Noël nous invite à nous émerveiller devant Dieu qui vient à nous

Noël nous invite à nous émerveiller devant Dieu qui vient à nous

Méditation de la Présidence de la Conférence des évêques de France pour l’Avent 2022.

venez divin Messie
venez divin Messie

Noël est une fête de la paix et de la joie, notre sensibilité l’entoure de douceur ; le charme de l’hiver, surtout s’il apporte de la neige, l’enveloppe de silence ; les contrastes du froid et de la chaleur des maisons, de la nuit et des lumières des bougies ou des guirlandes, invitent à croire que l’amour peut triompher de ce qui nous angoisse.

Cependant, le mystère de la nativité est avant tout un mystère d’abaissement de Dieu qui vient rejoindre les humains dans leur condition marquée par le péché ; il vient éprouver la pauvreté et les situations compliquées et douloureuses qu’elle engendre, lorsqu’il « n’y a plus de place dans la salle commune » ; il vient partager la solitude et l’arrachement de ceux et celles qui doivent fuir leur foyer.

La mangeoire où Il est couché annonce déjà l’autel où Il sera mangé et par conséquent la croix où Il lui faudra mourir en raison des péchés des humains, de nos péchés à tous. Ce n’est pas sans raison qu’« il fallait que le Messie souffrît pour entrer dans sa gloire ».

Mais lui veut que nous bénéficiions de ce qu’il apporte, il voudrait nous épargner les souffrances qu’il supporte, celle surtout de ne pas être aimé comme il aime, celle encore que son amour puisse être dévoyé par ceux à qui Il le confie.

Noël nous invite à nous émerveiller devant Dieu qui vient à nous. Nous n’en sommes pas dignes, nous les humains, et pourtant il vient sans hésiter ; nous sommes grands, nous les humains, et cependant nous sommes appelés à être plus grands encore, plus grands dans l’amour mutuel, par le respect, la délicatesse de cœur, l’oreille attentive.

Puisse chacune et chacun de vous connaître un moment d’émerveillement en ces jours qui approchent et y trouver lumière et joie pour l’année qui va s’ouvrir.

Audience générale: la vigilance, signe de sagesse et d’humilité

Audience générale: la vigilance, signe de sagesse et d’humilité

«Il ne suffit pas d’opérer un bon discernement et un bon choix. Il faut rester vigilant». C’est l’exhortation du Pape François lors de sa catéchèse du mercredi 14 décembre. Pour cette «phase finale» de sa catéchèse sur le thème du discernement, il propose la vigilance comme «signe de sagesse et d’humilité».

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 14 décembre 2022

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Catéchèse sur le discernement – 12. La vigilance

Chers frères et sœurs, bonjour !

Nous entrons à présent dans la phase finale de ce parcours catéchétique sur le discernement.

Nous nous sommes d’abord appuyés sur l’exemple de saint Ignace de Loyola ; nous avons ensuite considéré les éléments du discernement – à savoir la prière, la connaissance de soi, le désir et le « livre de la vie » – ; nous nous sommes penchés ensuite sur la désolation et la consolation, qui en constituent la « matière » ; puis nous en sommes parvenus à la confirmation du choix effectué.

Je considère qu’il est nécessaire à ce point de rappeler une attitude essentielle afin de ne pas perdre tout le travail effectué pour discerner le meilleur et prendre la bonne décision, et cette attitude serait celle de la vigilance. Nous avons fait le discernement, consolation et désolation ; nous avons fait un choix… Tout va bien, mais à présent il faut être vigilant : l’attitude de la vigilance.

Car le risque est bien là, comme nous l’avons entendu dans le passage de l’Évangile qui a été lu. Le risque est là, et c’est que le  » trouble-fête « , c’est-à-dire le Malin, peut tout gâcher, nous faisant retourner au point de départ, voire dans un état encore pire. Et cela arrive, il faut donc être prudent et vigilant.

C’est pourquoi il est indispensable d’être vigilant. C’est pourquoi aujourd’hui il me semble opportun de souligner cette attitude, dont nous avons tous besoin pour que le processus de discernement se termine bien et demeure.

En effet, dans sa prédication, Jésus insiste beaucoup sur le fait que le bon disciple est vigilant, qu’il ne s’endort pas, qu’il ne se laisse pas gagner par la présomption quand tout va bien, mais demeure alerte et prêt à accomplir son devoir.

*

Par exemple, dans l’Évangile de Luc, Jésus dit : « Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller » (12,35-37).

Être vigilant pour surveiller notre cœur et comprendre ce qui se passe à l’intérieur. Il s’agit de l’état d’âme des chrétiens qui attendent la venue finale du Seigneur ; mais on peut aussi le comprendre comme l’attitude ordinaire à adopter dans la conduite de la vie, afin que nos bons choix, effectués parfois après un discernement exigeant, se réalisent avec persévérance et cohérence et portent du fruit.

Si la vigilance fait défaut, il y a un très fort risque, comme nous l’avons dit, que tout soit perdu. Ce n’est pas un danger d’ordre psychologique, mais d’ordre spirituel, un véritable piège de l’esprit mauvais.

Celui-ci, en effet, attend le moment même où nous sommes trop sûrs de nous, c’est le danger : « Je suis sûr de moi, j’ai gagné, maintenant je suis bien… », c’est le moment que le mauvais esprit attend, quand tout va bien, quand tout va « à merveille » et quand nous avons, comme on dit, « le vent en poupe ».

En effet, dans la petite parabole évangélique que nous avons entendue, il est dit que l’esprit impur, lorsqu’il revient dans la maison d’où il était sorti,  » il la trouve inoccupée, balayée et bien rangée » (Mt 12,44). Tout est en place, tout est en ordre, mais où est le maître de maison ? Il n’est pas là. Il n’y a personne pour la surveiller et la garder. C’est là le problème.

Le maître de maison n’est pas là, il est sorti, il est distrait ; ou bien il est dans la maison, mais il dort, et donc c’est comme s’il n’était pas là. Il n’est pas vigilant, il n’est pas prudent, car il est trop sûr de lui et a perdu l’humilité de veiller sur son propre cœur. Nous devons toujours veiller sur notre maison, notre cœur et ne pas nous laisser distraire et aller… car là se trouve le problème, comme le disait la parabole.

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Donc, l’esprit mauvais peut en profiter et retourner dans cette maison. L’Évangile dit cependant qu’il n’y retourne pas seul, mais en compagnie de  » sept autres esprits pires que lui  » (v. 45). Une compagnie de malfaiteurs, une bande de délinquants.

Mais – demandons-nous – comment est-ce possible qu’ils puissent entrer sans être inquiétés ? Comment se fait-il que le maître ne s’en aperçoive pas ?  N’avait-il pas été si doué à faire le discernement et à les chasser ? N’avait-il pas aussi reçu les compliments de ses amis et voisins sur cette maison si belle et élégante, si bien rangée et propre ?

Oui, mais peut-être que, précisément à cause de cela, il était trop entiché de la maison, c’est-à-dire de soi-même, et qu’il avait cessé d’attendre le Seigneur, d’attendre la venue de l’Époux ; peut-être que, par peur de détruire cet ordre, il n’accueillait plus personne, il n’invitait plus les pauvres, les sans-abris, ceux qui dérangeaient…

Une chose est sûre : il s’agit ici de mauvais orgueil, de la présomption d’avoir raison, de bien faire, d’être en règle. Tant de fois nous entendons : « Oui, j’étais mauvais avant, je me suis converti, et maintenant, la maison est en ordre grâce à Dieu, et tu es tranquille pour cela…

« Quand nous avons trop confiance en nous-mêmes et non dans la grâce de Dieu, alors le Malin trouve la porte ouverte. Puis il organise l’expédition et prend possession de cette maison. Et Jésus conclut :  » L’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début  » (v. 45).

*

Mais le maître ne s’en aperçoit-il pas ? Non, parce que ce sont les démons polis : ils entrent sans que tu ne t’en rendes compte, ils frappent à la porte, ils sont polis. « Non ça va bien, ok, allez, entrez… » et puis ils finissent par commander dans ton âme.

Méfiez-vous de ces diablotins, de ces démons : le diable est poli quand il se fait passer pour un grand seigneur. Car il entre chez nous comme l’un des nôtres pour ensuite se révéler comme il est chez lui. Il faut protéger la maison de cette supercherie des démons bien éduqués. Et la mondanité spirituelle va dans ce sens, toujours.

Chers frères et sœurs, cela semble impossible mais c’est ainsi. Tant de fois nous perdons, nous sommes vaincus dans les batailles, à cause de ce manque de vigilance. Tant de fois, peut-être, le Seigneur a donné tant de grâces et à la fin nous ne sommes pas capables de persévérer dans cette grâce et nous perdons tout, parce que nous manquons de vigilance : nous n’avons pas protégé les portes.

Et puis nous avons été trompés par quelqu’un qui vient, éduqué, et entre et bonjour… le diable a ces trucs. Chacun peut également le vérifier en repensant à son histoire personnelle. Il ne suffit pas d’opérer un bon discernement et un bon choix.

Non, ce n’est pas suffisant : il faut rester vigilant, conserver cette grâce que Dieu nous a donnée, mais être vigilant, parce que tu peux me dire :  » Mais quand je vois un certain désordre, je comprends tout de suite que c’est le diable, que c’est une tentation…  » oui, mais cette fois-ci il est déguisé en ange : le diable sait se déguiser en ange, il entre avec des mots courtois, et il te convainc et à la fin la situation est pire qu’au départ…

Il faut rester vigilant, veiller sur son cœur. Si aujourd’hui je demandais à chacun d’entre nous et aussi à moi-même :  » qu’est-ce qui se passe dans ton cœur ? « . Nous ne pourrions peut-être pas tout dire : nous dirions une ou deux choses, mais pas tout. Veiller sur son cœur, car la vigilance est signe de sagesse, elle est surtout un signe d’humilité, parce que nous avons peur de tomber, et l’humilité est la voie royale de la vie chrétienne.


Je salue cordialement les personnes de langue française. Le temps de l’Avent nous rappelle cette attitude fondamentale du chrétien : la vigilance. Nous attendons la venue du Seigneur, et nous le faisons en demeurant attentifs à nos frères les plus fragiles et qui frappent à la porte de nos cœurs.

Nous bâtissons de cette manière avec discernement nos vies, en cohérence avec l’Évangile. Demandons au Seigneur de nous garder éveillés dans l’humilité et la disponibilité. Que Dieu vous bénisse.

Comme d’habitude, mes pensées vont aux jeunes, aux malades, aux personnes âgées et aux jeunes mariés – ils sont si nombreux ! A vous tous, je signale la figure de saint Jean de la Croix, prêtre et docteur de l’Église, dont nous célébrons aujourd’hui la mémoire liturgique.

A l’exemple de ce grand maître spirituel, témoignez dans votre existence quotidienne de votre adhésion à la volonté de Dieu et renouvelons notre proximité avec le peuple ukrainien martyr, persévérant dans la prière fervente pour nos frères et sœurs qui souffrent tant .

*

Frères et sœurs, je vous le dis : il y a tant de souffrance en Ukraine, tant ! Et je voudrais attirer un peu l’attention sur Noël prochain, y compris les vacances. C’est bien de fêter Noël, de faire la fête… mais baissons un peu le niveau des dépenses de Noël – c’est comme ça qu’on les appelle.

Passons un Noël plus humble, avec des cadeaux plus humbles. Nous envoyons ce que nous économisons au peuple ukrainien, qui est dans le besoin, qui souffre tant ; ils ont faim, ont froid et beaucoup meurent parce qu’il n’y a pas de médecins ou d’infirmières à proximité. N’oublions pas : un Noël, oui ; en paix avec le Seigneur, oui, mais avec les Ukrainiens dans le cœur. Et nous faisons ce geste concret pour eux.

En vous invitant tous à intensifier votre préparation spirituelle pour Noël désormais imminente, je vous bénis de tout cœur et prions maintenant tous ensemble le Notre Père. »


Résumé de la catéchèse du Saint-Père :

Chers frères et sœurs,

nous approchons du terme de notre parcours, à la suite de saint Ignace de Loyola, sur le discernement. Après avoir considéré les éléments essentiels du discernement que sont la prière et la connaissance de soi, le « livre de la vie», les consolations et désolations qui nous conduisent à poser un choix, nous devons désormais vivre dans une attitude de veille, pour assurer la  poursuite fidèle de nos choix discernés.

Jésus insiste souvent dans sa prédication sur le fait que nous devons rester vigilants, des serviteurs qui attendent le retour de leur Maitre.

Nous, chrétiens, nous attendons la venue finale du Seigneur. Mais plus encore nous veillons dans les choix de nos vies ordinaires, pour persévérer avec cohérence. Ne nous fions pas aux réussites apparentes qui nous poussent  souvent à ne plus garder nos cœurs et qui peuvent nous endormir dans une torpeur trompeuse et l’illusion d’un ordre parfait qui ne supporterait plus l’imprévu, le pauvre, l’étranger.

Mais restons attentifs à la venue de l’Époux. Lorsque nous sommes trop confiant en nous-même et ne nous confions plus à la grâce de Dieu c’est là que le Malin trouve la porte de notre maison ouverte. La vigilance est un signe de sagesse et d’humilité qui est la voie royale des chrétiens.


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Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Notre-Dame de Guadalupe : aujourd’hui encore Dieu envoie sa Mère consolatrice

Notre-Dame de Guadalupe :
aujourd’hui encore Dieu envoie sa Mère consolatrice

Le Pape a présidé lundi 12 décembre en la basilique Saint-Pierre la messe en mémoire de Notre-Dame de Guadalupe, patronne de l’Amérique latine, apparue à un jeune Indien en 1531. Comme il y a près de cinq siècles, l’époque actuelle est difficile,  «mais la condescendance et l’amour divins nous disent que même ce temps est un temps propice de salut dans lequel le Seigneur, par la Vierge Marie, continue à nous donner son Fils qui nous invite à la fraternité».

NOTRE DAME DE GUADALUPE

HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE FRANÇOIS

Basilique Saint Pierre
lundi 12 décembre 2022
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Notre Dame de Guadalupe Basilique Saint Pierre
Notre Dame de Guadalupe Basilique Saint Pierre

Notre Dieu conduit à tout moment l’histoire de l’humanité, rien n’échappe à sa puissance qui est tendresse et amour prévoyant. Il devient présent à travers un geste, un événement, une personne.

Il ne cesse de regarder dans notre monde, nécessiteux, blessé, anxieux, pour l’assister de sa compassion et de sa miséricorde. Sa façon d’intervenir, de se manifester, nous surprend toujours et nous comble de joie. Il nous étourdit, et il le fait avec son propre style.

La lecture de la lettre aux Galates nous offre une indication précise qui nous aide à contempler, avec gratitude, son dessein pour nous racheter et faire de nous ses enfants adoptifs : « Lorsque le temps établi fut accompli, Dieu envoya son Fils, né d’une femme ». (Ga 4,4).

Ainsi, la venue du Fils dans la chair humaine est l’expression suprême de sa méthode divine en faveur du salut. Dieu, qui a tant aimé le monde, nous a envoyé son Fils, « né d’une femme », afin que « quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle » (Jn 3, 16).

Ainsi, en Jésus, né de Marie, l’Éternel entre dans la précarité de notre temps, devient pour toujours, irréversiblement « Dieu-avec-nous » et marche à nos côtés comme frère et compagnon. Il est venu pour rester. Rien de ce qui nous appartient ne lui est étranger car il est comme « l’un de nous », proche, ami, égal à nous en tout sauf le péché.

Et quelque chose comme ça, dans ce style, s’est passé il y a près de cinq siècles, à ce moment compliqué et difficile pour les habitants du nouveau monde, le Seigneur a voulu transformer le tumulte causé par la rencontre entre deux mondes différents en une reprise de sens, une récupération de dignité., dans l’ouverture à l’Évangile, transformez-le en rencontre.

Et il l’a fait en envoyant Marie, sa Mère, dans la logique que nous rappelle l’Évangile d’aujourd’hui : après l’annonce de l’ange, « Marie partit et alla sans tarder dans une ville de montagne » (Lc 1,39). La Vierge hâtive.

C’est ainsi que Notre-Dame de Guadalupe est arrivée dans les terres bénies de l’Amérique, se présentant comme la « Mère du Dieu très vrai pour qui l’on vit » (cf. Nican Mopohua) ; et elle est venue réconforter, répondre aux besoins des petits, sans exclure personne, les envelopper comme une mère attentionnée de sa présence, de son amour et de son réconfort. C’est notre Mère métisse.

Et cette année, nous célébrons Guadalupe à un moment difficile pour l’humanité. C’est une période amère, pleine du bruit de la guerre, des injustices croissantes, des pénuries, de la pauvreté, de la souffrance. Il y a la faim.

Et bien que cet horizon paraisse sombre et déconcertant, avec des présages de destruction et de désolation plus grandes, la foi, l’amour et la condescendance divine nous enseignent encore et nous disent que c’est aussi un temps propice au salut, dans lequel le Seigneur, à travers la Vierge Mère de métis, continue de nous donner son Fils, qui nous appelle à être frères, à mettre de côté l’égoïsme, l’indifférence et l’antagonisme, nous invitant à prendre soin les uns des autres « sans tarder », à aller à la rencontre des frères et sœurs oubliés et abandonnés par nos sociétés consuméristes et apathiques, nos frères et sœurs laissés pour compte. Et elle le fait sans tarder : elle est la Mère pressée, pressée, la Mère soucieuse.

Aujourd’hui comme hier, Sainte Maríe de Guadalupe veut nous rencontrer, comme un jour avec Juan Diego sur la colline de Tepeyac. Il veut rester avec nous. Elle nous supplie de lui permettre d’être notre mère, d’ouvrir nos vies à son Fils Jésus et d’accueillir son message pour apprendre à aimer comme Lui.

Elle est venue accompagner le peuple américain sur ce dur chemin de pauvreté, d’exploitation, de colonialisme et culturel. Elle est au milieu des caravanes qui, en quête de liberté, marchent vers le nord.

Elle est au milieu de ce peuple américain dont l’identité est menacée par un paganisme sauvage et exploiteur, blessée par la prédication active d’un athéisme pratique et pragmatique. Et elle est là. « Je suis ta Mère », nous dit-elle. La Mère d’amour pour qui on vit.

Aujourd’hui, 12 décembre, commence sur le continent américain la neuvaine intercontinentale de Guadalupana, un chemin qui prépare la célébration du Ve centenaire de l’événement de Guadalupano en 2031. J’exhorte tous les membres de l’Église que les pèlerins en Amérique, pasteurs et fidèles, participer à ce parcours festif.

Mais, s’il vous plaît, qu’ils le fassent avec le véritable esprit Guadalupéen. Je suis préoccupé par les propositions idéologico-culturelles de toutes sortes, qui veulent s’approprier la rencontre d’un peuple avec sa Mère, qui veulent démétisser, faire la Mère.

S’il vous plaît, ne permettons pas que le message soit distillé dans des schémas banals et idéologiques. Le message est simple, il est tendre : « Ne suis-je pas là, parce que je suis ta Mère ? » Et la Mère n’est pas idéologisée.

Que Jésus-Christ, celui que toutes les nations désirent, par l’intercession de Notre Mère de Guadalupe, nous accorde des jours de joie et de sérénité, afin que la paix du Seigneur habite dans nos cœurs et dans le cœur de tous les hommes et femmes de bien sera.


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Texte traduit et présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

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