbul
Sainte Famille retour d’Égypte – détail d’une mosaïque du début du XIVe siècle de l’église Saint-Sauveur in Chora à Istanbul

– Je crois en Dieu…

« Ils retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville » (Lc 2,39b)

Après le temps de l’exil, le temps du désert, l’inquiétude, saint Joseph nous montre le chemin de Nazareth. Pendant près de trente ans, Joseph vit avec Jésus. S’il travaille, ce divin enfant travaille avec lui. S’il prie, s’il parle, s’il sort dans les rues de Nazareth, Jésus est avec lui. A la table de famille, comme dans l’atelier, Jésus a sa place.

Nazareth est une école du silence, de la patience et de l’apprentissage à la pauvreté. Nazareth est un atelier où se tisse le tissu le plus noble, l’écharpe royale ! Nazareth est un atelier où se construit le tabernacle au bois le plus noble. Car tout se fait en présence de Jésus.

Prions :

Pouvons-nous sérieusement, comme saint Joseph, nous rendre le témoignage que Jésus est avec nous, depuis la première heure du jour, jusqu’à la dernière ? L’invitons-nous à notre travail, à notre repos ? Lui offrons-nous toutes nos pensées, nos affections, nos paroles ? Marchons-nous en sa présence ?

Saint Joseph, secours des faibles, aidez-nous à offrir à Jésus toute notre vie, toutes nos joies et nos épreuves. Je vous prie pour tous ceux qui, dans les difficultés, se laissent abattre. Donnez-nous la force nécessaire et la joie dans la douleur.

Saint Joseph, protecteur de la famille, aidez-nous à comprendre le sens de la paternité véritable afin que les pères de familles retrouvent leur identité profonde. Enseignez-nous à éduquer nos enfants dans la foi, la pureté, le dévouement et le respect de tout ce qui est beau. Je vous consacre les pères de famille afin qu’ils soient vos imitateurs dans la direction de cette cellule de la société, qui a tant besoin d’être assainie.

Par l’intercession de saint Joseph, modèle des soutiens de famille, Seigneur, nous t’en prions : donne à nos enfants une vision du monde qui les engage à Te suivre dans le seul chemin qu’est la vérité.

– Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé ; le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux ; vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale Épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen

Notre Père – 10 Je vous salue Marie – Gloire au Père…

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Le témoignage du Pape François

Le témoignage du Pape François

Le Pape lors de la Vigile pascale le 16 avril 2022 Vatican Media
Le Pape lors de la Vigile pascale le 16 avril 2022 Vatican Media

Demain, 13 mars 2025, le Pape François entamera la treizième année de son pontificat à l’hôpital. Jusqu’à présent, son témoignage vocal se résume à l’écho donné le 6 mars dernier par les fidèles réunis pour le Rosaire sur la place Saint-Pierre : «Je vous remercie du fond du cœur pour les prières que vous avez adressées à ma santé depuis la place. Je vous accompagne d’ici. Que Dieu vous bénisse et que la Vierge vous protège. Je vous remercie».

Quelques mots, enregistrés en espagnol dans l’appartement privé du Gemelli, entre la physiothérapie respiratoire et l’oxygénation à haut débit, pour remercier tous ceux qui lui ont témoigné de l’affection et de la proximité ces jours-ci.

Trois phrases et un remerciement, après douze mois -à partir du 13 mars 2024- au cours desquels François a récité 45 Angélus et Regina Caeli, présidé 32 audiences générales, tenu près de 230 réunions à l’intérieur et à l’extérieur du Vatican, célébré 30 messes. Paradoxal, a-t-on dit.

Tout comme il semble paradoxal que François se retrouve à battre le «record» de la plus longue hospitalisation de son pontificat, pas d’un pape : ce record est détenu par Jean-Paul II, qui a passé 55 jours à l’hôpital Gemelli en juin-août 1981 pour des complications de cytomégalovirus) cinq mois après l’autre record, celui du plus long voyage. Les deux semaines entre l’Indonésie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Timor-oriental et Singapour.

Le plus long voyage apostolique du pontificat

Quatre pays, deux continents. C’était du 2 au 13 septembre, il y a six mois, mais le souvenir est encore vif de cet exploit difficile, qui a suscité l’appréhension de nombreuses personnes en raison des craintes pour leur santé, des quatre fuseaux horaires différents et des longues distances parcourues en avion.

Un pari  pour le Pape François, alors âgé de 87 ans, qui a été récompensé de tous ses efforts par un accueil inoubliable dans les rues, avec des chants et des danses de tribus, de femmes et d’enfants, par des personnes grimpant aux arbres et aux bâtiments pour agiter des drapeaux à son effigie.

Un autre exploit a été de pouvoir voler, à bord d’un avion militaire fourni par l’Australie, de Port Moresby à Vanimo, aux frontières de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, pour rencontrer les missionnaires argentins qui annoncent l’Évangile dans les forêts, parmi les populations indigènes. Seuls ceux qui étaient présents peuvent décrire les yeux enthousiastes du Pape lorsqu’il a observé une église qui faisait ses premiers pas comme ceux racontés dans les Actes des Apôtres.

Pèlerin en Europe et en Italie

Après cette mission fatidique aux confins du monde, le Pape a repris son pèlerinage, toujours en septembre, mais cette fois au cœur de l’Europe, d’abord au Luxembourg, puis en Belgique. Un voyage plus court mais tout aussi exigeant, entre plans décalés avec les pauvres et les jeunes, moments pas faciles à l’université de Louvain, au cœur des scandales d’abus.

En décembre, le Pape s’est à nouveau envolé, cette fois pour la Corse, l’une des plus grandes îles de la Méditerranée, où, pendant moins de dix heures, il a rencontré des enfants et des prêtres, des confréries et des familles, et même, à la fin, le président français Emmanuel Macron.

Entre mai et juillet, le Souverain pontife est retourné en Italie, visitant Venise, Vérone et Trieste. Trois étapes faites de rencontres symboliques, de paysages (surtout le Gran Canale vénitien parcouru en bateau à moteur et les Arènes de Vérone) mémorables d’où il a lancé des appels à la paix, à la fraternité et à la démocratie.

Les Portes Saintes de Saint-Pierre et de la prison de Rebibbia

Et la douzième année de son pontificat a été marquée par des étapes importantes dans la vie de l’Église, comme l’ouverture de la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre, le 24 décembre au soir, pour donner le coup d’envoi du grand Jubilé de l’Espérance.

Deux jours plus tard, le 26 décembre, la Porte Sainte s’est ouverte à la prison de Rebibbia, un pénitencier devenu «basilique» le temps d’une journée, au milieu de gardiens et de détenus émus.

Et puis, encore, le Synode sur la synodalité pendant tout le mois d’octobre, deuxième étape au Vatican d’un voyage de trois ans qui a commencé dans les diocèses, avec des pères et des mères synodaux -laïcs et consacrés- réunis dans différents contextes et sous différentes latitudes pour initier des processus et élaborer des changements.

Synode, consistoire, encyclique, appels, lettres, rencontres

La douzième année sur le trône pétrinien, c’est aussi une encyclique, Dilexit Nos, la quatrième du pontificat pour redonner le «cœur de Jésus-Christ» à un monde «qui semble avoir perdu son cœur», et le dixième Consistoire pour créer 21 nouveaux cardinaux, venus de pays lointains – Iran, Japon, Chili, Philippines, Algérie, pour n’en citer que quelques-uns – et reconfigurer le visage de l’Église dans une tonalité encore plus universelle.

Douze mois, ceux de la douzième année, ponctués d’appels téléphoniques aux présidents et aux citoyens, de lettres et de télégrammes aux nonces de pays en guerre ou aux évêques de terres frappées par des catastrophes naturelles, d’interviews et de biographies, de rencontres avec des représentants politiques, comme au G7 des Pouilles, ou avec les peuples tourmentés d’Ukraine et du Moyen-Orient, d’appels incessants à la paix, même lorsque les voix se sont perdues.

Espérance et certitudes

Depuis la mi-février, c’est l’arrêt, la pause, la maladie, l’absence sur les places et aux fenêtres, la délégation à d’autres cardinaux pour présider les célébrations du Jubilé. Mais toujours avec l’espoir d’une guérison, alimenté par la prière, et la certitude de sa présence et de son regard de berger qui, entre thérapies et physiothérapies, repos et prières, ne cesse de se reposer sur le troupeau. «Je vous accompagne d’ici».


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Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

 

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