Prière à la Sainte Vierge Marie de Saint Louis Marie Grignon de Montfort

28 avril – Mémoire de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, prêtre, qui annonça à travers l’Ouest de la France le mystère de la Sagesse éternelle, fonda l’Institut des Filles de la Sagesse et, pour les prêtres, la Compagnie de Marie, prêcha et écrivit sur la Croix du Christ et la vraie dévotion à la Vierge Marie et conduisit des foules à la pénitence. Il acheva sa pérégrination sur terre à Saint-Laurent-sur-Sèvre, en 1716. (Martyrologe romain)

Version courte de la Prière de Saint Louis Marie Grignion de Montfort (31 janvier 167328 avril 1716) :

« Je vous choisis, aujourd’hui, ô Marie, en présence de toute la Cour Céleste, pour ma Mère et ma Reine. Je vous livre et consacre, en toute soumission et amour, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m’appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande Gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité. Amen. »

Cœur immaculé de Marie
Cœur immaculé de Marie

Version longue de la Prière de Saint Louis Marie Grignion de Montfort :

« Ô Sagesse éternelle et incarnée ! Ô très aimable et adorable Jésus, vrai Dieu et vrai homme, Fils unique du Père Éternel et de Marie, toujours Vierge ! Je vous adore profondément dans le sein et les splendeurs de votre Père, pendant l’éternité, et dans le sein virginal de Marie, votre digne Mère, dans le temps de votre incarnation.

Je vous rends grâce de ce que vous vous êtes anéanti vous-même, en prenant la forme d’un esclave, pour me tirer du cruel esclavage du démon. Je vous loue et glorifie de ce que vous avez bien voulu vous soumettre à Marie votre sainte Mère, en toutes choses, afin de me rendre, par Elle, votre fidèle esclave.

Mais hélas ! Ingrat et infidèle que je suis, je ne vous ai pas gardé les vœux et les promesses que je vous ai solennellement faits dans mon Baptême. Je n’ai point rempli mes obligations. Je ne mérite pas d’être appelé votre enfant ni votre esclave, et comme il n’y a rien en moi qui ne mérite vos rebuts et votre colère, je n’ose plus par moi-même approcher de votre sainte et auguste Majesté.

C’est pourquoi j’ai recours à l’intercession et à la miséricorde de votre sainte Mère, que vous m’avez donnée pour Médiatrice auprès de vous, et c’est par son moyen que j’espère obtenir de vous la contrition et le pardon de mes péchés, l’acquisition et la conservation de la Sagesse.

Je vous salue donc, ô Marie immaculée, tabernacle vivant de la divinité, où la Sagesse éternelle cachée veut être adorée des anges et des hommes ; Je vous salue, ô Reine du ciel et de la terre, à l’empire de qui tout est soumis : tout ce qui est au-dessous de Dieu ; Je vous salue, ô refuge assuré des pécheurs, dont la miséricorde n’a manqué à personne. Exaucez les désirs que j’ai de la divine Sagesse, et recevez pour cela les vœux et les offres que ma bassesse vous présente.

Moi, … pécheur infidèle, je renouvelle et ratifie aujourd’hui, entre vos mains, les vœux de mon Baptême : Je renonce pour jamais à Satan, à ses pompes et à ses œuvres, et je me donne tout entier à Jésus-Christ, la Sagesse incarnée, pour porter ma croix à sa suite tous les jours de ma vie, et afin que je lui sois plus fidèle que je n’ai été jusqu’ici.

Je vous choisis aujourd’hui, en présence de toute la cour céleste, pour ma Mère et Maîtresse. Je vous livre et consacre, en qualité d’esclave, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m’appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité.

Recevez, ô Vierge bénigne, cette petite offrande de mon esclavage, en l’honneur et union de la soumission que la Sagesse éternelle a bien voulu avoir de votre maternité, en hommage de la puissance que vous avez tous deux sur moi, et en action de grâces des privilèges dont la sainte Trinité vous a favorisée. Je proteste que je veux désormais, comme votre véritable esclave, chercher votre honneur et vous obéir en toutes choses.

Ô Mère admirable, présentez-moi à votre cher Fils, en qualité d’esclave éternel, afin que, m’ayant racheté par vous, il me reçoive par vous.

Ô Mère de miséricorde, faites-moi la grâce d’obtenir la vraie Sagesse de Dieu et de me mettre, pour cela, au nombre de ceux que vous aimez, que vous enseignez, que vous nourrissez et protégez comme vos enfants et vos esclaves.

Ô Vierge fidèle ! Rendez-moi en toutes choses un si parfait disciple, imitateur et esclave de la Sagesse incarnée, Jésus-Christ votre Fils, que j’arrive par votre intercession et à votre exemple, à la plénitude de son âge sur la terre et de sa gloire dans les cieux. Ainsi soit-il ! »

Version courte pour les enfants de la Prière de Saint Louis Marie Grignion de Montfort :

« O Vierge Marie, O ma Mère, je consacre à ton Cœur Immaculé mon corps et mon âme, mes pensées et mes actions. Je veux être simplement ce que tu veux que je sois et faire uniquement ce que tu veux que je fasse. Je n’ai pas peur car tu es toujours avec moi. Aide-moi à aimer ton Fils Jésus, de tout mon cœur et par-dessus tout. Prends ma main dans la tienne, afin que je puisse être toujours avec toi. Amen. »

Voir aussi : La Vierge Marie et la Sagesse éternelle

QUATRE-VINGT-TREIZIÈME LECTURE : De l’Extrême-Onction

QUATRE-VINGT-TREIZIÈME LECTURE : De l’Extrême-Onction

Abbe-Charles-Francois-LHOMOND-1727-1794
Abbe-Charles-Francois-LHOMOND-1727-1794

Infirmatur quis in vobis ? inducat presbyteros Eccclesiae, et orent super eum, ungentes eum oleo in nomine Domini ; et oratio fidei salvabit infirmum et alleviabit eum Dominus ; et si in peccatis sit, remittentur ei.

Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur, et la prière de la foi sauvera le malade ; le Seigneur le soulagera ; et s’il a commis des péchés, ils lui seront remis. Jacques 5.

Je vous remercie, ô mon Dieu ! de ce que vous nous avez préparé dans le sacrement de l’Extrême-Onction des remèdes salutaires et des grâces infiniment précieuses pour ces moments critiques, d’où dépend notre bonheur ou notre malheur éternel.

L’ennemi de notre salut redouble alors ses efforts pour nous perdre ; mais vous redoublez vous-même les secours ; à proportion des dangers auxquels nous sommes exposés. Vous nous fortifiez contre les rudes attaques qu’il a coutume de nous livrer aux approches de la mort.

Que vous êtes bon, ô mon Dieu, de prendre ainsi soin de nous, et de nous fournir des armes puissantes dans la circonstance la plus périlleuse de notre vie ! vous faites éclater sur nous votre miséricorde, dans le temps même où nous paraissons être livrés à votre justice.

Ne permettez pas, Seigneur, que je sois privé de ce sacrement à l’heure de la mort : je ne veux négliger aucun des secours que votre bonté paternelle nous a ménagés ; je tâcherai de mériter cette faveur par une vie chrétienne.

Je vous conjure, dès à présent, de m’accorder alors l’esprit de pénitence et de componction, qui doit accompagner la réception de ce sacrement. Faites, ô mon Dieu, que je ne paraisse devant vous qu’après m’y être préparé autant qu’il est possible ; afin que, mourant entre vos bras, je vive éternellement avec vous.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

NB : à ceux qui le demanderont – par contact -, je donnerai gratuitement la version de ces prières, mise en EPUB.
P. J.-Daniel Planchot, cm

QUATRE-VINGT-DOUZIÈME LECTURE : Du sacrifice de la Messe…

QUATRE-VINGT-DOUZIÈME LECTURE : Du sacrifice de la Messe…

Abbe-Charles-Francois-LHOMOND-1727-1794
Abbe-Charles-Francois-LHOMOND-1727-1794

Ab ortu solis usque ad occasum, magnum est nomen meum in gentibus : et in omni loco sacrificatur et offertur nomini meo oblatio munda.

Depuis l’orient jusqu’au couchant, mon nom est grand parmi les nations : l’on me sacrifie en tous lieux, et l’on offre à mon nom une oblation pure. Malachie 1.

Il n’a pas suffi à votre amour pour nous, ô mon Dieu ! d’avoir sacrifié votre vie sur la croix ; vous avez voulu que ce sacrifice fût continué et renouvelé tous les ans sur l’autel, pour nous en appliquer les mérites.

Mon cœur pourra-t-il suffire à tous les sentiments qu’exige de lui un don si ineffable, un sacrifice si saint, si excellent et si efficace ? Je veux, mon Sauveur ! répondre à votre amour, et me mettre en état de participer aux grâces que vous y répandez sur les âmes fidèles.

J’assisterai tous les jours à la messe avec le plus de dévotion qu’il me sera possible ; en entrant dans l’Église, je regarderai l’autel comme un second calvaire ; je m’y tiendrai toujours dans une posture respectueuse, évitant avec soin tout ce qui pourrait me distraire de l’attention que je dois à ces redoutables mystères.

J’unirai mes intentions à celles du prêtre qui offre le sacrifice ; ce sera pour rendre hommage à votre majesté, pour vous remercier des faveurs que vous m’avez déjà accordées, pour satisfaire à votre justice, et pour obtenir les grâces dont j’ai besoin.

À l’élévation je produirai des actes de foi, d’adoration, pendant la communion du prêtre, j’exciterai dans mon coeur un désir ardent de m’unir à vous, et je formerai la résolution de me mettre en état de vous recevoir au plus tôt.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

NB : à ceux qui le demanderont – par contact -, je donnerai gratuitement la version de ces prières, mise en EPUB.
P. J.-Daniel Planchot, cm

site officiel en France