Triduum de la Visitation – Du 28 au 30 mai

Triduum de la Visitation – Du 28 au 30 mai

Introduction

Visitation Pontoise Cathédrale Saint-Maclou
Visitation Pontoise Cathédrale Saint-Maclou

Luc 1, 39-45 : « En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle.

Alors, Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

La Vierge Marie, à l’annonce de la grossesse de sa cousine par l’archange Gabriel, se met en route pour être aux côtés d’Élisabeth, enceinte de six mois de Jean-Baptiste. Les deux femmes se retrouvent. A peine la salutation de Marie retentit-elle aux oreilles d’Élisabeth que l’enfant qu’elle porte tressaille de joie en elle. L’évangéliste Luc précise qu’aussitôt, Élisabeth fut remplie de l’Esprit-Saint, déclarant Marie « pleine de grâce » et « Mère du Seigneur ».

Le mystère de la Visitation nous propose, en condensé, toutes les dimensions du Salut apporté par Jésus : Leçons de charité et de zèle, de prévenance et d’amabilité ! Leçons de mortification, d’humilité, de sanctification des actions communes et des relations nécessaires avec le monde !

Marie se déplace, en hâte pour aider Élisabeth. Ce triduum, proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse, nous fera comprendre qui est notre Mère du ciel. Elle vient toujours au secours de ses enfants de la terre qui ont besoin d’aide. Elle le fait guidée par Jésus et l’Esprit Saint.

Premier jour – Marie, Mère de la promesse

Visitation vitrail cathédrale de Chartres
Visitation vitrail cathédrale de Chartres

Sainte Marie, vous viviez en contact intime avec les Saintes Écritures d’Israël, qui parlaient de l’espérance – de la promesse faite à Abraham et à sa descendance. (Lc 1,55).

Vous, Ma Reine, qui avez mis tant de diligence à visiter et à sanctifier par votre présence la maison d’Élisabeth, daignez me visiter promptement.

Que vous dirai-je de plus ? Ayez pitié de moi. Je suis tellement misérable et ignorant, que je ne saurais connaître ni demander les grâces qui me sont le plus nécessaires.

Ma Reine et ma douce Mère, demandez-les pour moi, et obtenez de votre Fils les grâces que vous me savez être plus utiles, plus nécessaires.

« L’écoute. Marie se rend chez sa cousine Élisabeth. D’où lui vient ce geste ? D’une parole de l’ange de Dieu : « Et voici qu’Élisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse » (Lc 1,36). Marie sait écouter Dieu.

Attention ! Il ne s’agit pas simplement d’ « entendre » superficiellement, mais c’est une « écoute » faite d’attention, d’accueil, de disponibilité envers Dieu. Ce n’est pas la manière distraite que nous avons souvent de nous mettre devant le Seigneur ou les autres : nous entendons ce qu’ils disent, mais nous n’écoutons pas vraiment. » Pape François le 31 mai 2013

Je m’abandonne entièrement dans vos mains, je prie seulement Dieu de m’accorder, par les mérites de mon Sauveur Jésus, les grâces que vous solliciterez pour moi, Sainte Vierge Marie.

Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !

***

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen. Je crois en Dieu

Appel à l’Esprit Saint

O Saint Esprit ! Que ton Amour immense éveille tous les cœurs meurtris par la douleur !

O Saint Esprit ! Que par ta volonté, les affamés de par le monde entier retrouvent le chemin de leur nourriture et qu’enfin ils puissent se rassasier de la vraie vie qui est celle que tu nous promets à tous.

O Saint Esprit ! Que par ta grâce, les dirigeants du monde soient un peu indulgents envers leur peuple, pour qu’enfin disparaissent les haines et disputes entre les hommes, c’est avec toi que nous arriverons à Dieu le Père tout puissant !

O Saint Esprit ! Que par cette courte prière, tu penses à tous ceux qui espèrent en toi,
Aide chacun à pouvoir accepter ta volonté, et donne à chacun la force de pouvoir valider ta volonté ! Amen.

Magnificat

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race à jamais.

Visitez-nous, Seigneur, dans votre miséricorde, avec Marie.
Vous qui viendrez manifester votre gloire à vos élus.
Vous qui nous conduisez par la lumière de la foi.
Vous qui êtes venu offrir à tous les hommes le salut promis à Israël.

Notre Dame de la Visitation, intercédez pour nous, et obtenez-nous les grâces que nous vous demandons. Amen.

Notre Père, 10 Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

LE SENS PROFOND DE NOTRE MÉDAILLE

28 MAI

LE SENS PROFOND DE NOTRE MÉDAILLE

Dieu ne fait rien sans raison.

Un signe de Lui indique toujours de grandes choses. Une médaille, en soi, n’est qu’un petit morceau de métal, oui ; la croix d’honneur aussi, et pourtant cette croix est éloquente sur la poitrine d’un brave. Le drapeau, en soi, n’est qu’un peu d’étoffe ; mais il incarne l’idée de la Patrie.

Médaille Miraculeuse dans la main
Médaille Miraculeuse dans la main

La Médaille doit donc avoir, elle aussi, son symbolisme. Nous le trouvons clairement exprimé dans l’ancien Introït de la messe de la Médaille Miraculeuse : « Ceci sera comme un signe dans votre main, comme un monument devant vos yeux, afin que la loi du Seigneur soit toujours dans votre bouche. »

Un signe dans votre main.

Oui, un signe, un gage, une alliance. Un signe d’appartenance à Marie Immaculée dont on porte les livrées ; un gage assuré de sa protection et une promesse de secours efficace ; une alliance enfin, alliance filiale de l’enfant avec sa Mère, alliance maternelle avec Celle qui donne à son enfant sa Médaille en signe d’adoption.

Un monument devant nos yeux.

C’est un mémorial, ou mieux un modèle à reproduire. Quels horizons, dès lors, se laissent entrevoir ! Ce modèle, c’est Marie elle-même : « FAITES FRAPPER UNÉ MÉDAILLE SUR CE MODÈLE », a dit l’Immaculée.

C’est donc bien un modèle vivant, et quelle vie surnaturelle et divine découle de la Vierge ! C’est la vie de grâce, gage et promesse de la vie éternelle de gloire, que nous vaudra l’imitation des vertus de Marie.

La loi de Dieu.

Toute la religion n’est-elle pas gravée sur cette Médaille, comme en un résumé, en un raccourci saisissant ? N’est-elle pas comme une miniature divine où ne manque aucun trait essentiel ?

Le dogme de l’Immaculée Conception, tel qu’il est rappelé dans la Médaille, ne contient-il pas, plus ou moins explicitement, les principales vérités de notre religion, depuis le péché originel jusqu’à l’objet précis de la fête instituée en l’honneur de Marie « Médiatrice de toutes grâces » ?

N’y voyons-nous pas, de plus, les plus efficaces moyens de salut ; la prière et la souffrance chrétiennement acceptées ?

Étant donné cette doctrine, car c’en est une, quoi d’étonnant qu’on ait trouvé dans l’étude de la Médaille Miraculeuse bien comprise un véritable remède providentiel aux plaies religieuses et morales de notre époque ?

Et combien ce remède, s’il était mieux connu, pourrait vite devenir populaire, pratique et tout-puissant !

POPULAIRE : il et à la portée de tous, même des plus humbles.

PRATIQUE : elle est et doit être d’un usage quotidien.

TOUT-PUISSANT : il est d’origine surnaturelle et divine. N’est-ce pas, aussi, un signe sensible et le canal céleste des grâces promises par la Sainte Vierge à ceux qui porteront sa Médaille avec foi et amour ?

PRIÈRE

Merci, ô mon Dieu, de nous transmettre ainsi, par les mains de ta divine Mère, un moyen si touchant et si simple de te faire connaître et de te faire aimer. N’est-ce pas là aussi, pour nous, l’occasion choisie d’être apôtres et de faire rayonner notre foi autour de nous ?

Désormais, nous nous servirons avec plus de confiance et plus de zèle encore de cette petite Médaille ; tous ceux qui, grâce à nous, pourront la porter, auront ainsi sur eux un mémorial qui leur parlera de Dieu et leur rappellera la foi peut-être oubliée.

Et nous nous souviendrons de cette parole du livre de la Sagesse, que l’Église a appliquée à ta Sainte Mère : « Ceux qui me font connaître, auront la vie éternelle. » Ainsi soit-il !

Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

+P. BAETEMAN

Audience générale: la tradition de l’Église «inclut le progrès»

Audience générale: la tradition de l’Église «inclut le progrès»

Le Pape a continué ce mercredi son cycle de catéchèses entamé le 20 mai dernier, sur le premier Document promulgué par le Concile Vatican II: La constitution sur la sainte liturgie, Sacrosantum Concilium. Le Saint-Père a rappelé que le Magistère conciliaire invite à «éviter de désorienter les fidèles, en dissuadant quiconque d’ajouter, de retrancher ou de modifier quoi que ce soit, en matière liturgique, de sa propre initiative.»</

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LÉON XIV

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 27 mai 2026

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Catéchèse. Les Documents du Concile Vatican II III.
La Constitution dogmatique Sacrosanctum Concilium
2. La réforme de la liturgie : tradition et évolution

Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue !

Dans l’encyclique Mediator Dei, le vénérable Pie XII écrit que « l’Église est un organisme vivant et, en tant que tel, y compris en matière de liturgie sacrée, tout en préservant l’intégrité de son enseignement, elle grandit et se développe, s’adaptant et se conformant aux circonstances et aux exigences qui se présentent au fil du temps» (I, V).

En pleine continuité avec ce principe, le Concile Vatican II, dans le préambule de la Constitution Sacrosanctum Concilium (SC), reconnaît qu’il est de son devoir «à un titre particulier de veiller aussi à la restauration et au progrès de la liturgie» (n° 1).

L’assemblée conciliaire avait en effet été réunie dans le but «de faire progresser la vie chrétienne de jour en jour chez les fidèles ; de mieux adapter aux nécessités de notre époque celles des institutions qui sont sujettes à des changements ; de favoriser tout ce qui peut contribuer à l’union de tous ceux qui croient au Christ, et de fortifier tout ce qui concourt à appeler tous les hommes au sein de l’Église» (ibid.).

À ce moment historique, on ressentait fortement la nécessité d’un renouveau des formes rituelles, par lesquelles, depuis des siècles, l’Église avait réalisé la glorification de Dieu et la sanctification du peuple chrétien.

Grâce au Mouvement liturgique, s’était mûrie la conviction, exprimée par la suite par saint Jean-Paul II, qu’« il existe en effet un lien très étroit et organique entre le renouveau de la liturgie et le renouveau de toute la vie de l’Église. L’Église agit dans la liturgie, mais elle s’y exprime aussi, elle vit de la liturgie et elle puise dans la liturgie ses forces vitales » (Lettre Dominicae Cenae, 13).

Afin de favoriser l’accès des fidèles à la richesse des dons de grâce dispensés par la liturgie sacrée, la Constitution Sacrosanctum Concilium indique donc, par une formule très efficace, la voie à suivre : « maintenir la saine tradition et s’ouvrir à un progrès légitime » (SC, 23).

Le pape Benoît XVI a perçu dans cette déclaration d’intentions le « programme de réforme » des Pères conciliaires, « en équilibre avec la grande tradition liturgique du passé et de l’avenir », notant que « bien souvent, on oppose maladroitement tradition et progrès », alors qu’« en réalité, les deux concepts s’intègrent : la tradition inclut en quelque sorte le progrès.

En d’autres termes, le fleuve de la tradition porte en lui également sa source et tend vers l’embouchure » (Discours aux participants au Colloque à l’occasion du 50e anniversaire de la fondation de l’Institut pontifical liturgique Saint-Anselme, 6 mai 2011).

Le Concile affirme la légitimité de ce progrès enraciné dans l’authentique Tradition, en distinguant, au sein de la liturgie, « une partie immuable, car d’institution divine », des « parties sujettes au changement qui peuvent varier au cours des âges ou même le doivent, s’il s’y est introduit des éléments qui correspondent mal à la nature intime de la liturgie elle-même, ou si ces parties sont devenues inadaptées » (SC, 21).

Des changements de ce genre se sont produits constamment au fil des siècles afin de permettre aux fidèles une participation fructueuse, par le biais des actions rituelles, au mystère pascal du Christ, fondement de la foi chrétienne. Le culte de l’Église s’est donc “incarné” dans les formes culturelles de chaque époque et a été capable d’influencer celles-ci, voire de les transformer.

La liturgie a ainsi été, pendant des siècles, un moteur d’évangélisation. Aujourd’hui, il faut renouveler cette énergie dans la continuité de la tradition catholique authentique et vivante, c’est-à-dire selon une dynamique visant à introduire les croyants à la plénitude de la vérité.

On comprend alors pourquoi les Pères conciliaires ont recommandé que la révision des rites, lorsqu’elle répond à « une utilité réelle et avérée pour l’Église », soit toujours effectuée « après s’être bien assuré que les formes nouvelles sortent des formes déjà existantes par un développement en quelque sorte organique. » (SC, 23). Pour le bien de toute l’Église, toute réforme doit « toujours commencer par une soigneuse étude théologique, historique et pastorale » (ibid.).

Le Magistère conciliaire invite ainsi à éviter de désorienter les fidèles, en dissuadant quiconque d’ajouter, de retrancher ou de modifier quoi que ce soit, en matière liturgique, de sa propre initiative (cf. SC, 22). Le progrès évoqué par la Constitution conciliaire ne compromet en rien la communion ecclésiale : il vise plutôt à la confirmer et à la favoriser.

J’exhorte donc tous ceux qui sont appelés à préparer la célébration des mystères divins, en particulier les prêtres qui exercent le ministère de la présidence liturgique, à toujours garder ce respect des textes et des dispositions de la liturgie qui naît d’une attitude intérieure de disponibilité et de confiance en Dieu, en manifestant de l’humilité devant sa grandeur et une fidélité sincère à la communion ecclésiale.

* * *

Je salue cordialement les personnes de langue française, en particulier les pèlerins venus du Liban et de France.

Frères et sœurs, invoquons l’Esprit Saint pour qu’un renouveau liturgique, fidèle à la Tradition authentique, consolide la communion ecclésiale et la pleine participation des fidèles.

Que Dieu vous bénisse !

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Résumé de la catéchèse du Saint-Père : 

Frères et sœurs, dans la continuité de Mediator Dei de Pie XII, la Constitution Sacrosanctum Concilium du Concile Vatican II pose les principes fondamentaux pour la réforme et le rayonnement de la liturgie. Afin que les fidèles accèdent plus pleinement aux grâces dispensées par la liturgie, la Constitution Sacrosanctum Concilium invite à conserver une tradition saine et à ouvrir à un progrès légitime.

Le Concile affirme la légitimité d’un tel progrès enraciné dans la Tradition authentique, en distinguant dans la liturgie ce qui relève de l’institution divine – immuable – de ce qui est susceptible d’être modifié. Pour permettre une participation fructueuse des fidèles, le culte de l’Église s’est “incarné” dans les formes culturelles de chaque époque.

La liturgie a ainsi été un moteur d’évangélisation. Le Magistère invite à prévenir toute désorientation des fidèles, en rappelant que le renouveau voulu par la Constitution conciliaire ne compromet en rien la communion ecclésiale. Les prêtres, en particulier, doivent veiller au respect des textes et des réglementations de la liturgie.

Texte proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse

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