Neuvaine de la Présentation du Seigneur
QUATRIÈME JOUR (28 JANVIER)
La Présentation de Jésus au Temple (Peinture à l’huile sur bois) de Giovanni Francesco da Rimini (Italie – 1420-1469) Louvre
L’approche de la fête de la Présentation de Jésus au Temple (2 février) nous invite à nous en remettre au Père des cieux, à sa volonté, comme a pu le faire Jésus, porté par ses parents Marie et Joseph. Pour préparer cette fête, vivons intensément du 25 janvier au 2 février la neuvaine de prière à l’Enfant-Jésus. Pour nous, associés de la Médaille Miraculeuse, elle sera source de grandes grâces et de croissance dans la vie spirituelle.
Ces deux lois ne regardaient que les femmes et les enfants ordinaires, et non pas le Fils de Dieu ni la Mère de Dieu ; mais Jésus, qui voulait nous donner en sa personne l’exemple de la plus parfait obéissance, a voulu suivre la loi de point en point ; et Marie de son côté, qui était l’imitatrice des vertus de son Fils, tout comme Joseph, n’eut garde de s’en exempter.
***
1. Ô Enfant-Jésus, dont le front est ceint d’une couronne, je Te reconnais pour mon Divin Roi. Je ne veux plus servir le monde démoniaque ni obéir à mes passions et céder au péché. Règne, Ô Jésus, sur mon cœur et rend-le tout à Toi pour toujours.
2. Pater, Ave, Gloria
3. Par Ta Divine Enfance, Ô Jésus, accorde-moi la grâce que je Te demande (la formuler ici) si elle est conforme à Ta Volonté et à mon vrai bien. Ne regarde pas ma faiblesse mais ma foi et Ta Miséricorde infinie.
Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse
Cum vidisset Jesus matrem, et discipulum stantem quem diligebat, dicit matri suae : mulier, ecce filius tuus. Deindè dicit discípulo : ecce mater tua.
Jésus ayant vu sa mère et près d’elle le disciple qu’il aimait, il dit à sa mère : femme, voilà votre fils. Il dit ensuite au disciple : voilà votre mère. Jean. 19.
D’après LE MOIS DE JÉSUS – Malines 1839
I*r Point.
IHS extrait des armes du Pape François
Parmi le grand nombre de personnes qui entouraient la croix, il se trouvait de pieuses femmes qui étaient venues de Galilée avec Jésus, et qui l’avaient assisté de leurs biens. On y voyait aussi quelques-uns de ses disciples cachés qui se tenaient à l’écart, et qui regardaient de loin ce qui se passait.
Pour Marie, sa mère, elle ne quittait point le pied de la croix, ayant auprès d’elle saint Jean, le disciple bien-aimé. Mais qui pourrait raconter toutes les douleurs qui pénétrèrent alors le cœur de cette tendre mère, de cette mère qui aimait son Fils au-delà de tout ce qu’on peut imaginer ?
Sainte Angèle Mérici chapelle des soeurs ursulines Lubiana
« Non plus dans les cloîtres, mais dans le monde : tel est l’axe cartésien de la spiritualité de sainte Angèle Merici qui, avec le témoignage de sa vie, parvient à donner une nouvelle forme à la dignité de la femme.
Née à Desenzano sul Garda, dans la province de Brescia, le 21 mars 1474, Angèle avait dès son plus jeune âge un fort sens religieux : le soir, en effet, la famille se réunissait autour de son père, Giovanni, pour l’écouter lire la vie des saints.
Et c’est précisément grâce à ces lectures que la petite Angèle commence à nourrir une dévotion particulière envers sainte Ursule, la noble jeune femme britannique martyrisée au IVe siècle avec ses compagnes, qui joueront un grand rôle dans la maturation de sa spiritualité.
Tertiaire franciscaine
À 15 ans, Angèle a perdu prématurément sa sœur et ses parents ; elle s’installe ensuite à Salò, accueillie dans la maison par son oncle maternel. Au cours de ces années, le désir de mener une vie plus austère et pénitentielle surgit en elle, à tel point qu’elle choisit de devenir tertiaire franciscaine.
Cinq ans plus tard, à la mort de son oncle, la jeune femme retourne à Desenzano où elle se consacre aux œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles, accompagnant toujours le travail manuel par la prière et la méditation.
La vision de « l’échelle céleste »
Et c’est précisément pendant qu’elle est en prière que la future Sainte a la vision d’un cortège d’anges et de vierges jouant et chantant des chants. Parmi eux, Angèle voit aussi sa sœur décédée qui annonce : « Tu fonderas une compagnie de vierges ». Au cours des siècles suivants, l’iconographie hagiographique représentera cette vision comme une « échelle céleste » qui unit le ciel et la terre.
Cécité soudaine
Entre-temps, en 1516, les supérieurs franciscains envoyèrent Angèle à Brescia pour assister une veuve, Catherine Patendola. A la ville, la jeune femme renforce son idée d’un laïcat de plus en plus impliqué dans le domaine caritatif, mais enrichi par l’apport de la sensibilité féminine.
Après avoir reçu une seconde vision, Angèle décide de partir en pèlerinage vers divers lieux sacrés : Mantoue et le Mont Sacré de Varallo sont parmi les premières destinations, suivis, en 1524, par la Terre Sainte.
Mais c’est justement lors du voyage vers les origines du christianisme qu’un singulier miracle se produit : soudain, Angèle perd la vue ; elle ne la retrouvera qu’à son retour de Terre Sainte, en priant devant le Crucifix. Loin de se décourager, Angèle Merici accueillit la maladie passagère comme un signe de la Providence, afin de pouvoir regarder les Lieux Saints non avec les yeux du corps, mais avec ceux de l’esprit.
« Ne comprends-tu pas – dira-t-elle plus tard – que cet aveuglement m’a été envoyé pour le bien de mon âme ? »
La naissance de la « Compagnie de Sainte Ursule »
De retour en Italie en 1525, à l’occasion du Jubilé, Angèle part en pèlerinage à Rome, où elle consolide son charisme au point que le pape Clément VII lui propose de rester dans la « Ville éternelle ». Mais la jeune femme décide de retourner à Brescia, car elle veut enfin donner vie à la « vision céleste ».
Le 25 novembre 1535, elle fonde donc, avec douze collaboratrices, la « Compagnie des renvoyées de Sainte Ursule », (« renvoyées » parce qu’elles n’ont pas l’habit monastique traditionnel), avec une règle de vie originale : être en dehors du cloître, se consacrer à l’éducation, et à l’éducation des jeunes filles, en obéissance à l’évêque et à l’Église.
Une révolution de grâce
Il s’agit d’une véritable révolution de grâce : dans la « Compagnie », en effet, chaque femme consacrée pourra sanctifier son existence non pas à l’intérieur d’un couvent, mais en travaillant dans le monde, comme dans l’Église originelle.
À une époque où les femmes qui ne peuvent ni être épouses ni religieuses sont vouées à la marginalisation, Angèle leur propose une nouvelle condition sociale, celle de « vierges consacrées dans le monde », capables de se sanctifier pour sanctifier la famille et la société.
Canonisé en 1807
En 1539, l’état de santé d’Angèle s’aggrava et le 27 janvier 1540, elle mourut à l’âge de 66 ans. Ses restes ont été déposés dans l’église de Sant’Afra de Brescia, où ils sont encore vénérés aujourd’hui, dans ce qui a été rebaptisé Sanctuaire de Sainte Angèle.
Entre-temps, sa réputation de sainteté grandit et, en 1544, le pape Paul III éleva la Compagnie au rang d’Institut de droit pontifical, lui permettant ainsi d’opérer même en dehors des frontières diocésaines.
Béatifiée en 1768 par le pape Clément XIII, Angèle Mérici fut canonisée le 24 mai 1807 par le pape Pie VII. Une statue à sa mémoire, sculptée en 1866 par le sculpteur Pietro Galli, est conservée dans la basilique vaticane.
Le testament spirituel
« Je vous prie – lit-on dans son testament spirituel, destiné aux Ursulines – de vous souvenir et de garder gravées dans votre esprit et dans votre cœur toutes vos filles, une à une. Et pas seulement leurs noms, mais aussi leur condition, leur disposition et leur état, et tout ce qui les concerne. Ce qui ne vous sera pas difficile, si vous les acceptez avec une profonde charité. Engagez-vous avec amour et d’une main douce et non impérieusement et avec dureté, mais en tout que vous soyez agréables. »
« Surtout – a-t-elle conclu – méfiez-vous de vouloir obtenir quoi que ce soit par la force, car Dieu a donné à chacun le libre arbitre et il ne veut forcer personne, mais seulement propose et conseille ».