Neuvaine à Saint Vincent de Paul deuxième jour

DEUXIÈME JOUR – les vertus

Saint Vincent de Paul vitrail Vichy
Saint Vincent de Paul vitrail Vichy

Méditation sur la vie de St Vincent de Paul en cette année jubilaire

Saint Vincent a encouragé les personnes à cultiver les vertus et plus spécialement celle de simplicité, d’humilité, de douceur de mortification (abnégation) et zèle pour les âmes (amour des autres).

Questions pour ma vie

Ai-je pris du temps pour savoir ce que sont les vertus et pour les cultiver en moi ? Suis-je capable de prendre du temps pour chercher à comprendre ces cinq vertus et pourquoi elles sont si importantes pour ce grand saint ?

 

Litanie de saint Vincent de Paul

Seigneur, prends pitié de nous,
ô Christ, prends pitié de nous,
Seigneur, prends pitié de nous.

Vincent de Paul, homme à la foi inébranlable,
Exemple d’espérance dans les combats de la vie,
Témoin insigne de la Charité du Christ,
Prie pour nous.

Vincent de Paul, contemplatif dans l’action,
Audacieux et prudent, compatissant et miséricordieux,
Prie pour nous.

Vincent de Paul, consolateur des malades,
Père des orphelins et des enfants maltraités,
Secours des prisonniers et des victimes de la guerre,
Prie pour nous.

Vincent de Paul, promoteur du laïcat au service des pauvres,
Formateur et modèle des prêtres,
Fondateur de la Congrégation de la Mission,
des Dames de la Charité et de la Compagnie des Filles de la Charité,
Prie pour nous.

PRIÈRE DE LA NEUVAINE

Seigneur, tu as fait preuve de patience envers Saint Vincent de Paul en le faisant passer d’une vie centrée sur lui-même à une vie centrée sur toi. Obtiens-moi cette grâce et fais aussi que mon intention soit prise favorablement. Je te remercie, Seigneur, pour tout et imiterai Saint Vincent de Paul en passant davantage de temps en ta présence, en vivant les sacrements et en servant ceux qui sont autour de moi, spécialement les pauvres. Amen.

Un Notre Père, un Je vous salue Marie en honneur de l’Incarnation, le Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit en l’honneur de la Sainte-Trinité et la prière de notre Médaille : Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

la Vierge del Cobre

la Vierge del Cobre

Vierge de la charité del Cobre
Vierge de la charité del Cobre

Il avait dix ans, Juan Moreno, esclave à la peau noire, quand avec les frères De Hoyos, deux indiens nés dans la perle des Caraïbes, il trouva la petite statue flottant dans la mer parmi l’écume blanche. Elle était fixée à une planche de bois et le sel n’avait pas effacé l’inscription: «Yo soy la Virgen de la Caridad».

Peut-être la Vierge avait-elle été jetée à l’eau par l’équipage d’un galion espagnol attaqué par des pirates. Le fait est que la découverte de la Vierge de la Charité a été de suite ressentie par les pauvres gens de l’endroit comme un signe du ciel.

C’était en 1612. Depuis lors, de façon incroyable, chaque étape importante de l’histoire cubaine a été accompagnée par sa présence. De la lutte contre l’esclavage à celle contre la domination espagnole.

De la visite du pape Jean Paul II en 1988, début du dégel entre l’Église et le régime Castro, la visite du Pape Benoît XVI (2012) qui signa la prudente «transition démocratique» de l’après-Fidel et qui tomba, comme par hasard, au milieu des célébrations pour les 400 ans de l’«apparition» de la Vierge, à la visite prochaine du Pape François.

El Cobre, le village près de Santiago de Cuba où la statue a été déposée, a été le premier pays cubain libéré de l’esclavage . Aux pieds de la Madone, toujours à El Cobre (le Cuivre), en 1858, vint déposer les armes le leader révolutionnaire Carlos Manuel de Céspedes, le père de l’indépendance cubaine. Même les légendaires « Mambises», les combattants à cheval armés de machettes, confiaient a sa protection tous leurs combats contre les colonialistes espagnols.

Et puis, en 1915, quand Cuba Libre cessa d’être un rêve, les anciens combattants Mambises écrivirent à Benoît XV pour demander la proclamation de la Virgen de la Caridad del Cobre comme «Sainte patronne de Cuba». Jamais, même pendant le pire hiver communiste, la lumière de cette dévotion ne s’éteignit.

Le nouveau printemps cubain, qui a commencé précisément avec la visite de Jean Paul II, a été scellé par le couronnement solennel de la statue, par le mystique pape polonais, lors de la messe sur la place de la Révolution à Santiago de Cuba. Avec Raul Castro, l’étau du régime sur l’Église et sur la société civile continue tout doucement à se desserrer.

Naguère s’est terminé à La Havane le long pèlerinage de la statue (28000 km) dans tous les coins de l’île. Partout, elle a été honorée par une foule immense. Impensable quelques années auparavant.

En 2015, ce fut au Pape François de se rendre à El Cobre, comme l’a fait Benoît XVI. Nous le verrons en prière dans le sanctuaire qui depuis quatre siècles abrite la Vierge des pauvres, apparue sur la mer.

D’après Lucio Brunelli, Raffaella pour la traduction

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Sainte Sophie

Sainte Sophie

Sainte Sophie icone XVIe siècle
Sainte Sophie icone XVIe siècle

Sophie veut dire en grec sagesse. Et pourtant, on sait peu de chose sur la vie de la sainte qui porte ce nom et que l’Église commémore le 18 septembre. Le Ménologe de la liturgie grecque, c’est-à-dire le volume qui renferme les hymnes et les prières dédiés à chaque Saint du jour au cours de l’année, commémore sainte Sophie ensemble avec sainte Irène, comme martyres à Chypre, et fait allusion à leur décapitation.

A quelle période a-t-elle vécu?

Diverses traditions s’entrecroisent sur l’époque où Sophie vécut: pour certains la Sainte ferait partie des premiers chrétiens, alors que pour d’autres sa vie se déroula à l’époque byzantine. Ce qui, au contraire est certain, est que c’est le cardinal Baronio qui, au XVI siècle, inséra Sophie et Irène dans son œuvre Martyrologium romanum, en en établissant la mémoire liturgique au 18 septembre.

Une autre Sophie

Souvent, l’histoire de Sophie martyre à Chypre s’entrecroise avec celle , bien plus légendaire, de Sophie martyre à Rome durant le règne de l’empereur Trajan(I-II sec.d.C ), et commémorée le 30 septembre. D’origine grecque, et donc vénérée aussi en Orient, Sophie, épouse de Filandre, aurait donné naissance à trois filles: Vera, Nadezda et Liubov.

Curieusement, au cours des siècles, les trois jeunes ont été associées aux trois vertus théologales de foi, espérance et charité, peut-être aussi en référence sapientielle au nom maternel.

Le supplice

Restée veuve, Sophie aurait consacré sa vie à l’aide et à l’assistance des prisonniers chrétiens. Mais justement ç’aurait été son activité caritative à susciter la colère de l’empereur. Trajan la convoque, racontent les légendes, et lui demande de renoncer à sa foi chrétienne. Mais Sophie refuse et, pour la punir, elle est soumise aux tortures auxquelles sont également soumises ses trois filles, qui subissent le fouet, l’épée, le feu.

Malgré les souffrances, les jeunes n’abjurent pas, et il ne reste aux bourreaux que le moyen de les décapiter. Sophie en recueille les corps martyrisés et leur donne une sépulture digne sur une colline, en dehors de la ville. Trois jours plus tard, épuisée de douleur, la mère s’effondre sur la tombe de ses filles et meurt.

La transfert de ses dépouilles

La vénération des quatre femmes croît d’année en année jusqu’au moment où, au VIII siècle, le pape Paul 1er aurait ordonné la translation des dépouilles de ces martyres de la Via Aurélia à l’église de saint Sylvestre au champ Marzio.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

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